06 septembre 2009
Le temps qu'il fera mardi
Il est rare que le bulletin météo m'attendrisse à ce point. C'est ainsi, en tournant la molette de mon poste TSF, que je tombai sur je ne sais quelle radio m'annonçant le temps prévu pour la semaine à venir. Et, ce qui me charma tout à fait fût l'annonce du temps prévu pour ce prochain mardi 8 septembre 2009. Je vous la livre telle qu'elle me me fût donnée :
"Ciel beau partout, hormis en Lorraine, où on notera la venue d'un nuage."
Un nuage en Lorraine ! N'est ce pas adorable ? Seul et unique nuage qu'on pourra voir en France ce jour là. Je ne vous cache pas que je serai assez prête à faire l'aller-retour Lyon-Lorraine dans la journée pour voir ça. Je raffole de ces petites exceptions qui empêchent le ciel de tourner au bleu uniforme et tout le reste en rond. Peut-être, demanderai-je à une lorraine de ma connaissance de me ramener quelque clichés, mais selon le bulletin de l'heure qu'il est (et qui m'échappe toujours), je crois qu'elle se trouve justement à Lyon...
Photo : Ciel du dimanche sur la colline. Comme celui d'un lundi sous le ciel de la Tabareau. Lyon. Septembre 2009. © Frb
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16 août 2009
Comme un dimanche
"Ce jourd'hui 7 Août 1766, en vertu des pouvoirs qui m'ont été accordés par Mgr l'Evêque de Mâcon, je soubsigné, curé de Varennes et la Clayte ay béni une cloche du poids de 421 livres au prix de 618 livres, pour être placée dans le clocher de Sainte Avoye, dudit La Clayte, à laquelle cloche a été donnée le nom de Marie-Charlotte [...]"
"Bénediction de la cloche de Sainte Avoye". 7 Août 1766. Source : "La Clayette, hier et aujourd'hui" par F. NADEL, 1989.

Les cloches ne sont plus ce qu'elles étaient. Il est très loin le temps où l'on donnait des noms aux cloches. Très loin le temps, où quand sonnait le glas, une rumeur incontestable courait de maison en maison, et l'on disait de source sûre: "Quelqu'un est mort, c'est la Marie-Charlotte qui me l'a dit."
La Marie-Charlotte, hélas, je ne peux pas trop vous en parler, je ne sais pour l'heure rien d'elle précisément , et je ne peux pas non plus vous la montrer, invisible et trop haut perchée, pas plus que je ne peux vous montrer les peintures murales de cette église (on dit chapelle) qui ont été retrouvées, en assez mauvais état, difficiles à dater, mais dont la plus ancienne, semble être originaire du XVem siècle. Onze personnages sont représentés et une liste de noms et prénoms féminins ont été trouvés, 20 dont 16 seulement sont lisibles. L'histoire ne nous dit pas si la Marie Charlotte y figure. Mais l'enquête se poursuit...On retrouva aussi quelques blasons, des noms de saints et une vasque d'où s'échappe un bouquet de fleurs...
Nous reviendrons sur ce sujet un jour, quand je pourrai accéder à l'intérieur de la Chapelle Ste Avoye, pour essayer d'attraper quelques fresques (ce qu'il en reste) et les amener à la surface de certains jours.
Quant au nom (et au son) des cloches qui constituèrent pendant plusieurs siècles (quand même) le principal moyen d'information de masse, elles ne pouvaient sonner, ni être affectées au culte, encore moins être placées dans le clocher sans avoir été préalablement bénites. Chaque cloche portait alors un nom qui lui était attribué lors de la "Bénédiction des cloches". Mais ce n'est pas tout... A cette occasion, elle était revêtue d'une aube blanche parée de dentelles, lavée à l'eau bénite, ointe et parfumée par l'officiant. Entourée d'un parrain, et d'une marraine, elle portait les noms inscrits sur sa robe. Son nom de baptême était plus ou moins lié à celui de son généreux donateur. Je ne ferai pas mon Vermot quant à la manière qu'a aujourd'hui notre société de traiter ses cloches car elles ont souffert bien avant, (hop là ! trêve de digression, on enchaîne !). A la révolution, on décida de les "faire taire", après qu'on eût bien martellé les visages ou les mains du Christ et des apôtres au tympans des églises. On enleva les cordes des cloches et quelques unes furent enterrées. Nul ne raconta jamais comment se passa l'enterrement des cloches... C'est sans doute parce que l'histoire nous revient toujours avec plusieurs sons de... ?
Photo : La Chapelle St Avoye côté parvis. Des pierres roses, une façade fragile, qui respire encore l'abandon mais plus pour très longtemps... Au clocher on devine la présence de Marie-Charlotte, veillant en douceur sur les ruines. Nul ne sait si cette fenêtre s'appelle Marie-Antoinette, ou Gertrude...Difficile de vêtir une fenêtre d'aube blanche et de si loin, l'oindre.
La Clayette. Août 2009. © Frb.
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29 juillet 2009
La pieume du Nabirosina (V.O.)
En Afrique on dit que quand un vieillard disparaît, c'est une bibliothèque qui brûle, peut-être en est-il ainsi de certains dialectes ? Le parler provincial, je veux dire, le patois, qui était jadis un dialecte, a cessé d'être cultivé, jusqu'à se déliter et parfois subir un dénigrement tel, qu'on ne vit plus en lui qu'un parler pauvre, parfois grossier. En fouillant dans de vieilles malles, j'ai retrouvé des fragments de journaux nabirosinais, des articles découpés, dont une petite histoire issue d'une rubrique cultissime publiée dans le journal local "La renaissance", datant des années 1990, 1991, (peut-être avant ? Les dates n'étant pas spécifiées, j'émets quelques réserves, en attendant de vérifier). Cette rubrique était signée "Le père Mathurin", et je crois que partout, dans les chaumières, (surtout celles de "Tçarolles" et ses environs), on aimait bien le lire, ce "billet du Père Mathurin" comme pour retrouver ce temps où les nouvelles n'allaient pas si vite, et où il était bien agréable "d'causer l'long d'la route"...
Voici un petit extrait du travail d'Mile (retrouvé par "le Père Mathurin" qui n'était point curé), et si vous ne savez pas qui est l' Mile, on vous le dira demain, tout en éclairant votre lanterne sur cette histouère de "tsateugnes et de pouèle"...
"Y'éto vé les anhnées vingt cinq, le fils - l'ancien tcheulé d'la Vavre - s'en v'ni veilli avec sa feune, la Génie, apeu leu feuille, la Guite. Y'éto la rendue. Nos avins été vé z'eu la fin d'l'anhnée passée. L'temps m'deuro qui z'arrivint pas...To p'un coup les v'là. Nous les entend chapter p'la co, posant leu chabots à la pôrte vé l'potadzi. Chtez vo l'tour du pouèle, mettez voté pi su la tablette ou dans l'fornio si vous ai fré. Et n'y v'là parti su la guerre, de Ham à la forêt de Paroy - des histouères à faire des livres, évacuation des blessés, entendues cent coups. Avec men père, au l'éto d'la classe 93, l'aute d'la 94 et trop vieux, y z'avint été veursés dans les territoriaux. Un moment après, ma mère a mis les tsateugnes su l'fu, apeu le mieux, y'est l'saucisson qu'cueillot à ptché fu, qu'envio un goût à faire baver un tsin tellement qu'y chintot bon. Mais v'là ti pas qu'd'un coup, le gros tsin na se manque avec le gros matou gris, qu'étint coutsi d'so l'pouèle , et à coup de dents a peu d'griffes. L'coyer du tsin s'prend dans n'un boulon qu'bridot l'pouèle et le v'là parti avec l'garlot su l'dos p'la maijon, les teuyaux san d'sus d'sos, un gros feurdzin, les deux casseroles renveursées qu'fan eune femère autant qu'eune chaudgère. Men père a arrêté l'tsin à grands coups d'chabot su l'crâne, à la pôrte d'la maijon. Après la peu passée, y'a fallu to mettre en piesse, y fallo prendre des m'tinhnes pe pas s'breuler les das, apeu balier la cheurre sus les carreaux. C'ment y'éto à peu près queu, nous s'sen mis à tabye c'ment si y'avo ren ézu. Y'avo minhme pas enl'vé l'appétit. Après l'fromadze, l'café, la goutte a peu ma fois, à l'arvoyeure et à l'anhnée qu'vint !"
Photo : Sur la grande route de la maison du fils d'l'ancien tcheulé de la Vaivre quelquepart entre Montrouan et le hameau des "Combes"... Juillet 2009. © Frb
05:07 Publié dans A tribute to, Balades, De visu, Le vieux Monde, Mémoire collective, Pépites | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dialectes, patois, parler, nabirosina, vieux monde, le père mathurin, charolles, province, passé, plume, chronique, pays
28 juillet 2009
La pieume du Nabirosina (V.F.)
"Dze sais pas si vos connaissi l'Mile : aul a passé pas loin de quarante ans à la coopérative de Tçarolles, aul a entendu causi du patois de totes les acabies et vu qu'aul avot pas ses oreilles dans sa potce apeu qu'yetau pas un beurdin, aul a pensi que si eu peurnot le temps d'y écrire, y servot comme qui dirot d'pense-bête à tous tcé là qu'aimant not' chti pays, apeu qu'sant contents d'se rappeler la façon de causer vé nos (...) Apeu surtout y seur'vra a rév'lli vot' patois, et ça y vo fr'a point d'mau".
"LE PERE MATHURIN" extr. du Billet publié dans le journal local "la Renaissance" du 26/01/1991.
L'Mile oeuvra si bien à son petit bouquin, (son petit dictionnaire), que le Père Mathurin proposa à la "Renaissance", (journal local, l'équivalent du "Monde" au Nabirosina,) de publier l' boulot du Mile, sous forme de petits récits, qu'il découpa, pour que les gens puissent les déguster bien "comme y faut". Durant plusieurs années le pays tout entier se demanda qui était ce fameux "Père Mathurin" qu'on lisait à voix haute et dont chacun se faisait passer les petits billets de maison en maison... Quant à l'identité du patoisant, je la laisse au secret. Et comme promis précédemment, voici la traduction de cette histoire bien sympathique "de chataîgnes et de poêle"...
Nota : une promesse pour un lendemain qui se retrouve avant hier ? Il faut noter qu'en nos hameaux, le temps se ralentit tellement, que même "certains jours" nous échappent. Puissiez vous lecteurs (des villes et des campagnes) être un brin éclairés.
Traduction :
"Cà se passait vers les années 1925, celui qu'on appelait "le fils", l'ancien tuilier de la Vaivre, était venu veiller avec sa femme Eugénie et leur fille Marguerite. C'était la rendue (1). Nous étions allés chez eux l'année précédente. J'étais impatient de les voir arriver. Soudain, les voilà ! On les entend marcher bruyamment dans la cour, puis ils vont poser leurs sabots à la porte près du réchaud à bois. Asseyez vous près du poêle, mettez vos pieds sur la tablette ou dans le four si vous avez froid ! Et voilà la conversation partie sur la guerre, de Ham à la forêt de Paroy, des histoires à écrire des livres, évacuation des blessés, entendues cent fois. Avec mon père, il était de la classe 93, l'autre était de la classe 94 et, trop vieux, ils avaient été versés dans les territoriaux . Un moment après, ma mère a mis les châtaignes sur le feu, mais le meilleur, c'était le saucisson qui cuisait à petit feu et qui envoyait une odeur à faire baver un chien tellement çà sentait bon. Mais d'un seul coup, voilà-t-il pas que le gros chien noir se querelle avec le gros matou gris - tous deux couchés sous le poêle - à grands coups de dents et de griffes. Le collier du chien s'accroche dans un boulon qui tenait le poêle, et le voilà parti avec sa chaudière sur le dos à travers la maison, les tuyaux sens dessus dessous, à grands bruits, les deux casseroles renversées qui font de la fumée comme une chaudière. La peur passée, il a fallu tout mettre en place, il fallait prendre des gants pour ne pas se brûler les doigts, et balayer la cendre sur les carreaux. Comme c'était à peu près cuit, nous nous sommes mis à table comme s'il n'y avait rien eu. Tout çà n'avait même pas enlevé l'appétit. Ensuite vint le fromage, le café et l'eau de vie, et puis ma foi, au revoir et à l'année prochaine ! "
(1) Invitation en retour d'une précédente.
Photo : Toujours sur la grande route de la maison du fils de l'ancien tullier de la Vaivre, quelquepart entre le hameau des"Combes" et le Pays de Montmelard. Juillet 2009. © Frb
03:05 Publié dans A tribute to, Balades, De visu, Le vieux Monde, Mémoire collective, Pépites | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : patois, le père mathurin, traduction, nabirosina, pépites, mémoire, dialectes, langue, parler, pays, paysages, chroniques, charolles
02 juillet 2009
Les petites amoureuses
L’italienne aime par tempérament, l’espagnole par plaisir.
L’allemande par sensualisme, la russe par corruption.
L’orientale par habitude, l’autrichienne par virtuosité.
La polonaise par essence, la flamande par devoir.
L’anglaise par hygiène, la créole par instinct.
L’américaine par calcul, la provinciale française par curiosité.
Et enfin la lyonnaise par sentiment.
Extr. "LE CARILLON LYONNAIS", 6 oct 1907.

DEVENDRA BANHART : "Happy happy oh"
Photo : Belle lyonnaise sentimentale écrivant une lettre à son amant au pied d'une statue, pas très loin de "L'Adam de RODIN" mais à l'abri du regard de ces lyonnaises dénudées qui bordent les arcades. Vue dans le jardin du Palais St Pierre (ou Musée des Beaux Arts) à Lyon. Photographiée en juillet 2009. © Frb
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27 juin 2009
Quand le bâtiment va...
"On construit l'avenir sur la force de son Histoire."
CHRISTINE BOUTIN - Extrait du site internet Christineboutin2002.com-
Qui ne connait pas Lyon, n'a peut-être pas idée de ce qu'est la "Tour Oxygène" actuellement en construction. Il s'agit pourtant bien d'un futur de maintenant : ("Le Lyon du XXIe siècle") nommé "Projet Oxygène", qui comprendra, une tour de bureaux, un centre commercial, et "le cours oxygène" (un peu oxymoron), où nous traînerons peut-être nos belles gueules d'atmosphères (?). Situé en plein coeur du quartier d'affaire(s) de la Part-Dieu, ce projet fait partie des grands projets de l'agglomération et participe (attention chers lecteurs, accrochez vous aux lambris j'enlève l'escabeau) :"au renforcement de l'attractivité internationale de la ville". "A l'horizon 2010 - dit la réclame - "ce sera le signe le plus visible d'une évolution de tous les secteurs et tous les aspects du développement et urbain de l'agglomération lyonnaise". Tour "attractive" comme si on manquait d'attractions ! et ce n'est pas tout. La "tour Oxygène" sera le premier immeuble lyonnais de grande hauteur entièrement HQE. (C'est épatant non ?). J'en vois un près du radiateur qui lève le doigt. " Qu'est ce que ça veut dire HQE ?" Excellente question. HQE ça veut dire: "haute qualité environnementale", par conséquent c'est aussi une démarche de développement du rabe (durable pardon). HQE.
Dans la tour Oxygène, il y aura une façade de verre qui assurera "élégance et élancement" (sic), ainsi "Dame de verre" sera remarquée grâce à la "délicatesse de ses courbes et de ses angles", et par un jeu de prismes, sa façade brisée lui conférera une "image évolutive". En plus, le hall de la tour possédera une "exceptionnelle" triple hauteur avec un plafond de 10 M de haut, prolongé par une marquise de verre et d'acier.
Cette phrase là, je l'aime bien, on dirait un début de roman de Robbe-Grillet :
"Le débord en oblique de l'étrave constitue un abri naturel de 26 m qui permet d'identifier l'entrée" ...
Et pour finir, la coiffe de la tour en sur-toiture, sera visible depuis toutes les hauteurs de Lyon. Les façades auront une teinte vert d'eau,"pour rappeler que la dimension résolument environnementale du projet est entièrement HQE.
Quant à nous. Pour l'instant, on en pense rien.
LIENS UTILES :
Le site officiel de la tour infernale, (propaganda) :
L'avancée des travaux, à ce jour, ou la tour vue par Kl-Loth sur "Daily Life" (ça monte ! ça monte !). Un billet fortement recommandé par la maison:
http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/archive/2009/07/1...
Photo : Avènement de la tour "Oxygène" vue par ces mystérieux afficheurs sauvage nommés [...]. Image photographiée Montée de la Grande Côte à Lyon, au début de l'été 2009. © Frb
00:17 Publié dans Affiches,panneaux,vitrines, Art contemporain sauvage, De visu, Le nouveau Monde, Mémoire collective, ô les murs !, Pépites | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bâtiment, urbanisme, vitrine, [...], tour oxygène, villes, christine boutin, hqe, projets, actualité, lyon, de visu, affiches
02 juin 2009
Debout La République sera !
"Etre gaulliste c'est être au delà de la droite et de la gauche quand l'interêt national est en jeu"
NICOLAS DUPONT-AIGNAN (Forum RMC 04/06/2009)
Les nouveaux romantiques à la recherche du Général Nini.
http://www.rmc.fr/media/audio/Ecgn3i4crBemSkhc8SdUir6rjFn...
Photo: Elections européennes 2009. "Debout la république" sur fond mauve (à cause du "petit livre mauve"). Affiche vue sur le boulevard de la Croix-Rousse à Lyon en Mai 2009. © Frb.
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Qui veut peu
C'est une blague j'espère ?
Majorité présidentielle à l'affiche. Damien, Françoise et Dominique veulent et peuvent sur fond bleu. Vus (et voulus ?) sur le plateau de la Croix-Rousse niveau métro Hénon, (Et non ?), Comme c'est bizarre ! Affiche "destroy", slogan cynique, décomplexion féroce, décontraction "maison". En tête dans les sondages !
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jI8tiG...
Diable ! mais pourquoi ? (Peut-être parce qu'y a de la meuff sur la photo, sinon pour quelle autre raison ?)
Je répète la question. Pourquoi en tête dans les sondages ?
SMOOTH "The march"
Photo : Lyon, Juin 2009. © Frb
00:45 Publié dans Actualité, Affiches,panneaux,vitrines, De visu, Impromptus, Le nouveau Monde, Le vieux Monde, ô les murs !, Pépites | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : elections européennes 2009, ump, majorité présidentielle, affiche, bleu, europe, quand on veut on peut, cynisme, décomplexion, de visu, hénon, question, aberration
27 mai 2009
Plus près de toi, Martine... (comme un mercredi)
"Ca fait du bien, d’être ensemble, n’est ce pas que ça fait du bien ?"
SEGOLENE ROYALE Extr. discours au meeting du P.S. à Rezé le 27 mai 2009
Oui ! ça fait plein de guili guilis partout.
Je vous épargne (ou plutôt ne vous épargne pas) le déjà cultissime:
"A côté de toi, Martine, vaillante et opiniâtre, dans cette campagne..."
De quoi raviver les cendres d'un vieux feu de camp et nos courageuses Jeannettes chanteront à gorges déployées "J'entends le loup, le renard et la belette", pour se donner du coeur à l'ouvrage:
"A coeur vaillant, rien d'impossible"...
"une Jeannette est toujours propre, une Jeannette est toujours gaie, une Jeannette est toujours active, une Jeannette dit toujours vrai, une Jeannette pense d'abord aux autres"
Je songeais à ces adjectifs que nous posions, avec l'ami Solko lors d'une conversation en sous-sol, ici même. A titiller quelque nuance :
" Cette femme est-elle vraiment "cinglée" ou seulement une "illuminée" ? Les deux adjectifs conviennent-ils au même lien ? Au lecteur d'en juger peut-être, avant les échéances... (A moins que le citoyen n'ait plus que le pouvoir (un petit peu participatif) de battre des mains en toussotant comme les petits vieux du bêbête's show)...
Un coup de Rezé et voilà la kermesse, avec course en sacs, à tu à toi dans la sono. Les 5 principes de la Jeannette appliqués mot à mot. N'empêche qu'il faudrait qu'elle arrête, là. L'heure est grave, on est inquiet. "Avec Carla c'est du sérieux", avec Martine, je ne sais pas pourquoi, on n'y croit pas trop... Sincèrement, Ségolène, s'il te plaît ; je t'en supplie... Parce que si en 2012 tu fais pareil, l'autre risque encore d'être réelu, et rebelotte ! Mireille Mathieu, Fouquet's, discrimination positive, travailler plus pour gagner plus... Ah, tabernacle ! affreuse misère ! pense un peu... Pense à la plèbe ! (la plébitude, vaillante Martine !)
Sinon on pourra peut être encore voter Nicolas de DUPONT-AIGNAN, ("Debout la République!" "l'Europe marchant sur ses deux jambes" et tout et tout avec "le petit livre mauve" pour les addicts) ou choisir Gérard SHIVARDI (un maire gentil contre l'Europe, précurseur du charmillon). Ou bien, je vois que ça... Il faudrait peut être que Jacques CHIRAC revienne ("Chirac Reviens ! tout est pardonné!") ou Valery GISCARD D'ESTAING, pourquoi pas ? (Bonchouâââr !). Tout est pardonné également. Au point où on en est ...
(Je signale au lecteur qui découvrirait ce blog pour la première fois, que je ne suis pas politologue ;-)
Photo : Ici, la danse de réunification (d'on ne sait trop quoi), pour la joie d'être ensemble. Vue Place Bellecour au printemps 2007 (Une danse qui n'a amené que du malheur, en vérité) © Frb
01:25 Publié dans Actualité, Art contemporain sauvage, De visu, Impromptus, Le monde en marche, Mémoire collective, Pépites | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mercredi, certains jours, parti socialiste, martine, vaillance, pépite, discours, ségolène royale, martine aubry, rassemblement, meeting de rézé, politique people, show
01 avril 2009
Ceci est bien un 1er Avril ( ou presque )
Comme un mercredi de 1er Avril avec BERAUD à la pharmacie de Vaugneray :
"Avril : C'est le mois du renouveau, imitez la nature en vous revivifiant aux premiers rayons de soleil. Mais méfiez vous des changements de température ! conseillez surtout aux dames et aux jeunes filles de ne pas trop se découvrir, car c'est la pleurésie... Et toutes ses longues et dangereuses suites. Ce renouveau active toutes les fonctions vitales et souvent se produisent des manifestations cutanées très désagréables. Evitez les ! préservez vous par une cure dépurative. prenez des laxatifs. Contre les démangeaisons, la pommade cadique mentholée est justement réputée en raison de son action calmante ; contre l'eczéma la pommade au soufre et au baume du Pérou (ndlr: attention!) est anti-prurigineuse et cicatrisante. Contre la furonculose le rob dépuratif est un véritable arrache-clous par son action diurétique, appliquez de la toile résolutive pour attirer le pus et lavez ensuite avec une solution antiseptique ozonée, formolée ou iodée. Les dames continueront encore ce mois-ci leur cure de jouvence à l'ovaire ou elles prendront de l'elixir d'hamamélis."
Extrait : "Almanach François" 1932 (offert par Monsieur BERAUD pharmacien à Vaugneray, Rhône)
Je dédie tout particulièrement ce billet à Solko, (Le bien nommé), éminent spécialiste de BERAUD devant l'Eternel (et les ravis blogonautes). Je l'ai croisé au charmé de la Croix-Rousse ce matin, et n'ai pu m'empêcher de lui accrocher ce billet dans le dos... Lui qui n'aime pas plus que moi le 1er Avril et toutes ces blagues stupides, nous voilà dans de beaux draps ! comme l'écrivait Guy DEBORD, (le vétérinaire de Brignais)
"Dans un monde réellement renversé le vrai est un moment du faux"
Donc nous sommes d'accord. Sauf que mon soit-disant faux BERAUD fût quand même un moment du vrai quand il offrît en 1932, à Madeleine Lacroix (une vieille amie à moi) son "Almanach François". souvenons-nous qu'en 1932 BERAUD sortait "Les lurons de Sabolas" (un cataplasme extra) mais la société du spectacle, elle, n'existait pas encore (enfin, pas vraiment sous cette forme là ...)
Quant à VIALATTE (le confiseur de l'île Barbe) vous le retrouverez ICI pour recadrer harmonieusement, le sujet qui nous occupe .
Et les "beaux draps" capables de zigouiller le poisson dans les élixirs les plus doux, (et les plus fous), ils flottent à l'air libre au dessus des champs de coquelicots qui s'étendent à perte de vue dans le domaine du Sieur Solko sous les cerisiers en fleurs dont on fait "l'eau de vie des lavandières" qui se boit au printemps et se chante en hiver. Tout ça très bon pour ton poil, ô lecteur... Et c'est ici que le premier Avril prend fin ou clame rageusement "ceci n'est pas un premier Avril" (en fait il ne clame plus ça du tout, il pousse "un cri sauvage"allez savoir pourquoi? , je le soupçonne d'avoir bidouillé son titre, du coup ça m'oblige à tout un tas de manoeuvres compliquées c'est malin, ça !. Remerciements particuliers à Solko pour ses délicates attentions et son hommage en passant à Isidore ISOU (mort dans l'indifférence général le 28 juillet 2007). Pour I.ISOU, ici un petit lien, une passerelle de blog à blog, c'est la moindre des choses. Vous avez remarqué, comme ce premier avril cette année ressemble à une cérémonie des Césars, que du beau linge n'est ce pas ? ...
Photo : "L'almanach François" de 1932. Archives personnelles agrées par la pharmacie de famille, monsieur BERAUD, pharmacien et la picolinette. Avril 2009 © Frb
18:50 Publié dans A tribute to, Certains jours ..., Impromptus, Interieurs-tables de travail, Le vieux Monde, Mémoire collective, Pépites | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : béraud pharmacien, henri béraud, solko;isidore isou, lettrisme, certains jours, mercredi, pharmacie, vaste blogue, almanach françois, 1932, mémoire collective, vaugneray





