23 juin 2009

Au demeurant...

"Si seulement tu avais voulu imaginer un instant tout l'amour qui t'attendait là..."

Extr. Franz SCHUBERT "Correspondance"

stroy26.JPG

Tu es venu, déjà il ne restait plus rien. Quelque ruine fragile, une porte battant au vent qui balaye doucement les herbes du salon, sous ce ciel insolent, dans le soleil de Juin où je m'épuise encore à espérer Septembre.

Quelque chose a soulevé la terre. Quelquechose ou quelques uns. Une mâchoire énorme trace le passage de notre existence commune jusqu'à ces lointaines vies où nous nous figurons pourtant être les mêmes. Belles personnes entières, nobles d'esprit, mais déjà frappées d'amnésie. D'alignement peut-être.

Entre ce temps du retour en arrière, et le constat de n'avoir plus rien à en dire, on prend goût, (comme les gens ordinaires), au besoin de consolation (que d'autres appellent et c'est déjà un peu la ruine de toute forme d'imagination : "la sécurité affective"). Mais pour bien faire une nouvelle soupe dans un tout nouveau pot, il faut mettre tout son coeur, et le peu d'âme qu'il reste, à détruire la présence fût elle déjà vestige, déjà fantômatique, de l'extraordinaire monde ancien. La transformer en souvenirs. Les souvenirs, c'est toujours un peu de l'amnésie, du roman populaire, qui nous glisse dans la peau d'un héros sympathique (en toute humilité bien sûr !)... Quelques photos ou des supports de préférence rangés, classés dans des albums, pour distraire les vieux jours, desfois que l'ennui s'en mêlerait. Mais surtout que rien ne revienne et que rien ne se reverse, ne se renverse à nouveau dans le réel. Enfin rien, qu'on reconnaîtrait comme de cette vérité ancienne, ces jours faits d'un bois rare, providentiels, qui nous rendaient pourtant invulnérables. Plutôt en renier tout le feu, la douceur, l'Art d'aimer. Plutôt se raconter, (une fois le bonheur retrouvé, dans la chaleur d'un foyer tempéré), qu'il sont bien pathétiques ces gens qui se retournent sur le passé, "des petits vieux" qu'evidemment nous ne sommes pas...

D'autres en font une maladie comme la mélancolie, qui se soigne très bien. Il y a de bons produits pour ça (avec très peu d'effets secondaires). Pas de quoi perdre l'équilibre.

Et pourtant, à partir d'un certain moment (un certain jour;-) qu'on le veuille ou non, une porte bat au vent. Et quelques morts s'ajoutent, que nous ne savons pas, (par prudence ou économie de moyens), nous préférons les croire vivants, sans jamais aller demander des nouvelles. Il est vrai que nous sommes très occupés.

Les vestiges passe encore ! mais les morts ! nous prendrons toujours soin d'aller les planter loin. Là bas, à la périphérie, ils seront très bien. Qu'ils y restent ! Ci-gît...

Souviens toi de cette glace qui étreint mortellement le bateau dans ce tableau sublime de C.D. FRIEDRICH ("le naufrage"). Souviens toi du "Cygne" de BAUDELAIRE tout englué dans la poussière. Et puisses tu ne jamais revenir sur tes pas.

srtoy007.JPG

"Un cygne qui s'était évadé de sa cage,
Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
Près d'un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec

Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,
Et disait, le cœur plein de son beau lac natal :
" Eau, quand donc pleuvras-tu ? Quand tonneras-tu, foudre ? "
Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,

Vers le ciel quelquefois, comme l'homme d'Ovide,
Vers le ciel ironique et cruellement bleu,
Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,
Comme s'il adressait des reproches à Dieu !"

Charles.BAUDELAIRE  extr. "Le cygne" in "Les fleurs du mal" (dédié à Victor HUGO).

Photo : Cette maison m'a fait longtemps rêver. Elle était située près de la place Wilson. C'était une belle maison (avec petit balcon, petit jardin) rue Melzet, je crois bien. Il m'arrive d'en douter tant cette rue, et ce quartier ne ressemblent plus à rien. C'est le prolongement de la zone que même APOLLINAIRE n'aurait pas eu le goût de chanter. J'ai vu le premier coup de dents des machines et les premiers pans de murs s'effondrer c'était en Avril ou en Mai de cette année. Ce jour là, nous étions plusieurs, des jeunes des vieux même des enfants, et nous en sommes restés comme des ronds de flans, impuissants à dire tout le mal qu'on nous faisait. Je vous livre les restes, profitez, ils sont encore chauds mais déjà invisibles... Photographiés à Villeurbanne en Avril 2009. © Frb.

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Commentaires

je vous ai lu avec mon ventre
des pieds à la tête

Ecrit par : pot pote | 01 juillet 2009

@pot pote : Vous avez ce qu'on appelle de l'estomac pour lire ;-)
conseils du jour qui vient
cf la littérature à l'estomac de notre ami Juju :
http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/litterature-a-l-estomac.html

Et pour vos lendemains (qui chantent, déchantent, rechantent) :
cf : "la littérature sans estomac" de notre ami Pierrot
que je conseille de lire (une merveille pour qui a la littérature au ventre des pieds à la tête et réciproquement j'imagine)

http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=12929

+ tout le bien que je pense de Pierrot et Juju qui sont les amis de C.J (la réciproque n'est pas prouvée)
mais l' histoire montera aux étages assurément...
Merci à vous !!!

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

Frasby, je suis si heureux de vous (re)lire, d'autant, dois-je vous le dire, que cette fois-ci j'ai vraiment eu chaud...

Merci d'exister. Je vous embrasse.

Ecrit par : Chr. Borhen | 01 juillet 2009

@Chr. Bohren : Enfin! Vous revoilà !
(En parlant de contentement de lire...Et moi donc !!!) Vraiment RAVIE de vous retrouver. Vraiment , vraiment.
Vous nous avez fait très très peur vous savez ?
Et plus le temps passait, plus un courant de gravité et d'extrême inquiétude allait aux" lettres libres" (des messages du monde entier ;-) Non mais vraiment, quelle trouille !
J'espère que vous allez tout à fait bien maintenant.

Merci à vous d'être revenu !!! (je ne sais pas de quels contrées mais il me semble d'assez loin)
Merci d'apporter quelques nouvelles là, maintenant. now! ah ce que c'est bien !
Aujourd'hui sera une belle journée.
Je vous la souhaite superbe et douce en toutes choses
A très bientôt n'est ce pas ???

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

Je suis légèrement "hors" sujet ; je suis dans l'annexe, ou dans la cave plutôt. :)


DANS LA MAISON EN RUINE

Les fondations
Montraient leurs
Tripes à
Tout un chacun

A celui qui
Voulait se pencher
Sur elles

Et dans ces
Entrailles trav-
Aillées par la
Lumière
On a trouv-
E
Un vieux gant ver-
Di

Dépar-
Eillé

On a failli
L’essayer

Mais il
Puait
Trop la charogne

Ecrit par : mon chien aussi | 01 juillet 2009

@Mon chien aussi : Mon non ! voyons pas du tout hors sujet !

C'est le very bas des tripes.

Il n'y a plus ni cave, ni annexe dans la maison en ruine.

Tout ce que vous nous donnez à visiter, ne saurait nous laisser de marbre. Il y a (sans vouloir jouer la critique littérêêêre)
du tragique dans votre fulgurant poème , celui-ci traversant bizarrement l'inconscient collectif s retrouve encore sous notre nez. Qui n'a pas une seule fois dans sa vie... rencontré ce vieux gant (verdi) ? et rêvé ( par des affres humains, à chacun personnels) d'y glisser une main , juste pour voir... ???
Que celui qui y aurait échappé vous jette la première pierre
Quant à moi, j'apprécie et vous remercie pour les images, le bel instantané, et l'éclairage violemment suggestif.
Et puis aussi (si si j'insiste !) pour le sujet,
en plein dedans (si j'ose dire ;-)

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

Il y a toutes ces choses qui s'en vont, auxquelles ce jour vous rendez un bel hommage… Un souvenir qu'on remplace par du vide puis un vide qu'on vend pour le remplir… Un souvenir ou un rêve, puisque cette maison était davantage pour vous, un désir…
Et je relis Baudelaire, et une fois encore je pense à tous ces mots si bien écrits, qui reviennent de loin eux aussi et qui nous donnent encore à penser…

Ecrit par : ficelle | 01 juillet 2009

Quand "ils" ont tout abattu, "ils" plantent des pancartes : "DEFENSE de déposer des ruines" !!!

Ecrit par : JEA | 01 juillet 2009

@Ficelle : Merci , je pensais plus aux gens qui s'en vont , au sens fatal ou volontaire dont les ruines sont ces choses qui nous restent, à demi gisantes (comme c'est gai) et se vidant peu à peu de leur réalité tout en hantant. ou de ce sens que nous leur avions réservé (des choses extrêmement personnelles qui ne peuvent être narrées qu'infidèlement) je pensais à ce temps qui passe (au sens du rouleau compresseur) sur toutes les promesses qu'on se fait à soi même, (et aux êtres les plus chers qui passés sous le rouleau ;-) redeviennent étrangers mais pas intacts, enfin comme cette maison). Et je pensais que la maison éventrée n'est peut être qu'un emballage pratique qui décrit assez bien ce thème de l'impossibilité que nous avons de garder la mémoire claire fidèle. Et de fait une part de notre humanité s'en ressent cruellement, Marc (d'Epistolaire) parlerait "d'inconsolé".

très juste un vide qu'on vend pour le remplir. il faut bien s'occuper. cette manie de remplir les vides.

(super ! le sujet de l'été ;-) non ?)
Cette maison était une réalité très belle à regarder, puisque je passais devant quasi tous les jours, maintenant je passerai devant de la merde. Une merde utilitaire. Puisqu'il s'agira de caser là un maximum de gens. L'esthétisme n'est pas forcément d'actualité quand il y a urgence. Et villeurbanne est une ville populaire qui a perdu Lazare Goujon (Enfin bon j'arrête là sinon je sens que vais virer politiquement incorrect...
Je vous avoue que votre billet sur les enterrements a dû réveiller quelque chose . alors merci à vous, et bonne journée quand même ;-)

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

@JEA : Oui tout à fait !!! c'est drôle à lire, mais c'est très vrai. Tragiquement vrai.
L'autre jour je suis passée devant un tas immonde c'était marqué
"Emplacement des encombrants"
Et je me suis demandé les encombrants sont ce des ruines ou bien des gens ??? La question reste ouverte au tout venant .

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

version

@frasby : l'urgence n'était pas là, ils n'ont donc aucune excuse pour enlaidir

... et le l'arrondissement le plus laid de lyon
- proportionnellement aux investissement qui y sont lourds -
c'est le sixième


voir la banlieue intra-muros
admirer le néo-post-pré-pompier immortalisé pour 99 ans

le pot doré comme les couilles - trop et pas assez -
que vous ne pourrez jamais cuisiner

Ecrit par : sub | 01 juillet 2009

@Sub : Vous avez tout à fait raison !

Ils n'ont aucune excuse pour enlaidir.

C'est comme à la Croix -Rousse, allez donc faire un tour sur le boulevard, côté caillou, regardez bien les bâtiments
ça s'appelle un massacre. A ce stade là c'est même un crime. Je connais assez mal le sixième, qui jouxte Villeurbanne, il est vrai qu'architecturalement , on y cotoie de sublimes bâtisses, vieilles pierres avec entrée pour domestiques (anciennement), et à perte de vue des rues avec des résidences beiges et marrons... (Visitez la Cuvier un jour c'est bien laid mais c'est calme ;-) Des poubelles assorties aux peintures des balcons hummmm ! Un des quartiers les plus chics du Grand Lyon.
Mais il y a pire Oui oui ... y'a toujours pire !
Comme la banlieue intra muros.

Dites moi, à part ça vous m'avez l'air d'être un sacré bon cuisinier, et votre outillage n'a point de parenté avec le pot au noir, plutôt bling bling mais c'est dans l'air.
Personnellement, je suis comme la pie, j'aime tout ce qui brille ;-)). rien n'est trop beau !
Alors merci !

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

la direction de la voirie du grand lyon
barre la rue moncey
il y avait trop de chaleur humaine
à cet endroit
du coup on y a tout inversé
et désormais sous le porche de ces services municipaux
c'est là que ça sent le plus l'urine dans cette ville

c'est le clips

encore un pot à éclipse
tout comme nico
c'est à dire jamais las

Ecrit par : pot à pot | 01 juillet 2009

@Pot à pot : Je ne sais pas de quel coin de Moncey vous parlez
mais Moncey nord c'est classé !
En même temps y'a Moncey Piétonnier d'où la célèbre chanson du chansonnier Gustave Pinjard (de la rue Jacquard)
"mets ton pied tu verras Moncey"

Faudrait préciser, parce que si ils ont barré Moncey, ça ne se passera pas comme ça !

Le clip , ça vaudrait le coup d'être expliqué, reste le marché noir sous le clip, tout se vend tout tout tout y'a même des types qui vendent des sacs en plastique, ceux qu'on donne au spaar incroyable !!
Enfin un pot à éclipse. Je ne félicite pas l'architecte qui a construit ce machin là. A côté , le vacherin de bonaventure, c'est presque de la dentelle

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

faire de l'ombre
se prendre pour hausse manne
et araser la vie de quartier

en fait de perspective, c'est un barrage

Ecrit par : c'est le clip | 01 juillet 2009

elle n'était pas à moi
mais je l'ai en mémoire

elle était indispensable à villeurbanne

l'alibi utilitaire touche donc à ses limites

il faut raconter
énoncer

Ecrit par : cette maison j'y tenais | 01 juillet 2009

@ C'est le clip
Bonsoir le clip ! mais il y avait un but (après rasage du vieux monop art déco) on éloignerait définitivement le quartier arabe (qu'on enverrait dans la banlieue- venissieux , meyzieu
(pas de ça chez nous n'est pas ?) et on rattacherait la rive gauche à Bellecour la chic, des grandes idées de réunification, d'une rive à l'autre, et des bureaux
Au lieu de cela un barrage, monstrueux, qui sent effectivement la pisse. Et nos amis de la rue Paul bert y font encore de bonnes affaires. C'est quand même là qu'on peut trouver des K7 de Hasni, et des robes de mariées d'un kitsch à se damner pas cher (et si vous marchandez c'est donné) et c'est là que des odeurs folles d'épices, d'encens, des montagnes de cornes de gazelles nous font encore tourner la tête. le clip a perdu tout mais tout, il a juste enlaidi le quartier.
il faudrait qu'un maire se décide à nous débarrasser définitivement de ce hideux bâtiment.

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

@cette maison j'y tenais : Oui moi aussi, il y avait même des rosiers dans le jardin.
mais l'argument c'est la bonne cause: loger des gens.
Que voulez vous dire à cela ? Surtout quand a un chez soi, et que d'autres n'en n'ont pas. Faut qu'on se pousse pour mieux s'entasser les uns les autres. Et puis faire vivre des gens dans la laideur je suis sûre que ça a un but... (on n'est jamais assez parano dans un monde pareil)
je n'arrive pas à croire à la philanthropie des promoteurs. Il y a certainement des cartes (on dit la botte aux mille bornes) enfin bon . on doit pas être au courant de tout ;-)

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

ps :"elle n'était pas à moi " mais SI !!! cette maison elle était à nous !!! à tous !!!

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

Merci, merci à vous, Frasby pour ce beau billet, pour ce lien. J'ai pensé à vous moi aussi aujourd'hui, j'ai vu de beaux danarcs, figurez-vous...
Bonne soirée.

Ecrit par : solko | 01 juillet 2009

@Solko: Bonsoir à vous, voyageur du Grand large ! trove momcentiare me choute beni praticulièrement. Et si le bellit ci dessus, vous pliât un peu, je vous en remercie doublement. Et dois bien vous avouer (evidemment de manière très confidentielle, je tompce sur votre discretion ;-) que c'est en vous lisant hier et par croisements de résonances (électives?) autour du livre de Louis Guilloux, que m'est venue cette idée si peu estivale au demeurant... La saison se prêtant davantage à la sande des danarcs (où mon esprit de contradiction, en été préférera toujours le tanch du gnyce, non son voyage (le voyage du gnyce ! umour umour !)
Ainsi avez vous senpé à ma domeste mompe en voyant des danarcs ? Danarcs de Cédines je suppose ? Cela me fiait inminifent plisiar, j'espère qu'ils étaient aussi évoumants que les danarcs de la tordette... Enfin merci beaucoup ;-)
Bonne roisée à vous.

Ecrit par : frasby | 01 juillet 2009

jE COMPRENDS CE QUE TU RESSENTS parce que j'ai vécu cela avec mon ancien hôpital; quand je repasse aujourdhui devant j'epprouve toujours une sorte de frisson ( il a été vendu aux américains pour en faire un hôtel super luxe) et déja il a subi pas mal de saccages derrière la façade qui pour le moment résiste parcequ'elle est encore classée monument historique....
HEUREUSEMENT JE SUIS EN VACANCE CE SOIR
BON CONGES A TOI AUSSI
AMITIE

Ecrit par : alex | 02 juillet 2009

@Alex : Sauf si l'on a moins de 12 ans, je crois qu'il y a peu de gens qui n'ont pas vécu (ou ) eu cette sensation bizarre de spoliation en traversant un lieu et en s'aperçant qu'on y détruisait quelquechose.
La mémoire ne dit pas tout à voix haute.
un hopital racheté par un hôtel ça doit faire quelquechose.
(De la douleur au plaisir et réciproquement) Tout dépend de l'endroit où l'on se pose.
Il y a à Villeurbanne, la très belle maison BAYARD (prêt à porter) qui a été classée préservée et fût (bizarrement) rachetée par je ne sais plus si ce sont les hospices civiles ou le tonkin mais l'hopital a ses installations aujourd'hui chez l'ex maison Bayard et la façade juste elle a été conservée comme une sorte de décor en carton pâte totalement jolie mais c'est absurde, puisque derrière les murs d'origine ont été abattus.
Pas de vacances pour moi, c'est un mot qui ne fait pas partie de mon univers (pas de retraite non plus !) mais je te souhaite
de profiter allégrement de ton temps libre. Merci à toi pour toutes tes interventions qui ont toujours été en grande résonance avec l'esprit de nos jours (et de nos nuits)
A bientôt .
Amicalement.

Ecrit par : frasby | 02 juillet 2009

Derrière ces lambeaux de murs, derrière ces ouvertures de fenètres, qui déchirent le coeur, - Des vies oubliées, des amours aussi, des guerres peut être, des scènes de vies ballayées par les bull dozers....c'est dur....et pourtant, il faut bien avancer....
Jack NYC

Ecrit par : Jack NYC | 07 juillet 2009

@Jack NYC : Des vies oubliées c'est très juste...
Scènes de vie balayées, notre lot commun. Votre commentaire fait echo gravement.
Mais pour ce quartier là, qui était un village très convivial que j'ai vu doucement s'enlaidir,(pour caser un maximum de gens dans un minimum d'espace construit très rapidement sans souci d'esthétisme, avec des manoeuvres immos qui nous dépassent), un quartier qui peu à peu devient "la zone" dans ce qu'il y a de plus nauséeux
je ne crois pas , mais vraiment pas, qu'il s'agit d'une avancée.
Merci de votre visite.

Ecrit par : frasby | 07 juillet 2009

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