dimanche, 26 juin 2011

Roman des plages

Esquisse d'un feuilleton de l'été élaboré à partir des propositions d'une grille de mots croisés, extraits d'un journal impunément volé chez mon chiropracteur préféré (je sais pas ce que c'est qu'un chiropracteur mais j'aime bien la sonorité du mot) vous comprenez, il fait si chaud dans nos contrées qu'on n'est plus à ça près (et puis juqu'où n'irait-on pas pour distraire son lecteur chéri ?). ll est clair que notre feuilleton de l'été est fortement déconseillé aux zélés z'hérudis aux artistes disposant de palmes académiques ou autres prix littéraires prestigieux, (toutefois, une dérogation sera arbitrairement accordée aux disciples de l'académie du charmillon sous l'oeil bienveillant de son président), ce roman (ou ébauche) s'adresse uniquement aux personnes aimant l'amour, (l'amour fou, l'amour vache), l'aventure et les joies du scoutisme, aux célibataires adoucisaux esprits "bon public" qu'un rien peut ébaubir et enfin à tous les amis des robes à croisillons et des sandales à brides.

Si vous n'aimez pas les brides ni les croisillons, cliquez donc, là où lire un savant ticket TongromanceF2072.JPG

La montagnarde de Paris s'intéressait aux oeuvres musicales d'un joueur de triangles nommé "Grosbide" qui racontait des blagues en mangeant des morceaux de viande. Quand il changea de résidence, il voulut aussi changer de métier devenir capitaine courageux pour plaire à la montagnarde de Paris, mais en devenant courageux délaissant ses triangles, il plût moins à la montagnarde qui lassée par ses démonstrations de courage, fit ses valises et s'en alla. Elle s'installa à Montmartre "place du chat qui chante" et rencontra un babylonien de passage au "Bar du chat qui chante". Elle conseilla à Grosbide d'aller jouer du triangle en Patagonie où l'on aimait à cette époque, follement la musique à papa. Grosbide courageux capitaine insista mais la montagnarde qui n'était pas du genre à se laisser mettre la bague au doigt, convoqua le babylonien (il portait des bottes de moto de la taille 53), il l'aida à se débarrasser de gros bide par une méthode qui de tout temps a donné de bons résultats.

Les deux amoureux mirent alors les voiles pour la Californie, où ils passèrent leurs jours à des parties de pêche, parfois, ils allaient boire un verre sur la plage, ils aimaient les sorbets à la mangue et les sirop de grenadine de la Maison Vedrenne, mais variant ses plaisirs à sa guise, la montagnarde commença à se lasser du babylonien, elle voulut voyager en Suisse, (un pays où elle s'imaginait qu'il n'y avait ni bateau, ni voiles), toutes ces joies maritimes à présent l'ennuyaient, mais hélas à Lausanne elle fût frappée de catalepsie, conséquence d'un rude choc émotionnel, en apprenant dans le journal, que Grosbide, avait perdu son sac de  triangles dans l'océan et s'était noyé malencontreusement, en sautant par dessus le bateau qui partait en Patagonie, c'était écrit en tout petit à côté d'une réclame vantant le mouvement des troupes scouts de Bâle dont le plus grand éclaireur s'appelait Alias Jonas. Alias Jonas déclarait même dans l'interview mentionnée "exclusive" raffoler du gratin de fenouil (avec du parmesan). Il  affirmait avoir plus de plaisir encore à le préparer pour ses amis, car lui même n'avait pas beaucoup d'appétit. Ca plaisait à la montagnarde cette idée de gratin de fenouil, c'était follement original, voire un brin érotique, qu'un homme pût s'intéresser d'aussi près à un légume qui sent si bon l'anis. Il était temps pour elle de laisser le babylonien.

Elle n'eut aucune peine à retrouver l'adresse de l'éclaireur des troupes scouts suisses. Elle se fit passer pour reporter des carnets de Sir Baden Powell. Alias Jonas, fort impressionné, lui donna rendez vous chez lui. Il était cultivé avait lu Montherlant, Hemingway et Toussartre, et en plus du gratin de fenouil qu'il faisait à merveille, il avait vu tous les films de Charlot, il possédait aussi des microsillons estoniens. Ca  plaisait à la montagnarde. Ils décidèrent d'aller ensemble sur les montagnes russes, c'était bien normal pour Alias Jonas d'honorer le désir d"une montagnarde de Paris, lui qui avait rencontré tant de femmes, se sentait si épris qu'il voulait lui montrer toutes sortes de pays. Ils partirent en camion direction la Russie, le camion c'était le véhicule préféré d'Alias Jonas, durant tout le trajet il raconta à la montagnarde l'histoire du"Vieil homme et la mer," la montagnarde avait les larmes aux yeux. Alias Jonas était un être merveilleux, ce serait la première fois qu'elle s'amusait autant avec un chef scout de la ville de Bâle. La foi du scoutisme irradiait en lui, il portait la joie en son coeur, un vrai point d'appui, pour la montagnarde. Toutes les femmes n'espérant rien d'autre qu'une épaule rassurante dans laquelle elles puissent se blottir toute une vie, la montagnarde fût tôt persuadée quelle avait trouvé là enfin, l'homme tout à fait capable de bouleverser sa destinée. Alias Jonas était un être qui ne tenait pas en place. Le dimanche suivant ils partirent à Cassis. Alias Jonas fût tout à fait heureux de voir la montagnarde de Paris nager entre les vagues avec son ombrelle, il n'y connaissait rien en nage avec ombrelles mais savait que c'était une figure difficile. C'est non loin des calanques, là où on n'a plus pied, que la montagnarde aperçut sur un petit canot pneumatique en forme de licorne, un champion d'échec aux yeux bleus...

(A  SUIVRE) ... 

Découvrez dès maintenant ce que vous réserve le prochain épisode : ICI

Il sera diffusé je sais pas quand, si on trouve une rivière qui soit pas pleine de miasmes où se tremper les pieds, un nuage ? Une claire fontaine ? (ô Dieux des bottes en caoutchouc ! muses des rigoles ! patron des marchands de parapluies, angelots des K Ways ! à genoux j'implore miséricorde, délivrez-nous de ce soleil malfaisant) à moins qu'on utilise la bonne vieille méthode américaine tout à fait indolore de monsieur Alias Jonas Eugène Parapluie... Je vous explique : vous commencez par un baiser ensuite il suffit d'avoir un parapluie et de trouver un pas de porte et une rue avec des poteaux sur lequels grimper et pis vous dansez et chantez. C'est pas dans l'ordre mais c'est pas bien sorcier. Après naturellement il pleuvra des cordes, et ça fera des heureux, n'empêche que si on rencontrait de temps en temps dans la rue, des gars comme l'Eugène Kelly, on serait pour la pluie éternelle, (enfin, moi ce que j'en dis...). Ci joint le tutoriel.

 

 

Photo : Première rencontre. La montagnarde de Paris accompagnant Grosbide (et son sac de triangles) au temps heureux de leur idylle. Vus à Lyon à la sortie du Shopi-Music de la rue des Fantasques (inutile de chercher dans les gougueuilles où se trouve le Shopi-Music de la rue des Fantasques, il a été entièrement détruit la nuit dernière par un éboulement monstrueux dû à la canicule, c'est bête, hein ? Enfin, toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé ou des épisodes rappelant curieusement ceux de votre vie, serait évidemment fortuite et vous m'en verriez affreusement désolée.

Nota 1 : Des barbapapas sont offertes gratuitement aux lecteurs malheureux qui ne partent pas en vacances et  éventuellement à  tous ceux qui  auraient quelques accointances avec le tonnerre (de Brest ou d'ailleurs) ou encore aux personnes influentes vivant de l'autre côté du ciel qui auraient, l'extrême bonté (si ce n'est pas trop leur demander) de faire tomber la pluie au plus vite, ça devient une question de survie, en les remerciant par avance.

Nota 2 : Il se peut que vous rencontriez quelques bugs techniques (assez gratinés) en faisant défiler les pages de ce pauvre petit blog, mais comme disait ma tante Francine, en voyant appararaître la mire de la RTF, "cette fois c'est sûr, ça vient chez eux". En tout cas, ça vient pas de votre récepteur mais peut être du navigateur (renard en feu) (?) Mes excuses plates et réitérées, aux lecteurs, ce n'est pas faute d'avoir tout essayé...

©  Frb  2011.

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Commentaires

Un chef scout de la ville de Bâle qui raffole du gratin de fenouil, ça nous change de ces chefs scouts qui se nourrissent exclusivement de flageolets en boîte, même si du coup les feux de camp doivent être moins animés (c'est un commentaire pour esprits "bon public" librement inspiré de cette scène de 'dumber et dumber', film culte où Jim Carrey fait un tabac en soirée avec un simple briquet, dans un numéro tenant à la fois du pétomane et du cracheur de feu).

J'ai hâte de suivre la suite de cette saga de l'été (y aura-t-il Ingrid Chauvin ?)

Écrit par : Fernand Chocapic | mercredi, 29 juin 2011

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Belle journée à toi, et sur les plages bientôt-? non ?

Écrit par : patriarch | mercredi, 29 juin 2011

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@Fernand Chocapic : Vous avez l'air de vous y connaître diablement en menus scouts (et en after...) On dirait (presque) que vous avez fait vos classes chez les louveteaux de Bâle (j'ai dit presque :)... Jim  Carrey je ne connais pas ce film j'avoue que cet acteur brutalise un peu ma nature (délicate) , il est over trop speed j'ai du mal à suivre, mais je veux bien réessayer,avec "dumber et dumber" bon. Elevons le débat, en parlant de délicate, Ingrid Chauvin, alors, oui on en rêvait, on la voulait mais comme on a un tout petit budget, on va peut être se rabattre sur Corinne Thouzet , en même temps on hésite, y a Véronique Genest (moins glamour mais plus près des gens)... Faudrait peut être demander aux lecteurs de voter, non ? Enfin ché pas, vos appréciations seront les bienvenues, Fernand , je compte sur vous ! :)

Écrit par : frasby | mercredi, 29 juin 2011

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@Patriarch, merci, merci, je passerai bientôt faire un tour par chez vous, les ponts de Normandie ça me parle;
Les plages en été ? non ! non et non ! surtout pas. Rien qu'à regarder le mot, "plages" ça me terrifie, je suis pas normale, la plage l' été, c'est trop compliqué pour moi, tous ces corps empilés sur le sable, ça m'angoisse, je préfère les églises romanes; les cryptes, les grottes, le gouffre de padirac ... Les plages en hiver, d'accord ou bien la mer mais sans la plage; enfin bon, bref...
Bonne journée à vous Patriarch.

Écrit par : frasby | mercredi, 29 juin 2011

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si vous engouffrez par Padirac (ciel !!en Aout je ne vous le recommande pas!!) pensez à me visiter, le Lot c'est notre antre
notre berceau fatidique comme dit Verlaine (cf les fenêtres de Metz) a bientôt Frasby....

Écrit par : catherine L | mercredi, 29 juin 2011

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@catherine L : Et vous citez ce doux Verlaine, en plus! oui "Padirac" c'est un peu comme "chiropracteur", j'aime beaucoup la sonorité et puis j'ai souvenir d'un maître d'école qui revenant de Padirac nous avait gratifié d'une sèance diapos inoubliable et d'une promesse d'un voyage scolaire qui fut au final annulé, peut être alors que je suis restée sur des images un peu délavées et sur ma faim (?) je ne connais toujours pas le lot, pas du tout, sauf les noms des villes que je trouve assez beaux, fait il si chaud en Aout qu'on ne peut pas y prendre le frais dans l'ombre d'un gouffre ? Enfin peut être pour le frais il y a des cafés arborés ? Merci pour votre invitation, je note et vous promets que si je passe à votre antre, je vous ferai signe,
A bientôt, ici ou là, et pour l'heure en tous lieux...

Écrit par : frasby | mercredi, 29 juin 2011

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Vous pourriez peut-être passer l'été à Eu, c'est une ville qui tombe souvent dans les mots croisés. Généralement la définition est 'trou normand', et effectivement, la ville n'est pas très folichonne. Au fait, je ne sais pas de quelles cases de mon cerveau sont sorti Ingrid et Jim l'autre jour. C'est terrible. Bonjour les références ! Je n'aurais pas dû en parler. Si vous regardez 'dumb et dumber', c'est sûr, vous allez m'en vouloir (ne le faites pas !). En fait, je conseille n'importe quel film ... sauf celui-là.

Écrit par : Fernand Chocapic | mercredi, 29 juin 2011

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@Fernand Chocapic : Vacances à EU, ça c'est une grande idée ! je suis allée voir il y a quand même un château avec une toiture violette so hype. Il y a une roseraie construite par Henri le Balafré, ça vous dit ? Il y a aussi des souris farceuses, des flacons de haute parfumerie, une "glass valley" et on raconte EU est peuplé de petits animaux en cristal doré, et vous osez dire qu'EU n'est pas folichonne, et ben Fernand :) ! elle est hénaurme, cette ville, c'est l'avant garde.Par contre je me demande comment on appelle les habitants, les z'Eux ? les z'Euses ? les z'Eudois ! a dit wiki... Pour Ingrid autant pour moi, je ne sais pourquoi mon cerveau aura glissé sur Corinne Thouzet et Véronique G comme sur une peau de banane (:-O!) Téfin a fait beaucoup de mal, vous savez, (le fameux "temps de cerveaux disponibles") c'est terrible. Mais c'est dans le paysage, comme dit JP Raffarin (je cite) :"on ne va pas se mentir", puisque ça existe voire insiste et qu'Ingrid and co l'été sont inévitables ; (pas de blâme) pour Jim, ok 'dumb dumber' j'oublie, mais j'ai vu un autre film où il était très bien, sorte de loft story au niveau d'une vie, "the Truman show" je crois, c'était pas mal, non ? Merci encore pour ^^EU^^...

Écrit par : frasby | jeudi, 30 juin 2011

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Bonjour Frasby, je suis passée chez Thaddée et je n'ai pas tardé à passer chez vous, merci de penser à moi !
La météo des plages est-elle toujours aussi délirante.
On s'éclate, sans même devoir ramasser les morceaux.
L'ombre, parfois, est d'un grand réconfort !

Écrit par : saravati | jeudi, 30 juin 2011

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Bonjour Saravati, l'ombre, c'est plus qu'un réconfort, ici à lyon, c'est une question de survie, (on n'est plus dans la littérature mais sur le dur de la caillasse , l'haleine de lyon est si peu désirable), et... rien à voir: j'ai découvert le surprenant blog de Thaddée via l'homme chocapic (ah mais quel jargon !), il faut donc que nous nous parlions par blogs interposés (on n'arrête pas le progrès ! :) puisque il y a des domaines configurés si bizarrement chez blogger qu'il m"est impossible d'y déposer ne serait ce qu'un petit bonjour (même en cochant sur la case anonyme, je dis ça pour Jean qui me le suggérait ça marche pas) tout se perd je ne sais où, et donc, je suis ravie de vous retrouver ici, je voulais vous dire que vous lis encore et même que me plaît votre petit dernier, (beau ! "l'oreiller suri") bien que ça commençait mal (pas vous,ni votre plume ;) mais votre héros "l'haleine chargée d'ail", peu de poète songeraient à y loger autant de désir, au final, bravo à vous, merci pour la visite, à bientôt qui sait ?

Écrit par : frasby | jeudi, 30 juin 2011

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