Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Manset : "1975"

Manset : "1975"

Artiste : Gérard Manset

Éditeur : Album original, Pathé-Marconi - 1975

Année : 1975

Manset, album aussi connu sous le titre "Y a une route", et dans les rééditions suivantes "Il voyage en solitaire", est le quatrième album écrit et composé par Gérard Manset en 1975. Constitué de neuf titres, l'album fit connaître le chanteur au grand public avec son 45 tours, et improbable «tube», Il voyage en solitaire. Les titres de l'album furent remixés plusieurs fois par Gérard Manset, en 1988, en 1995 et en 1999. Les rééditions connaissent des variations et des différences dans l'ordre et le choix des titres. En 1988 Un homme étrange disparaît de la réédition remixée pour EMI, en 1995 sont intégrés des titres issus des albums Rien à raconter (Les Vases bleues et Rouge-gorge ce dernier étant déjà intégré dans la précédente réédition de 1988) et 2870 (2870 et Amis). En 1999 sont ajoutés Ton âme heureuse et Un homme une femme, toujours de l'album 2870. L'album est édité par Pathé-Marconi (C064-13038 - 1975).

Peintre, photographe, écrivain, c'est surtout pour sa carrière de musicien que Gérard Manset est connu et reconnu en France. Une carrière originale puisqu'elle s'est construite sans aucune (ou presque aucune) apparition télévisée ou radiophonique depuis ses débuts, et surtout sans aucune prestation scènique depuis 30 ans. C'est donc grâce à la qualité de ses disques, à la fidélité de son, et aussi un peu grâce au soutien d’un public très fidèle très souvent éclairé par la presse écrite et spécialisée que la réputation de Gérard Manset s'est faite. Une carrière audacieuse puisque l'artiste ne fait aucune compromission sur son art dont la poèsie reste encore unique aujourd'hui. C'est ainsi que dès 1970, il sera le premier musicien français à composer et produire un magnifique concept album "La Mort d'Orion", (plus d'un an avant le "Mélody Nelson" de Serge Gainsbourg orchestré par Vannier).

Ce quatrième album de Manset deviendra un véritable tournant dans sa carrière, puisqu'après le succès critique, il va lui amener le succès public, surtout grâce aux deux premiers titres, tubes assez salutaires, dans nos petites enfances aux oreilles saccagées par la crétine variette de minets à paillettes, mais les tubes de manset tiendront longtemps la route, pas seulement nostalgique, devenus des classiques, ils seront même repris d'hier à aujourd'hui par de multiples artistes. Ce succès ouvrira aussi momentanément les portes des médias, à Manset, réfractaire, pour la seule fois de sa carrière, une porte qu'il se dépêchera de refermer avec le disque suivant "Rien à raconter». Le ton était donné.

Cet album 75 comporte 8 titres plus une neuvième plage en reprise de "Y a une route". Par la suite,d’autres rééditions (précisions ci-dessus) re-combineront les agencements des plages ajoutant des nouvelles créations, tandis que d'autres disparaitront. Pour cette chronique on s'en tiendra à l'original sorti en vinyl, et bien sûr disponible en CD et autres immatériels...

On le sait, désormais, en plus d'être un artiste protéiforme, Gérard Manset est aussi un grand voyageur ; d'ailleurs dès la fin des années 70 certaines de ses compositions prennent des tonalités plus lointaines, plus exotiques, (re -découvrir ainsi dans la foulée le très simple et très beau "Royaume de Siam», est tel un appel d'air. L'envie d'aller plus loin est déjà très présente dans cet album, sur les deux premiers titres, évidemment, et par la pochette du vinyl : une superbe photo en noir et blanc où l’on voit la silhouette de Manset seul sur les quais de la gare Saint-Lazare, prêt au départ.

"Y a une route" a l'honneur d'ouvrir l'album. Magnifique ballade en forme d'invitation au voyage. Un voyage qui ne serait pas de tout repos, voyage dangereux, vers l'inconnu, avec "des oiseaux aux yeux malades" et "une fumée qui fait peur»…

Source inspirée par
http://polarock.canalblog.com/archives/2013/01/28/26269852.html

Pour écouter l'extrait, passez la pub, et c'est ICI

Publié dans Electrophone | Lien permanent