vendredi, 05 décembre 2008

Lugubre et raté

La photo est affreuse, la fête aussi :-(

lumiere.png

Premier aperçu au jour J. de la fête des Lumières à Lyon, en passant par le point stratégique: la place des Terreaux. Photo ratée. Bien désolée, j'ai fait ce que j'ai pu, pour vous donner de l'espoir, (j'espérais moi aussi), mais happée par un flux de gens venus nombreux dans ces lueurs aux dominantes de vert (oui, la photo est bleue-rouge (thank you Gimp!) mais sur place ça fait vert ;-). Nos visages tout aussi verts, comme sous la croix métronomique d'une géante pharmacie même pas extraordinaire, je n'ai pas eu dans l'atmosphère, l'enthousiasme assez acharné pour réussir une seule photo. J'aurais aimé pourtant vous offrir de l'étonnant, de la magie, et peut être même du beau; mais aux premières notes musicales, au premier regard sur la façade, j'ai senti m'envahir la même chose que l'année dernière, un sentiment pas loin de la colère précédant le dégoût. Ce n'est pas pire que l'année dernière, c'est quasiment pareil ! (en moins "pétard mouillé" quand même! mais aussi désolant). Lors de précédents billets je vous avais communiqué la quasi-certitude que la "fête des lumières de Lyon, ne pourrait pas être pire que l'année dernière"(sic), (malgré "les boucles d'oreilles de ma copine" au titre mensonger de "Lumignons mignons" pendus sur les branches d'arbres en quinconce rue de la République dont déjà la vulgarité n'augurait rien de très bon), mais c'était vendre la peau de l'ours. J'avais espéré qu'en cette période déjà austère, on ne forcerait pas sur la gamme : du surgelé "tarte à la crème" écoeurant de technicité et qu'on nous offrirait avec les illuminations toute la chaleur qui va avec puisque celle-ci manque parfois cruellement à nos villes. Quitte à faire plus simple. Comme ce fût le cas une année, dans les rues du quartier Terreaux, éclairées aux flambeaux (oui, avec du vrai feu qui rendait de vraies flammes, c'était chaud, simple et beau). Que nenni mes amis! ces lumières sentent la crise à plein nez, et on nous ressert le coup du trompe-l'oeil. D'une seule parcelle de rive vue (car je traverserai les ponts promis, je ne lâcherai pas le morceau si vite) c'est pire que l'absence de chaleur qui nous est proposée, c'est le deni du chaud, nous sommes dans les couleurs glacées, ça sent le gouffre à plein nez, même le rouge et le jaune glissent dans la couleur froide, comme décembre l'an dernier. En marchant au hasard, place des Terreaux, j'ai entendu un groupe de gens, dire sans conviction: "C'est pas mal" suivi d'un "ouais! c'est pas mal, on dirait une veillée funèbre!". Et ils n'avaient pas tort, les gens. D'autres avaient l'air contents. Ma foi, si ça leur plaît! Malgré les textes, lus par une voix d'enfant (qui fait pouêtic) parfaitement traitée, calibrée, dans une jolie mise en espace certes, et la musique "évènementielle" mixée parfaitement (nappes de synthés un peu démo d'acousmatique dont on devine presque le nom de la machine comme au bon vieux temps du DX7, façon musique contemporaine un chouia ambient-electro, sans doute pour satisfaire l'impression de magie urbaine dont soit-disant, rêvent les masses), malgré le paquet technique exhibé pour la vitrine ("Merci, Marie", elle a bon dos !) malgré les gros moyens et l'énorme publicité, j'ai quand même l'impression d'une belle supercherie, disons que le fond est "insondable" (nous y reviendrons! ) ou bien je suis complètement à côté de la plaque, ni gaie, ni dupe, et quelque part, je préfère. Bien sûr, le spectacle donne au public (qui en veut pour son argent, surtout le contribuable;-) sa poudre habituelle, pâture techniquement admirable bénie par la fée électricité, des moyens très au point pour un propos d'une pauvreté insupportable, on appelera ça :"poésie". "Poésie à trois balles". Remarquez, "poésie à trois balles", je n'ai jamais été contre, (j'en fais ;-) mais  si elle ne s'énonce pas ainsi, y'a une sorte de malhonnêteté quand même, non ? Le problème, ce soir, (problème de façade, c'est celui de la maculée présomption, poésie grand public comme au temps de Jean-michel Jarre ? réminiscences d'un "oxygène" irrespirable ?). Volontairement, je n'ai pas pris le programme, pour me laisser surprendre, éviter le parcours obligé, "déambuler" comme c'est écrit (s'il y a un plan ce n'est plus de la déambulation c'est du programme!) et puis quand c'est superbe, le programme on le lit après... Et le programme, Ce n'est vraiment pas à "certains jours", (un blog d'errance), de vous le présenter, le "Petit bulletin" journal sympa, fait très bien ça. J'ai donc lu à chaque coin de rue les grands panneaux couleur néon de lavabo d'hotel bas de gamme, le thème des lumières cette année "DEAMBULATIONS ABYSSALES" nous y sommes.abyssal d.jpg

Qu'est ce qu'abyssal ? =  "Quelquechose dont la profondeur paraît insondable". D'accord, insondable, si on veut... "Déambulations Abyssales", qu'est ce  qu'une "déambulation" ? = " l'action de se déplacer, de se promener sans but précis." vite fait bien fait, emballé c'est pesé ! "DEAMBULATIONS ABYSSALES", et partout dans les rues, des types sur des vélos (repérable à de laids ballons blancs, à la manière d'Eurodisney version "quenelle") qui offrent le parcours programmé aux passants, et vlà ti pas que nos passants, on les croise le nez plongé dans le programme ! y'a comme un vice de forme au niveau de l'harmonie fond-forme; comme un hiatus phénoménal. Un abus de confiance sur l'idée du "sans but". Comment concevoir clairement les lumières si déjà elles s'énoncent si mal ? (Merci Boileau!)

Le titre parait un peu se moucher du coude mais bon, au point où nous en sommes, ça aurait pu aussi s'appeler "Fractales fatales", "Lumières 2007: le retour II", "Fabulations utopiques", "foutaise monumentale" ou "variations autour d'un vert pharmaceutique"...  Bon. Je sens que je vais me faire des tas d'ennemis là, mais tant pis, à "Certains jours" on est  "spécial", on s'émerveille de peu, on aime le presque rien, les graffs mal éclairés, et les reflets de l'Hotel-Dieu sur le Rhône, par une nuit ordinaire, tout ça subjectivement plus admirable que les déambuleuses choses abyssantes entrevues en cette première soirée. (Sorry pour la redite ! ça doit être la colère, il y en a de saines comme dirait l'autre). A ma décharge, je vous rapporte à chaud un parcours limité à "Terreaux-Opéra, fontaine de la place Lyautey", n'allez pas croire qu'en bloc je veuille tout critiquer; bien au contraire, je suis tellement déçue.

Vers l'Opéra et Lyautey, on a du son... Je devrais me taire, mais je vais dire un peu et quand même saluer les techniciens, parce que toujours en extérieur un beau rendu sonore n'est jamais facile à élaborer et qu'il faut des heures pour bien tout mettre au point, surtout en ville, pour que les hauts-parleurs diffusent bien, beaucoup d'essais, de réajustements, prévoir les caprices du temps, pour que l'environnement sonore urbain ne bouffe pas les compositions, il faut travailler du chapeau et de l'oreille. Et là, c'est bien, le son est réglé à point. (ce soir, techniquement, on peut rendre hommage à ces techniciens qui ont dû travailler dur dans le froid, bravo les gars!). Ce qui rend "chagrin" c'est les musiques, elles m'ont désappointée, affreusement désolée, et presque donné définitivement envie de ne plus aimer la musique, (environnementale, bien sûr!). Remarquez, là encore, c'est très subjectif, mais en matière d'acousmatique (expérimentation) je ne demande pas, j'exige. Et ce soir, tout ce que j'ai entendu (y compris la bande-son accompagnant les lumières de façade du Palais St Pierre) est à peu près tout ce que nos maîtres et professeurs (qui sont aussi des compositeurs illustres et exigeants), nous déconseillaient dans nos classes de composition, de réaliser, et de diffuser ne serait-ce que par respect pour le public. Parce que voilà chers amis, en matière de psychoacoustique, ce qui va droit au cerveau collectif et plaît immédiatement, c'est beaucoup les bruits de flotte et les voix d'enfants. Il faut donc être surdoué pour parvenir à créer quelquechose qui sublime cette facilité. La flotte, les voix d'enfants, c'est la séduction idéale, un peu le prototype du (s)hit parade acousmatique pour faire gober aux gens que c'est de l'avant garde, et les rouler dans la farine en les engouffrant dans le pseudo-élitisme des nappes de synthés "grand bazar", c'est les caresser dans le sens du poil en leur faisant croire que ce qu'on leur offre est intelligent alors qu'en douce on les méprise et qu'on les prend tous pour des bleus. Je ne dirais pas tout, car si je parle de l'habillage sonore de la fontaine de la place Lyautey, je finirai peut être par en pleurer tellement l'idée de l'endroit comme un petit salon sphérique sonore, est astucieuse. Entourée de rideaux tendrement lumineux, la fontaine devient un endroit qui aurait pu rendre toute sa magie. Là, on visite comme une idée qui semble ne pas être allée au bout de ce qu'elle aurait pu donner, le concept visuel aurait pu être beau, il se présente comme reposant. Pourtant on en ressort frustré. On entre dans le cercle d'eau vive près des bassins, des magnifiques statues et pan ! musique d'ascenseur, de soap acousmatique, nappe technologique et samples creux qui sonnent bien destinée à nos "bleus", du coup, on quitte le cercle comme on sort d'une cabine de piscine, et au fond les rideaux, on les trouve très fumeux. C'est à croire que les concepteurs quand ils pensent "grand public" pensent immédiatement à "bande de crétins". Ou bien ne sortent ils jamais de leurs bureaux. Je crois pourtant (et c'est peut être ma faiblesse) que ce qu'on appelle "le grand public" est tout à fait prêt à apprécier des choses plus fines, il faudrait juste de temps en temps, qu'on prenne le risque de lui en proposer. (c'en est clos, pour cette figure qu'on appelle prétérition ;-)

Conclusion, concernant ce soir, ce soir seulement et partiellement, (c'est le premier, rien n'est perdu): j'ai l'impression que le Grand Lyon n'aime pas beaucoup ses habitants, ni ses promeneurs, ni les tous gens en général qui se sont déplacés. Ce traitement de la masse par le massif, mastoque, le côté grande surface d'art urbain frelaté, ces titres paradoxaux complètement ronflants, vides de sens m'ont paru nimbés d'un mépris que l'on retrouve hélas souvent dans ces liturgies contemporaines festives. Ce n'est peut être pas "Merci Marie" qu'il aurait fallu afficher mais "Pardon Marie" (si l'on est croyant, car le sens est perdu et l'histoire est au diable) ou, (si l'on est athée) "excusez nous, public", pour le foutage de gueule, pour le tout-commercial, pour l'absence de beauté, et la chaleur absente. Ma photo du palais est ratée, je le sais et vous prie, (ô lecteurs!)  de bien vouloir m'en excuser ;-) Demain ou après demain, je traverserai les ponts, pour essayer de vous ramener quelquechose d'au moins plaisant, je vous avais promis là, je ne suis sûre de rien... Et puisque tout finit toujours par des chansons, je vous invite à fuir les déambulations, en dansant la rumba " La rumba du pinceau"(1) chantée par feu BOURVIL, on appelle ça un petit remontant ! (1) puisse-t-il illuminer la nuit (des morts-vivants ?) et révéler à nos abysses le côté joyeux des façades ...

Bonus: Si vous désirez vous instruire autrement qu'avec un billet d'humeur, les illuminations extra-fines sont là bas, sur le blog de SOLKO

Et pour le reste, histoire à suivre...

Commentaires

"Nous ne sommes pas de ce monde, nous sommes des justes" Camus

La fête des Lumières est râtée cette année et quoi de plus étonnant au vu des tendances festives de ces dernières années?

Écrit par : Léopold | samedi, 06 décembre 2008

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@Léopold: Vous êtes bien matinal et moi fort déphasée (Vous avez lu ma nuit ? cauchemardesque ;-) "Nous ne sommes pas de ce monde" , ça c'est de plus en plus vrai (" des justes") je ne sais pas, Camus oui, il faut lire maintenant, on va avoir besoin de lui.
J'ignore si l'integrale de la fête des lumières est ratée (je n'ai vu qu'un point mais très stratégique) et vous avez raison , Eurodisney gagne du terrain, tout finit par se ressembler ...
Moi j'aimerais mieux qu'on mette dans la ville des milliers de petites bougies partout et qu'on diffuse " lux aeternae" de Maurice Duruflé sur des petits hauts parleurs, placés très en hauteur, ça aurait beaucoup de sens, et les gens n'en seraient pas fâchés, mais bien evidemment ce n'est pas spectaculaire. Le spectacle est en train de nous manger.
ouvaton?
Merci de votre visite. Excellente journée

Écrit par : frasby | samedi, 06 décembre 2008

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C'est encore de la faute d'Aulas!!! Lui aussi veut tout uniformiser! Blague à part, j'ai beaucoup aimé votre texte, je m'y suis crù, moi qui suis plongé dans les ténèbres des tempêtes normandes...(et en ce moment, entre la pluie incessante et le vent à 80 km/h, on est gâté!!!)

Leslie B.

Écrit par : Leslie Barsonsec | samedi, 06 décembre 2008

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@Leslie Barsonsec: Bienvenue Leslie. Dans ma fatigue, j'avais lu c'est la faute d'Augias (et de ses écuries?) Bon, je vous relis mieux... voilà c'est fait ;-)
Je ne sais pas de qui c'est la faute mais je vous conseille quand même de bien rester en Normandie , parce que les lumières sont en l'air;mais nous humains on est au sol, à ras, dans une sorte de foule compacte qui ressemble un peu aux ténèbres, et si votre tempête ne fait pas trop de dégâts, vous pourrez au chaud (près de l'âtre?) relire paisiblement Shakespeare. C'est drôle, j'ai des souvenirs de Normandie, pluie battante beaucoup de vent, un feu de cheminée et des livres, le contraste à ce jour est assez saisissant... Pensez qu'on en prend jusqu'au 8 , tandis que vous , les ténèbres, elles vont peut être s'arrêter avant, je vous le souhaite...
Merci d'avoir apprécié le texte (du vécu dans un uniforme)
Excellente journée (quand même!)

Écrit par : frasby | samedi, 06 décembre 2008

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Bon. Avez-vous pensé cinq minutes qu'il pouvait en être autrement, ma chère Frasby ? Si au cours de vos prochaines errances parmi tous ces fous manipulés, vous surprenez un rat emperruqué, le haut de chausses crotteux et le pourpoint en lambeaux, en train de se faufiler, l'oeil malgré tout craintif devant cette foule d'hominidés, la moustache furieuse et le croc bandé, eh bien ce sera moi, moi qui ai déjà exploré la ville de fond en comble et qui vous le dis tout net : non, non, "l'ami du genre humain n'est point du tout ma fête ... euh. Mon fait."

Écrit par : Alceste | samedi, 06 décembre 2008

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@Alceste: Quand j'ai lu votre première phrase, en forme de question j'ai été soudain très inquiète, j'ai cru que vous adoriez ça , les façades ! et que vous contestiez mon côté lugubre, rabat joie
Alors je me suis dit "Qu'ont ils fait à Alceste ? l'ont ils piqué à coup d'Haldol ? l'ont ils forcé à se traîner sous les lasers verts après une séance d'électrochocs dans toutes les pharmacies ? c'est la formule" qu'il pouvait en être autrement"qui m'a choquée de votre part, moi qui vous croyais exilé dans une forêt vosgienne ou peut être au bois d'Oingt ;-) jusqu'au 08 inclus... Mais dois je comprendre, que le peu d'espoir qu'il me reste est déjà vain ? "ces fous manipulés" c'est ça! tout net !
Mais ils ne sont pas tous abrutis, c'est le problème du machin grégaire... après 20 ans et + de TF1
On ne peut pas mettre tous les êtres humains à la poubelle tout de même ! mais je reconnais qu'il y a du boulot !
Revenons à nos rues de lumière , une fois qu'on est noyé chez les fous , le fou ça devient vous, le fou, ça devient moi et les rares inadaptés des lumières, pris dans la multitude, perdent leur force critique (ou leurs forces tout court) Tout à l'heure pour sortir de la place des terreaux , j'étais perdue à en pleurer parce que je n'y arrivais pas à sortir, les gens bouchaient tous les accès et c'était pire qu'être coincée des heures dans un ascenseur! autour de moi que des visages qui respiraient la joie, et des gens avec des glinglins lumineux, des ballons un type m'a donné (de force) un lampion rose fluo je l'ai pris machinalement, déjà abrutie que j'étais, je me suis retrouvée avec cette saloperie deux secondes entre les doigts et puis je l'ai balancé de peur qu'il ne contienne un poison de grégarité . Votre rat a des fringues à la Carabas, j'adore ! je pense que je le verrai de loin, mais si à son tour il croise une abêtie au bord des larmes avec un appareil de photo pendant minablement au bout de sa dragonne, et si tout en cette personne lui paraît ruiné et fini, ce sera cette"chère Frasby", en mission pour son blog
"en mission pour son blog "!!! ah! ah! Qu'est ce qu'il ne faut pas dire comme connerie ;-)
Excellente journée à vous, Alceste. De grâce ! restez chez vous !

Écrit par : frasby | samedi, 06 décembre 2008

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Ruiné, fini : nous renaîtrons de nos cendres, allez ! ...
J'ai moi aussi placé votre billet en lien avec le mien. Soyons solidaires !

Écrit par : solko | samedi, 06 décembre 2008

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@Solko: Ruinés, finis - jusqu'au 08 inclus, bien sûr! Pas question d'y laisser sa peau!
Nés phénix, nous renaîtrons phenix (et Alceste, le phenix (...) de ces bois!)
Vous avez mis mon affreux billet en lien avec le votre si beau, si instructif ? Oh mais c'est très gentil ça . Vous voyez que l'humain desfois il a du bon.
Solidaires! et comment ! avec boucliers, casque à pointe ;-) pas le choix!

Écrit par : frasby | samedi, 06 décembre 2008

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Lorsqu'on va voir ailleurs, on relativise ! À côté des décorations de Noël que j'ai pu voir à Metz, kitsch et rétro… alors je serai moins impitoyable avec les illuminations du 8 décembre à Lyon.
Voir par exemple (en attendant que je retourne là-bas photographier les illuminations), ce "sapin volant" :
http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/archive/2008/11/29/le-sapin-volant.html

Le principal reproche que je ferai pour Lyon, c'est l'insuffisance des transports en commun, qui amène des centaines de milliers de personnes à s'entasser dans les métros et tramways. Circuler devient un cauchemar.
Et puis le froid !!! (quand par miracle je ne suis pas malade et au lit)

Pour ma part, je vais en priorité voir le parcours Superflux, organisé par la galerie Roger Tator. C'est à échelle humaine, artistique, expérimental et loin de la foule.
http://www.rogertator.com/news/pressesuperflux10-10.pdf
Cette 10e édition de Superflux rassemble le meilleur des années précédentes.

Rappelons que Claire Peillod, chargée il y a quelques années de la fête des Lumières avait tenté un timide virage vers l'art contemporain, avec des installations plus discrètes. Le public n'avait pas du tout suivi, d'autant plus que certaines installations n'avaient pas fonctionné comme prévu. Elle avait été remerciée. Et quand à moi, je n'avais pratiquement rien vu cette année là : malade et au lit !!!

Écrit par : kl loth | samedi, 06 décembre 2008

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@kl-loth: Pas question pour ma part de relativiser, j'ai parlé clairement d'une première nuit, sur un quartier dit "stratégique" à Lyon, avec une suite possible (...) Je comprends bien ton point de vue, mais relativiser c'est accepter le foutage de gueule, la daube comme quelque chose de tout à fait normal donc renoncer au sens et à une qualité, une exigence non, je n'ai pas envie de relativiser.
je suis en colère ! Celle -ci est saine ;-)
Ailleurs ce sont des illuminations de Noël, (donc oui, très cheap , bien triste,drôle aussi vu et approuvé;-) (bravo pour le film celui là n'a aucune chance de trouver un producteur américain, il restera très confidentiel, quoi ;-))
A Lyon , il y a une histoire: le 8 décembre, qui a fait de cette ville peu à peu" la ville des Lumières" le 8 décembre (Solko raconte très bien tout ça), nous ne parlons pas de la même chose, les décos, illuminations de Noël , ce n'est pas la même histoire. Et puis Lyon fait gros battage médiatique de ses lumières. Pas Metz !
Sujet :transports en commun tous les ans il y a des grèves (déjà )pas cette année, enfin, je ne crois pas( ???) à moins d'une grève surprise mais là je suis d'accord avec toi . Hier j'ai attendu que passent 5 rames avant de pouvoir m'écraser peniblement dans le métro, c'était le bac à rouler chanté par je ne sais plus quel groupe africain (qui dans cette chanson ,décrit le côté wagon à bestiaux du métro parisien aux heures de pointes)Physiquement, nerveusement c'est hard, (Lyon compte sans doute maintenant avec les vélov ') c'est oublier les grand mères qui emmènent les petits enfants, les personnes handicapés et tous ces gens qui ont du mal à faire du velo ou à marcher. Les Lumières pour une personne handicapée, non accompagnée c'est impossible. J'ai un copain paraplégique, qui est à villeurbanne depuis 5 ans,il vit seul, très autonome,il a définitivement renoncé aux lumières, il ne les a jamais vues. c'est réglé. TCL c'est très mal organisé. Tout le monde le dit.Le déplore chaque année.
Superflux, on en parlera peut être après (si je ne me décourage pas) mais pour ma part c'est le seul endroit fréquentable même si l'année dernière c'était aussi assez décevant, mais on ne peut pas tout raconter, résumer les lumières en un billet, là ,j'étais dans une explication partielle avec un parti pris critique, je découvrais !c'est une "saisie à chaud",et j'étais pourtant partie dans d'excellentes dispositions donc je me suis prise en pleine gueule une fantômatique parade, une machinerie trop technoïde pour moi, comme les pires émissions tv ce côté à la fois lugubre et criard ... ça n'a pas de sens. Rien n'est raccordé au sens originel de cette fête (tout se fait en tranches séparées, pas de cohérence qui replace les gens dans une signification intelligente, on les met en parcours obligatoire comme dit Solko)
Superflux fait une sorte de rétrospective cette année
dis tu ? On ira voir...heureusement qu'il y a la galerie Tator Pour offrir des lumières plus artistiques, plus fines.
Je me souviens de l'année"virage vers l'art contemporain" , des amis parisiens étaient avec nous, nous étions émerveillés, il y avait dans tous les coins des petites choses d'une grande subtilité .(Est ce cette année là, où les fleuves avaient été très joliments aménagés ?) sans poudre aux yeux justement! J'ai entendu parler de ce "remerciement" c'est scandaleux, d'avoir viré cette personne, parce le grand public ne peut pas être "déconditionné" en un an... (euh..en 3 jours !) (Solko parle de téléguidage, bon) , Il y a un boulot patient à faire qui consiste à amener doucement les gens à ne plus consommer un spectacle tout mâché mais à s'inscrire dedans (il me semble que c'était cette démarche qu'avait eue Claire Peillot non ?)
Un public ça s'éduque et ça ne s'éduque pas en trois jours, mais il y a tant d'argent en jeu, et d'enjeux commerciaux derrière tout ça ! qu'effectivement, le sens est peut être perdu et peut être suis je très naïve concernant le grand public et que je refuse trop la bêtise humaine définitive, peut être qu'au final, l'instinct grégaire, la facilité a gagné. J'espère que tu ne seras pas malade cette année, qu'on se voit peut-être aux lumières... Quant à moi, ce soir je ressors mes pulls chauds pour reprendre le vélo le métro ça rend méchant , c'est pas humain de se déplacer ainsi, c'esrt même barbare parfois
A suivre ! (propolis , ça aide pour pas s'enrhumer ! )
Merci pour ce long commentaire instructif et tes liens .A suivre

Écrit par : frasby | samedi, 06 décembre 2008

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Je ne partage pas du tout cette vision mais je n'ai vu que peu de choses.
Bienheureux les simples d'esprit auxquels j'appartiens.

Écrit par : Rosa | mardi, 09 décembre 2008

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@Rosa: Mon avis ne se prétend pas "panacée" c'est une saisie d'impression d'un soir -partiellement- Place des terreaux etc (sur un territoire très restreint) et en comparaison avec d'autres 08 décembre beaucoup moins "poudres aux yeux" , et puis surtout je ne prétends pas avoir de "vision", (les visions étant l'affaire des Dieux pas des hommes)
simple vue d'une déception . dont j'assume la critique subjective
Les simples d'esprits n'ayant rien à voir avec ce billet, enfin j'espère ...
J'espère que nous ne tomberons pas , Rosa, dans ce genre de malentendu un peu facile, je ne suis pas élitiste à ce point...
Merci de nous livrer un autre écho , le vôtre, que je respecte.

Écrit par : frasby | mercredi, 10 décembre 2008

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Un peu facile de se revendiquer des simples d'esprit, en effet. Et pas forcément très honnête quand on sait qu'on en est pas un. .

Écrit par : solko | mercredi, 10 décembre 2008

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Solko, je l'ai écrit en toute sincérité
nous avons tous nos domaines où nous sommes des simples d'esprit ce qui pour moi est, d'ailleurs une qualité.
C'est-à-dire que nous avons tous besoin, un jour ou l'autre, de laisser de côté notre intellect, nos analyses, nos réflexions pour nous abandonner comme l'enfant ou celui qui n'a pas la connaissance, à notre ressenti même superficiel et éphémère, sans jugement...

C'est vous qui avez une vision négative des pauvres d'esprit.
Relisez l'Évangile.

Écrit par : Rosa | mercredi, 10 décembre 2008

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@ Rosa : Connaissant justement l'Evangile, je ne vous prends pas, je ne me prends pas, je ne prends aucun des gens qui manient des traitements de textes, vont au cinéma, vivent en occident et ont intégré l'économie moderne pour des simples d'esprit. Nous sommes tout le contraire de ces pauvres d'esprit (mais riche en coeur) de l'Evangile et c'est parce que j'ai d'eux une vision fort positive qu'il ne me viendrait pas à l'esprit 5 mm d'avoir l'outrecuidance de comparer l'un de ces ces occidentaux béats devant des jeux de technologie à eux. Mais n'engageons-pas là-dessus une polémique stérile de totue façon.

Écrit par : solko | mercredi, 10 décembre 2008

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Donc je suis une occidentale béate : sans doute et je l'assume.
Quant à la richesse en coeur, nul ne peut en juger et je la trouve compatible avec l'aptitude à être une occidentale béate.

Écrit par : Rosa | mercredi, 10 décembre 2008

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ASSUMER LOL

L'Occident n'est pas pour les béats
Ils ont déjà si peu de choses à faire
Et si peu de temps pour les contempler
Qu'il n'en ont plus à consacrer à leurs névroses
Et autres agitations frénétiques
Des visionnaires de moulins

La richesse de coeur se trouve
Au bout des chemins
Quand on a tout rendu
Et surtout rien gardé
Des étoles de soie
Qu'on montre à la pavane

Écrit par : gmc | mercredi, 10 décembre 2008

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@Rosa: Vous êtes si ça se trouve, à défaut d'être d'une simple d'esprit (une appelation qui ne peut vous convenir vue la densité culturelle qui se trouve sur votre blog- dans ce domaine, je n'irai pas fouiller dans l'évangile, je le connais trop mal) mais (vous êtes, je reprends ma phrase) ...la "classique rebelle" de "certains jours" , si je puis me permettre cette appelation sympathique (et sans ironie graveleuse) puisqu'apparemment , presque tous les billets de ce blog vous mettent en désaccord avec mes intentions ce que je ne rejette nullement , il faut de la contestation, c'est ainsi qu'on avance , mais je crains parfois que le malentendu culturel, ne vous pousse à m'accorder des intentions (purement culturelles) que je n'ai pas à l'endroit de mes lecteurs... Je developperai cela, à la prochaine occasion
@Solko: Je vous lis et vous rejoins sur le thème des "Simples d'Esprits" ( j'aimerai même qu'on ne touche pas à un cheveu de ces malheureux) de la position de nantis culturels où nous sommes tous nous autres internautes , blogonautes etc ... (là encore , je vous rejoins)
J'aime beaucoup les débats entre commentateurs en fait ... Comme une grosse vague qui arrive sur nos flux parfois trop tranquilles , donc ne vous privez pas... Faites monter l'aventure ;-)
Cet occidentalisme béat (un petit peu autoflagellant non ?), ces simplicités d'esprit (un peu exagérées) et débats très à coeur (qui nous ramènent toujours à cette chose passionnante, l'altérité ) me paraissent trouver quelques lueurs hautes en couleurs dans les 6 dernières lignes du poème de gmc (pas folle ! cette guêpe de gmc ! ;-))
Merci à vous trois , d'allumer notre écran (trop lugubre ,et raté, aux étages...)

Écrit par : frasby | mercredi, 10 décembre 2008

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De toutes façons ma chère Frasby qu'on soit béat ou simple d'esprit, t vraiment je revendique l'un et l'autre, on en effet toujours dans les Béatitudes.
Je me suis baladée pour les Lumières avec une petite-fille à la main...
Classique, rebelle et impulsive : excusez-moi.

Au passage, merci à kl loth pour sa remarque intéressante.

Écrit par : Rosa | mercredi, 10 décembre 2008

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@Rosa:Qu'ai je dit ? qui puisse à ce point vous inspirer un message teinté de justification ,tandis que je vous invitais avec Solko à débattre ici librement et sans amertume.
Pensez vous que je vous regarde aimer les lumières du haut de mon piédestal en méprisant votre bonheur...?
Vous vous méprenez sur mes intentions . Le soir du 8 j'ai vu des gens heureux se promener avec des enfants et je n'ai pas trouvé cela méprisable, ni inférieur comme sentiment, les enfants avaient des yeux gros comme des boules de noël et les grands parents , parents étaient heureux juste de cela, ce n'est pas cela que je critique...
Ne déformez pas mes intentions, ni ma réponse ,Rosa, ce serait dommage .

Écrit par : frasby | jeudi, 11 décembre 2008

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@Rosa bis - Pour qu'il n'y ait pas d'amalgames ajoutant au malentendu, que je trouve déjà fort difficile à dissiper , malgré tout je voulais être plus concise encore
Sachez que je ne me pose pas en contradiction avec la remarque de kl-loth. Sauf que Metz ne fait aucune vitrine internationale de ses lumières...
Nous élaborons Kl-loth et moi nos blogs chacune avec nos points de vue personnels très différents,(Kl-loth venant de l'image et moi du son , il ne peut en être autrement) il nous arrive d'en parler ensemble assez souvent, nos démarches respectives sont très différentes et cela ne nous empêche nullement de cultiver des relations harmonieuses, très enrichissantes qui se nourrissent aussi du point de vue de l'altérité
Je pense que si vous êtes allée lire les billets de kl-loth sur les lumières vous aurez pu faire la différence entre ce qui est un véritable travail d'investigation scrupuleuse, un rapport et reportage admirable, réalisé par kl-loth et ce qui est billet d'humeur, et/ ou quelques polaroids instantanés ne se prétendant rapporter précisément un billet sur les lumières(mes billets), c'est une vue fragmentaire fort subjective sans intention d'apporter une documentation. Cela est de ma part volontaire (puisqu'un contretemps ne m'a pas permis par exemple de visiter en détail, superflux , et que ce que j'ai vu en centre ville m'a déçue )
Nous ne sommes toutefois pas en contradiction ,kl-loth et moi car Kl-loth s'est interessée principalement à SUPERFLUX (lumières dans le 7em) , que je ne peux pas critiquer en négatif , parce que chaque année , je vais les voir, et c'est vraiment là, pour moi, que les lumières et la fête ont le vrai visage d'une fête créative à visage humain et merveilleusement organisée , ce que j'aurais finalement souhaité pour nos fragments terreaux opéra que je critique; sincèrement , je ne crois pas que kl-loth se serait sentie à l'aise dans la bousculade le premier soir où j'ai vu les lumières place de terreaux, il faudra lui demander ce qu'elle en a pensé hormis que c'est mieux qu'à Metz , ça c'est sûr ;-) mais ne mélangeons pas , les lumières massives et grandes machineries du centre ville et Superflux, où les artistes ont finement élaboré la mise en couleur d'un quartier avec de véritables recherches artistiques et un sens de la création qui auraient pu aussi plaire à votre petite fille et vous mêmes ...
Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes, de grâce Rosa!
(j'assume tout à fait le rôle du torchon pour cette année)
On verra bien l'année prochaine ,ce qu'on pourra en dire Si on a encore de la lumière et si ce blog survit ...

Écrit par : frasby | vendredi, 12 décembre 2008

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J'ai vu la "chose" de la place Lyautey, et j'ai préféré m'abstenir d'en parler sur mon blog…
Il ne se passait pas grand chose d'intéressant au niveau visuel hormis quelques reflets dans l'eau, et le cercle de bandes plastiques qui entouraient la fontaine faisait vraiment cheap à côté de la pierre sculptée, bien que captant les lumières colorées.
Quant à la musique… sans intérêt… tant qu'à faire je préfère encore les ringardises diffusées dans les fêtes foraines.

À Metz les illuminations étaient d'un très bon niveau (dans le style traditionnel), la ville s'y investissant beaucoup, ne serait-ce qu'à cause de l'importance de la saint Nicolas dans la région (le 6 décembre), et probablement du fait que la région fabrique beaucoup de ces illuminations (à Thionville notamment).
Mais c'est toujours la même chose depuis le temps !

Quant aux religions, je suis sceptique sur leur condamnation du savoir (cf. Adam et Ève et le pseudo fruit de l'arbre de la Connaissance, ou le mythe de la boîte de Pandore). C'est évident que des esprits trop critiques ne sont pas manipulables…

Écrit par : kl loth | vendredi, 12 décembre 2008

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@kl-loth : Merci de nous livrer tes impressions, puisque nous aurions pu traverser ces "lumières" ensemble cette année, s'il n'y avait pas eu autant de contretemps, c'est vrai qu'en me promenant, place Lyautey j'ai pensé à ton regard de plasticienne et aussi à ton oreille musicalement aguerrie , et je me disais que tu serais de mon avis , que tu trouverais ça très cheap (visuellement ça ne fait pas un pli, sonorement c'était immonde), donc le te lire conforte ma première intuition,je suis vraiment contente de te lire ;-)), tu es très critique aussi , et ce n'est pas de la mauvaise volonté de critique pour la critique. De ta part ce n'est pas possible. mais préferer la musique de fête foraine en dit assez;-)
j'ai écris le billet car j'étais très en colère, connaissant des compositeurs hyper doués et fins dans l'évènementiel qui ont du mal à se produire, ça me fâche d'entendre ces musiques à sons-usines pompées aux musiques de films américains avec nappes à la Jarre pseudo electro-acoustiques qui caressent vulgairement l'oreille du grand public en lui faisant prendre des vessies pour des lanternes. Musiques qu'un enfant de 10 ans pourrait composer en bidouillant un logiciel un peu élaboré, alors oui, comme toi je préfère les musiques de fêtes foraines, sans problème l'année prochaine on ira guincher à Metz ! ;-)) autour de ton Tatiesque manège!
Félicitations en passant pour tes billets sur Metz et ton reportage sur nos amis de Superflux (je colle le lien dans 2mn)

Quant au sujet religieux
"Heureux les simples d'esprit", il m'est très antipathique (je veux bien qu'on accueille les simples au paradis, aucun souci ;-)) mais il y a ce côté apologie des ignorants qui comme tu l'écris me rend bien aussi perplexe que toi (boite à Pandore, arbre de la connaissance, très bien vu)
Merci kl-loth pour ton point de vue très bienvenu qui éclaire aussi cet espace de commentaire et permet de recentrer un peu nos thèmes avec plus de discernement

Écrit par : frasby | vendredi, 12 décembre 2008

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hola, c'est du vrai choix de serviettes vos persiflages ;-)

- l'arbre de la connaissance du bien et du mal, soyons un peu rigoureux, pas l'arbre de la connaissance (et c'est on ne peut plus juste, synthétisons: ceci est bien car cela ME plait et mal car cela ne ME plait pas, qui est ce clown appelé MOI?)
- pandore: l'espérance est classée dans les maux, trouvez pourquoi et vous aurez le sens de lecture adéquat. il existe un terme bouddhiste approchant cela "l'inespoir" (qui n'est pas le désespoir).
- apologie des ignorants: on ne peut plus juste également, il suffit d'avoir lu les oeuvres complètes de socrate pour être au top de la connaissance humaine.
traduction libre: je suis un âne, mais depuis que je m'en suis aperçu, je n'ai pas encore trouvé un savant qui en sache plus que moi.

plus simple approche: qu'est-ce qu'une religion? un culte articulé autour d'une doctrine (ou inversement si ça vous fait plaisir).
quelle différence entre église (et donc religion) et secte? une secte est un groupe de gens professant la même doctrine (larousse), donc aucune différence, si ce n'est que l'une fait partie de l'establishment et pas l'autre; mais également, l'UMP est une secte à vocation politique, manchester united est une secte à dimension économico-sportive, etc etc

dans le lankavatara (soutra de l'entrée à lanka, Vème s., fayard 2006), bouddha dit à son disciple mahamati et cela pendant 350 pages (en français), "j'ai la meilleure doctrine, j'ai la meilleure doctrine, etc", et il le dit comme ça et il lui démontre.
mais, à la fin, il lui dit "vois-tu, le plus important, c'est cela: "toutes choses sont libres du langage"".

Écrit par : gmc | samedi, 13 décembre 2008

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@gmc : Nous ne servons plus les mets avec des serviettes en papiers gmc apporte les serviettes en dentelles et plus besoin de mets, vos serviettes sont des nourritures;-)
mangeons les au lieu de les lire! que diable diable ;-)
Bon j'apprécie la densité du post
Sur les sectes : Je n'en ai pas levé mot surtout pour éviter toute polémique (desfois que ça nous ménerait encore en des débats stériles mais je partage infiniment le propos de votre commentaire) . j'ai toujours un peu cette impression quand je regarde la télé, de regarder les programmes d'une secte
(ben non,manque d'autonomie, je ne peux me défaire de cette société à laquelle, (il est écrit ;-) que j'appartiens" !
il y a aussi cette chronique de secte sur france info "Tous consommateurs", j'adore ce langage et j'en passe et j'en oublie
Que demande t-on aux adeptes arrivant dans une secte, sinon d'être parfaitement dupes ou de désapprendre... C'est encore mieux quand ils ne savent rien, bien sûr. Est ce différent que ce qu'on nous déverse à doses pas homéopathiques sur nos médias ?
"Pandore", -parenthèse- :l'un des plus beaux projets sonores élaboré ces dernières années par mon ami Thierry Fournier, s'appelait "Pandore"; ouverture illimitée de la boite à sons inouis , on aurait bien eu tort de la laisser sous clefs...
Merci aussi pour le Lankavatara livré avec ses références, qui ne tomberont pas sous l'entendement aveugle, ou aveuglé (c'est idem ou quasi) je l'espère...
Quant à nous, nous persiflerons et signerons
Même si c'est vain...notre serviette torchée autour de la taille comme le folklore l'exige, et la votre, savamment disposée sur de grands plateaux libres d'accès .Merci vraiment pour la traduction libre de Socrate et ce terme qui vaut tout l'or économisé en une vie ;-) ; l'inespoir ... Alors là !
Chapeau bas ... j'ois l'inespoir !

Écrit par : frasby | dimanche, 14 décembre 2008

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