jeudi, 26 janvier 2012
Dix petits tableaux (VIII)
Huitième tableau : un drap noir éclairé par des biches
Nous avons traversé mille ans de parc en quelques secondes. Les tavernes étaient prises d'assaut, celles où nous avions l'habitude de finir nos soirées avaient été rachetées par un fabriquant de lunettes, pour un fond de l'oeil au propre dans un monde au carré. Nous n'avions plus d'endroit où nous retrouver, plus de vague ni de flou, nos aires de jeux étaient vidées, ratissées, balisées. Quand l'espace fût entièrement géométrisé, nos nouvelles fonctions assignées à ce carré nouveau, il ne resta rien de nos réjouissances, les nouveaux maîtres traquaient la transparence, l'authentique, le bon sens. Cette réalité vraie devait être appliquée à tous, "des mesures sans précédent", ils disaient, ils sanctionnèrent sans précédent. Nous n'avions jamais connu un tel zèle, un tel acharnement, à force de soupçons, ils arrivaient à fabriquer les preuves qui permettraient aux idées de l'oncle Edmond de prospérer, sous les vocables de liberté, de fraternité, tout ça se ferait encore ensemble, notre parc était balayé à petit coups singuliers, plus d'envers, on remettrait toute chose à l'endroit, chacun mènerait son combat avec cette volonté guidée par les formes courtoises, raffinées de notre civilisation. Nos jeunes ils appellent ça "la gagne". Nous étions très inquiets depuis que nous avions appris que l'oncle Edmond se présentait à la présidence, il avait de puissants projets, (on en a beaucoup entendu parler) qu'il menait en toute transparence. Son slogan, lui avait été suggéré par Madame Chausson, poétesse à ses heures, inspirée par les mots mêlés : "En route vers la vie vraie", (un succès), le slogan séduisait. Ce qui paraissait au départ une campagne improbable, explosait toutes les statistiques. La tante Yvette, déboussolée, continuait à nourrir ses passions, elle fuguait chaque nuit, imprudente et volage, elle s'était même inscrite au club de gymnastique, en nocturnes le mardi, jeudi, et vendredi, elle disait le "club de gymnastique" pour ne pas attirer les soupçons, en fait, nos lecteurs (trices) plein de sagacité, auront compris qu'il n'y a jamais eu de "club de gymnastique", le nom utilitaire cachait la petite guinguette sauvage tenue par Kiki Frivolette § la bande des poètes barbus alliés aux luthiers de Carthage, on y dansait, on y chantait, le vin coulait à flot, certains butinaient sans manières dans le jardin à papillons, d'autres voguaient, heureux au lac, sur des barques ou des pédalos, on y pêchait la carpe, on s'y roulait dans l'herbe, on fumait du tabac de Constantinople, on suçait de l'herbe de bison, on y parlait moins qu'à l'accoutumée, au lieu de mots d'amour, on goûtait l'amour fou dans les chambres sur de grands lits à balancelles où le soleil entrait même en pleine nuit (mais oui !). Ces guinguettes tiendraient bon, tant que l'oncle Edmond ignorerait leur existence. Ceux qui les fréquentaient faisaient très attention, l'oncle Edmond avait des accointances... Un mot de travers, un adjectif de trop, et hop ! il en serait fini des aises et des fredaines. Parfois, la Tante Yvette, elle se voyait en première Dame de France grimpant en robe du soir les marches d'escalier de l'Elysée. Pas "grimpant", "gravissant". Ou plus exactement, elle ne s'y voyait pas. "C'est quand même moins sorcier d'être première dame de France que de travailler dans la caisse au Mammouth, Vinzou ! il faudra bien t'habituer !" hurla l'oncle Edmond. -"Oui, mais, t'es drôle ! comment je vais m'habiller quand on ira manger chez les messieurs dames de l'Europe ? Je vais quand même pas aller dîner chez les Merquelle avec ma gabardine à pois imitation panthère." -"Ah ben punaise ! avec les bonnes femmes, y'a des coups de pieds au cul qui se perdent ! c'était tout l'oncle Edmond, (il est comme ça, c'est sa manière, "la tendresse à l'ancienne") -"t'auras qu'à mettre ta gabardine à pois imitation panthère", (L'oncle Edmond était un peu sourd, et plus précisément à toutes propositions qui n'étaient pas les siennes), "les autres n'avaient qu'à le suivre et pis c'est tout". La Tante Yvette, le jour, commençait d'emballer les affaires en vue du déménagement qui se profilait du côté de l'Elysée, la nuit, elle vivait ses vies de princesse, faut croire que ça faisait passer le reste. Une nuit, elle était même allée à Rome avec un homme charmant qu'elle avait croisé par hasard à la guinguette gymnastique, il s'appelait Grégoire, il était très intelligent, elle l'aimait, comme elle aimait son Alphonse, ça faisait rien de varier les plaisirs, des gars plein d'attention, on peut bien en aimer plusieurs, elle n'avait jamais connu ça, la tante Yvette, cependant, il devenait de plus en plus difficile de s'enfuir parce que l'oncle Edmond, la nuit, ne dormait plus aussi longtemps, très occupé qu'il était, fourré dès 4 H00 du matin, dans les livrets de famille, recopiant les archives du cadastre, mesurant, découpant, dans le but d'affiner son programme : dresser des listes blanches, des listes noires avec les noms des gens à mettre dans des catégories bien spécifiques : d'un côté les gentils, qui seraient dans son gouvernement et obtiendraient un vrai contrat de travail, de l'autre, les méchants qu'on surveillerait de près, et ceux qui étaient ni bons ni méchants, feraient des travaux d'intérêt général ce qui leur permettrait de réfléchir au fait qu'on ne vit qu'une fois et que dans la vie on fait pas toujours ce qu'on veut, pour leur apprendre etc... L'Oncle Edmond s'occuperait des "plait-il" à qui il fallait toujours répéter les choses plusieurs fois, d'ailleurs, les promoteurs Dubalet § fils commençaient à construire des bâtiments pédagogiques pour eux bien spécialement, situés juste au milieu du parc, ils remplaceraient la plaine africaine ; avec la peau des éléphants qu'on ne pourrait pas garder celle des girafes et des grands zébus congolais, on relancerait les emplois de la tannerie pour fabriquer des vrais tapis français. Il faudrait aussi recentrer "les quand même", qui pinaillaient toujours pour des broutilles, à ces tatillons éternels on fournirait des postes-clefs, de la pinaille officielle, dans des gratteries de papiers, de belles usines en fer à la place de la roseraie, c'était prévu, ensuite, on recenserait les classes actives, l'oncle Edmond les diviserait en sections bien précises : les amateurs, les pros, les antis, les artis, les commerçios, les métallos, les pédagos, les battus, les battants, la France qui souffre, la France indisposée, la France qui marche droit devant, la France qui regarde dans le rétroviseur, la France qui consomme le changement, la France qui cultive ses lauriers, la France (pas toujours bien française) qui ne met pas ses ordures dans les bonnes poubelles, la France qui mange le pain des français, la France qui se construit à partir de la France du futur sans toutefois renier les valeurs du passé, la France des outils et des matériaux, la France qui part en vacances à Courchevel, la France qui reste là et la France des français qui en ont marre de la langue de bois... Etc... L'oncle Edmond s'occuperait personnellement de tout cela, enfin, l'espoir tranquille, pour une fois que ça arrive... ! C'était un petit bout du programme, mais déjà l'oncle Edmond attirait les médias et les réseaux sociaux. Les gens avaient besoin du "parler vrai", s'il n'y en n'avait pas un dans le tas pour parler vrai, où irait-on ? D'ailleurs pour parler vrai l'oncle Edmond s'en tirait bien mieux que les autres, (pardon, les autres), tout ça pour vous dire un secret - mon secret - puisqu'on est entre nous et qu'on forme une vraie famille tribu, communauté - mon secret - par souci d'honnêteté je dois spécifier pour éviter toute confusion, que le parler vrai n'est pas une formule de mon invention, désolée de décevoir ceux qui longtemps ont cru en ma parole souveraine donc, c'est pas de moi, c'est pas moi !moi non ! moi non ! moi non ! c'est l'autre msieur ! pas moi ! c'est LUI ! moi je serai plutôt pour le parler rien.
- "Très bien" a dit le Docteur Guy Baudroit, "on va arrêter là, je crois qu'on s'est tout dit. Melle Murielle va vous donner un drap.". -"Un drap ?" Ai je répondu. -"Un drap. C'est moins encombrant qu'une brouette vous ne trouvez pas ? " -"Si, bien sûr, mais un drap, pour quoi faire ?" -"Pour traverser la rue, pour rejoindre le parc sans ennuis, si vous voulez aller à la guinguette, je ne vois pas d'autre solution". Il est très compétent, le Docteur Guy Baudroit. Mille ans en quelques secondes, pour retraverser le parc en sens inverse, si on n'y pense pas trop ça va, mais dès qu'on prend conscience du nombre de pas que ça représente depuis le début, on tourne ça en tous sens et après, on ne sait plus mettre un pied devant l'autre. Des millions de milliards de pas, (c'est comme l'histoire drôle du mille-pattes, mais non, n'insistez pas, je ne la raconterai pas, entre gens comme il faut, on ne se raconte pas des histoires de mille pattes, voyons!), donc, nous disions, des millions de milliards de pas, le premier pas, celui qui vient juste avant que les milliards d'autres suivent, on aurait presque honte de montrer ça, comme s'affirmer devant le monde, dire ce qu'on pense, être soi, il faut s'y reprendre à plusieurs fois... J'ai attrapé mon drap. Un drap (me suis-je dit) c'est aussi un moyen d'éviter les Chausson. Le docteur Guy Baudroit rajouta -"je vous confie un drap, mais ne dites pas que c'est moi, c'est un secret thérapeutique, personne ne doit savoir" -"si c'est un secret, j'ai répondu, je n'en toucherai mot à personne, vous pouvez me faire confiance, moi, je vous promets, personne ne le saura, vous avez ma parole !". C'était promis, je crachai par terre, croix de bois, croix de fer, puis levai la main droite pour jurer sous mon drap. Le Docteur Guy Baudroit me guida vers la porte de sortie, j'étais devenue invincible, invisible, ou peut-être les deux, je ne sais pas.
Photo : Un drap noir et la nuit éclairés par... Saisis dans les cieux insensés d'un village nabirosinais. Un vol de biches (chamois, daims et tendres élans, bien sûr) ont réchauffé la nuit d'un rude hiver, en attendant le retour de Paul, et de Herr Zack Einstein (quand tu veux)... Merci à Whom, pour les effets spéciaux, à Marc pour les voyages offerts. Ce billet est soutenu par la société protectrice des guinguettes, et a été encouragé par les bugnes de la Tante Yvette.
© Frasby / Whom 2012.
18:34 Publié dans A tribute to, Actualité, Affiches, panneaux, vitrines, Art contemporain sauvage, Arts visuels, Balades, Ciels, De la musique avant toute chose, De visu, Impromptus, Le nouveau Monde, Le vieux Monde, Mémoire collective | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dix petits tableaux (8), huitième tableau, un drap noir éclairé par les biches, humanités, no societé, déambulations, fantaisie, poésie, principe de réalités, présidentielles, la france, tartufferies, oncle edmond, la tante yvette, le docteur guy baudroit, comportements, gai désespoir, poncifs, solitudes, multitudes, présent, passé, futur, promesses, papotages, faiblesses, pouvoirs, inanités, apparences, rien, les langage, dame de france, hiatus, cervidés, férocités, guinguette, régner, résister, traverser la rue sous un drap noir, fluxus, désordres, nids perliens, anton klima, ben vautier, être soi, le contre, le pour, le vrai, le beau, lézards |
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Commentaires
Très beau billet plein de belles choses, de bugnes et de merveilles ! C'est un voyage total. On en ressort un peu déboussolé, comme si on avait traversé la rue sous un drap noir à la recherche d'une guinguette que jamais nous ne trouvâmes, pour cause de volets fermés (http://www.youtube.com/watch?v=94CmWCNiiCM).
Écrit par : Fernand Chocapic | vendredi, 10 février 2012
Répondre à ce commentaire@Fernand Chocapic : Merci pour "le voyage total", vous me rassurez tout n'est pas refroidi au buffet ;-)
dégager la boussole c'était un peu l'idée, hum... Mais bon, frivole, l'idée :) Votre choix de Dick Annegarn, est merveilleux, j'y vois une cerise sur la bugne, la tante Yvette exulte et vous confirmez joliment la petite idée qui nous trotte dans la tête, qu'avec la musique on peut tout, vraiment tout dire en plus vite et en mieux. Pour vous remercier je vous offre une de ces chansons sorties du fleuve incontrôlable du Dick qui décanille les digues et force l'admiration, composition totale à s'en étourdir, dans le même esprit, of course:
http://grooveshark.com/s/La+Transformation/3STi71?src=5
La guinguette que j'ai photographiée en 2008, a été dégagée du balai ! : "c'est bin partout Vendenesse" , ce proverbe est tiré de l'amusette d'un lapin polymorphosé, en salopette, que j'ai croisé pour de vrai ! hé oui, la vérité existe ! quand ma machine à pneumatiques le voudra bien, je vous le présenterai...
Écrit par : frasby | vendredi, 10 février 2012
Répondre à ce commentairela petite guinguette sauvage tenue par Kiki Frivolette !
ah diantreblou ! ah icelle guiguette !
ah cette chère Kiki !
ah la la ! tu t'en souviens Yvette ? (allez allez !ne mignardise pas ! parle vrai ! tu t'en souviens n'est ce pas ?)
je dis pas que le petit blanc de chez Kiki était "premier cru" ou "première pression à froid" ou "norme AB" ou "certifié sans OGM" mais il était toujours frais et plaisant au gosier , non ?)
mais le fichu petit cabot frisotté de la Kiki , j'avoue que moult fois j'eus envie de l'occire ce bestiau , il jappait ah que c'était une horreur, comme un castrat napolitain que le castreur aurait raté , c'est dire !)
Écrit par : hozan kebo | lundi, 13 février 2012
Répondre à ce commentaire@hozan Kebo : Mais j'vous reconnais, vous ! ah, le keke ! cte corrida ! avec son fichu diantreblou ! c'est ki s'en est passé à la guinguette, heureusement qu'on nid dit pas tout, vinzou ! vous z'y avez pas un peu fait du plat à la Tante Yvette ? Du plat de mûrons, épi , épi, kiséka dit que le pti blanc il était pas du premier cru ? Que les gens après y vont penser qu'on servait du Monbazillac, on oserait tout mais pas ça ! c'est sûr qu'on n'a pas regardé de trop près si y'avait des OGM à partir d'une certaine heure les normes ça passe dans la valse amusette, enfin si c'était plaisant au gosier c'est toujours ça que la "France Morte" aura pas !
http://s.tf1.fr/mmdia/i/26/1/2-10646261zrdwc_1882.jpg
Pour le cabot frisotté, on a frisotté le scandale, sauf qu'avec vos histoires faudrait que Roger de la Grosnes rapplique avec phonfonce les gros bras, y'a les gars de l'orchestre à Gino Napoli qui sont en bas avec les mitrailleuses, y sont pas bien contents...
Écrit par : Kiki Frivolette | jeudi, 16 février 2012
j'en ai la tête qui tourne de vos guinguettes !!mais aussi de redescendre de ma montagne - 20 tous les jours ça glace un peu les neurones ...non non pas à Courchevel j'ai beaucoup pensé à vous vers Lyon....et me voilà chez vous Frasby ....renouant avec l'univers d'Yvette et de Madame Chausson pas encore dénichée mais elle reste obsédante...
Écrit par : catherine L | mercredi, 15 février 2012
Répondre à ce commentaire@catherine L : Oui, ça tourne la tête la guinguette on fermera ses volets tout va rentrer dans l'ordre. La montagne, j'aime ! chez vous c'est un super voyage en Ice cream (la boîte aux lettres un vrai coup de coeur, si j'ose dire (:O !) -20° c'est impressionnant. C'est gentil de penser à nous, en passant vers Lyon, j'étais en voyage, mais la prochaine fois faites un détour, un petit mail et hop ! arrêtez vous à Lyon, je vous emmènerai au Mondrian vous faire goûter les bons cocktails de Max + la chaleur humaine + la musique de beatnik des Dijizes, les neurones ils seront chauds bouillants. Pour Madame Chausson, and co c'est quand vous voulez, dès que vous les trouverez, on y animera les personnages, voilà une belle idée ! à suivre si vous voulez, je vous propose les portraits robots des messieurs dames et vous nous les cherchez dans la vie vraie (une proposition malhonnête oh oh ! :) Il y a de saines obsessions
j'y crois, courage !
Écrit par : frasby | jeudi, 16 février 2012
Répondre à ce commentaireQuel usage magistral d'internet ! Quand on m'a expliqué ce qu'était le web, il y a dix ans, c'est ça que j'imaginais. Mais c'est la prmeière fois que je le vois pleinement réalisé. ça me fait un choc ! (et je mesure le boulot) Je vous relaie sur Facebook immédiatement
Écrit par : l'hérésie tranquille | dimanche, 19 février 2012
Répondre à ce commentaire@l'hérésie tranquille : Vous plaisantez ? J'ai relu plusieurs fois, il est beau le commentaire mais c'est le monde à l'envers.
Il y a 10 ans, mes amis causaient web, j'en étais à la roue, sinon j'ai souvenir d'avoir lu des "tout l'univers" à la très grande médiathèque de Babel, il y a longtemps et je trouvais qu'il leur manquait un "petit truc" à ces livres...
Nous y sommes. A présent, on attendra que les gougueilles inventent un bouton "téléportation". Imaginez à quoi ressembleront nos pages quand nos phrases ou images ne relieront plus d'autres pages mais des objets et pourquoi pas des gens ?
http://www.tsr.ch/video/decouverte/2683584-la-teleportation-quantique.html
Écrit par : frasby | lundi, 20 février 2012
Répondre à ce commentaireImaginez à quoi ressembleront nos pages quand nos phrases ou images ne relieront plus d'autres pages mais des objets et pourquoi pas des gens ?
aaaaaaaaaaaaaaaaah non ! horror horror horror ! cliquer sur un "lien" et se retrouver illico en temps "réel" chez m'dame Michu qui vous impose une tasse de tisane "fait maison" ou chez Totor vous proposant une tartine de saindoux à 7h du mat pour tremper dans le bol de café au lait qu'il vous tend !
dans la real life on arrive plus ou moins à voir venir les zembrouilles de cette espèce !
Écrit par : hozan kebo | lundi, 20 février 2012
Répondre à ce commentaireMais pourquoi a-t-on confié la téléportation à des chercheurs suisses ? Ils déplacent un photon et ils appellent ça de la téléportation : c'est de l'abus de langage ! Normalement, la téléportation, c'est beaucoup plus cool que ça (il faut déplacer au moins, je ne sais pas ... un futon, pour que ça vaille le coup !).
Il y a quelques années, ils avaient déjà fait une campagne de pub similaire pour l'accélérateur de particules du CERN. On voyait une poire qui était envoyée d'un côté de l'anneau à grande vitesse et une pomme qui était envoyée de l'autre côté et les deux fruits allaient tellement vite que quand ils se rencontraient, le choc donnait naissance à une orange (ou à une grappe de raisin). Inutile de dire que rien de tel n'a jamais été observé. Il s'agissait en réalité d'entrechoquer deux petites particules invisibles à l'oeil nu pour créer une troisième petite particule tout aussi invisible à l'oeil nu.
Tout ça pour dire qu'on nous fait miroiter monts et merveilles alors qu'en réalité, ce n'est pas encore demain qu'on se retrouvera chez m'ame Michu en cliquant sur un lien ...
Écrit par : Fernand Chocapic | lundi, 20 février 2012
Répondre à ce commentaire@hozan Kebo : il faut être un sacré poète pour aller imaginer téléporter une tartine de saindoux à tremper dans le café au lait à 7 H00 du mat' chez Totor, c'est rude, ça ! rien que le lait dans le café, à n'importe quelle heure est un crime contre la bonne humeur mais avec la tartine de saindoux dedans, c'est risqué, vous pouvez dire adieu à la Grosnes, aucun retour possible ! sinon, hormis le saindoux, qu'on bannit, on ne change rien on ajoutera l'incarnation à volonté, ça changera tout, imaginez un grand brunch cybernétique avec nos avatars et tout, vous choisirez vos amis, votre menu, et il y aura des zazars plus ou moins surprenants comme dans la real life. L'avantage avec les nids perliens quantiques, c'est qu'on pourra s'inviter chez vous en 1 click pour goûter les mûrons, pis la cave, un peu, non ? :) notez que si ça se trouve Madame Michu est ptêtre toute mignonne alors vous z' y pourrez négocier une little bise barbue par dessus la tisane, pis après ça vous fera des poèmes par exemple : "le portrait du poète sur les genoux de la dame à la tisane" je suis sûre que vous ne l'avez pas encore écrit celui là, eh bin, grâce à la téléportation en ligne, vous l'écrirez un jour
Sinon je suis d'accord avec vous, les embrouilles dans la real life, en général on s'en arrange, sur le net, parfois, c'est assez kafkaïen. A choisir je préfère encore la biscotte au saindoux s'il faut choisir ... En attendant je vous offre un bon vieux click à l'ancienne :
http://grooveshark.com/s/Are+Friends+Electric/3JBrj0?src=5
Écrit par : frasby | mardi, 21 février 2012
Répondre à ce commentaire@Fernand Chocapic : Pourquoi ? eh bin parce qu'ils ont oublié de nous le demander à nous ! et puis en Suisse ils ont les banques et le chocolat, ils nous racontent que les particules sont invisibles pour nous faire croire qu'ils font des recherches en fait ils se cachent sous la montagne du Gran Sasso pour manger du chocolat, et nous on n'oserait pas faire ça.
Je vous remercie d'avoir eu le courage de tirer la sonnette d'alarme, car il y a abus de confiance, on nous ment !
comme vous, je crois que quand on sait déplacer un futon, (même un tofu) on peut se faire une téléportation très sympa, j'ai pas mal regardé Startrek, j'ai bien vu comment les gars ont fait avancer la science avec beaucoup d'humilité, j'ai lu dans les internettes qu'ils avaient inspirés la Nasa, alors hein ! eux au moins, ils se vantaient pas, ils se téléportaient et puis c'est tout ! quand on a vu ça, une fois on sait que ça a existé, donc ça ré-existera differement (j'y reviendrai)... Vous parlez de l'accélérateur de particules, je suppose que vous évoquez le grand collisionneur de hadrons qui recrée les conditions ayant existé juste après "le big bang", ne pas confondre avec le Big Bang de Michel Fugain quoique là encore, sacrée affaire, qui nous prouvera que tout est lié (cf. "fais comme l'oiseau", je vous épargne) figurez vous que j'ai été missionnée en 2009, par le Cerf lui même (eh oui) pour suivre bien autre chose qu'une particule, mon rapport s'appuie sur des faits concrets qui ont été vérifiés observés et confirment vos théories, c'est une affaire accablante pour le Cern lisez plutôt
http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/11/11/gravillon.html
Sinon cette histoire de pomme et de poire qui donne naissance à une orange (ou à du raisin) est très poétique, ça rappelle les surréalistes et c'est pratique quand on reçoit du monde à l'improviste, mais je me demande si le Cern n'aura pas encore piqué cette idée à Sacha Distel... ( vous voici épargné 2 fois :)
Quoiqu'il advienne, la science donne raison à vos théories,
si nous nous téléportons ce sera peut-être autour de l'an 7000 ou 8000 à supposer qu'on ressucite d'ici là, parce le corps de madame Michu, le votre, celui de nos amis, comptent un nombre tellement vertigineux de particules que des petits filous se sont déjà amusés à calculer ce qu'il en coûterait pour toutes les particules à "désintégrer" à un endroit, pour les réassembler en un autre endroit, et que tout ça réapparaisse dans l'ordre ! cela nécessiterait une puissance égale à deux millions de bombes atomiques, chaque fois, dit on...
http://grooveshark.com/s/Apples+And+Oranges/3W8soi?src=5
Écrit par : frasby | mardi, 21 février 2012
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