04 octobre 2009

Et vogue !

"Le vrai courage ne se laisse jamais abattre."

FENELON

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Le pigeon "petit voyageur" est venu tranquillement faire la conversation à Monsieur JACQUARD, tous deux puissamment privés de leurs privilèges Croix-Roussiens, broyés par le roulis un peu fou de la vogue ("aux marrons"), plus fourbie en machineries funky qu'en cornets de marrons.

L'Auguste a son ange sur sa tête, ainsi il ne risque plus rien, (croit-on). Les deux ne peuvent plus vraiment s'en aller. Sinon il manquerait aux fervents du plateau, quelque félicité...

Le pigeon "petit voyageur", n'allant jamais bien au dessus du nez de l'inventeur, envisage toujours son Octobre en ascension de tête savante. Cette tête est aussi son royaume, du moins tant que dureront les festivités.

Jamais un élan d'albatros. Pas même un penchant migrateur comme l'outarde ou la bernache, qui forment en automne des grands V dans le ciel... Balbuzard pêcheur, milan noir, faucon hobereau, cigogne blanche, pluvier guignard, chevalier stagnatile, sternes pierregarin, autant de migrateurs au long cours que le pigeon "petit voyageur" n'arriverait pas à suivre. Et l'autre ! l'oiseau vogueur animal agité, cet odieux spoliateur qui ne cesse de criarder sur sa piste remuée : "Allez tout le monde s'amuse ! c'est la fête ! amusez vous ! allez ! allez ! "

Quant à JACQUARD l'austère, (dit "bienfaiteur des ouvriers lyonnais"), comme chaque année pendant la vogue, il ronge son frein, dans sa vieille redingote râpée, avec ce con de "petit voyageur ",  tout gris plombé, qui fera désespérément, pendant un mois, le pied de grue sur sa tête. Tous deux exilés de la bonne place. Relégués comme au purgatoire d'une brocante. Figures anachroniques telles qu'on en voit parfois dans les dessins de Sempé. Pour une vogue dite de tradition, c'est presque un comble.

Près de moi, dans la foule, un enfant, contemple une enseigne exhibant son monstre globuleux vaguement crapaud-cyclope. L'enfant lève la tête, montre du doigt "là haut", et tire brutalement sa mère par la manche, lui glissant la bonne question :

- "Dis, Maman c'est qui ce vilain bonhomme avec un aigle sur la tête ?"

- "Euh ben... J'sais pas ! c'est la statue de Louis XIV, je crois..."

Et vogue ... !

Ceux qui suivent la tradition trouveront les horaires de la vogue aux marrons de Lyon : ICI

Photo : L'auguste JACQUARD en disgrâce, (L'Auguste je l'ai écrit mille fois, ici, ne s'appelle pas Auguste, mais Joseph-Marie, né à Lyon en 1752, mort à Oullins 1834. Il inventa le métier à tisser semi automatique). Ici pris dans le tohut bohu de la vogue, accompagné de son vieux copain, un pigeon complètement idiot qui s'installe là, comme chaque année, au moment de la vogue. Allez savoir pourquoi ? Vu à Lyon, place de la Croix-Rousse. Octobre 2009. © Frb.

22 septembre 2009

Les automnales de St Nizier

"Semis de Saint Maurice récolte à ton caprice"

Dicton du jour

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Le 22 Septembre est le 265 ème jour de l'année au calendrier grégorien. (Plus que 100 jours avant les cotillons). On rend grâce aux Maurice par une géante courge chaussée de coloquintes qui défile dans les rues sur des parachutistes rousses.

Le 22 Septembre. C'est le 29ème jour de la Vierge, folle de sa saison, rêvant place St Nizier d'une gelée de coings-grenades à emporter dans son panier pour manger tout de suite, ou déguster après, sous les parasols vermillon de la Manille, à Tupin.

Le 22 Septembre, Edouard 1er, roi d'Angleterre s'en alla de terre Sainte pour la neuvième croisade, ses esclaves portant au calife, une jarre d'un nectar de raisin de Gloucester (l'équivalent anglais des "tulipes de Juillet du Nabirosina") piqué d'un poison d'amanites vireuses dont le chapeau  couleur blanc crème, pourvu d'un mamelon centré, séduisit diablement notre courge qui passant du orange au rouge en effraya le fragon petit houx.

Le 22 Septembre pieds nus sur les pelouses, qui bordent la grande roseraie du parc de Tête d'or, quelques enfants sautent à pieds joints sur des bogues de châtaignes.

Photo : Le 22 Septembre l'année dernière, le vieux Georges, ajustait la rime à son verbe moyenâgeux. Le 22 Septembre, cette année, le magasin des belles personnes aux doigts verts et autres dames jardinières, oeuvre en façade à la nature morte flamande... Il faut croire que la saison des labours inspire. Heureux, qui comme l'automnal, a savouré en léger décalé, un retard qui s'éternise... Il suffit d'une petite boutique d'art floral. Si cette sublime composition n'était pas si consciencieusement étiquetée, j'enverrais volontiers (par pneumatique) un bouquet d'héliantes divariqués au virtuose étalagiste (on peut quand même le remercier). Vu à Lyon, place St Nizier, juste en face de la belle église du même nom et de surcroit assez gothique. Septembre 2009. © Frb

12 septembre 2009

Sauver le monde

"Plus on est informé, plus on est prêt pour la propagande"

JACQUES ELLUL cité par J.L. PORQUET : "Jacques ELLUL, l'homme qui avait presque tout prévu". Editions le Cherche-midi 2003.

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Il est clair que "sauver le monde à notre niveau" comme on le lit ici et là, s'avérera insuffisant. Maintenant quasi tout le monde, chacun à sa façon, le sachant, fait assez semblant de l'ignorer. Ce qui ne change rien à notre problème. Je ne dis pas qu'on ne peut pas accomplir un petit quelquechose, à son niveau, chacun à sa façon... Encore faudrait il savoir exactement ce que signifie "son niveau", tout autant que "sa façon". (Bonjour PIRANDELLO !). Après on peut relire I.ILLICH (1926-2002) et son concept de contre productivité, de "convivialité" ou son ami J.ELLUL (1912-1994), qu' A.HUXLEY (1894-1963) ("On ne peut avoir une civilisation durable sans une bonne quantité de vices aimables"), nous fît mieux découvrir, avec quelques questions se posant face à l'évolution de "la technique", notamment. (Je résume grosso modo, il s'agit ici d'une rubrique "offre d'emploi", innovant le premier sommet utilitaire de Certains jours, et sans doute le dernier, pas d'un billet philo, que cela soit bien clair entre nous !) ELLUL (Jacques), était l'ami de CHARBONNEAU (Bernard), ne pas confondre avec Jean-Pierre, urbaniste consultant, (là on s'éloigne de notre sujet). Bernard CHARBONNEAU qu'on peut relire aussi, oeuvra avec J. ELLUL à réfléchir (entre autres) aux conséquences de la "mue" des populations de moins en moins rurales, dans notre société. A noter Qu'ELLUL écrivît des choses assez interessantes sur le phénomène de la "propagande" au sein de nos mêmes sociétés (cf. le maître livre "Propagandes" 1962), mettant en relief les propagandes dites sociologiques (par opposition aux plus perceptibles propagandes politiques), ELLUL, militant anarchiste, interessé par la démarche situationniste proposa même un jour, à notre Guy chéri, une collaboration, que le philosophe refusa pour la raison que le christianisme d'ELLUL était peu engageant. No future donc ! ILLICH, ELLUL, DEBORD et tous les autres, n'ayant pu s'accorder pour sauver le monde d'une même voix, son lecteur pourra peut être s'en remettre au "Grand soir", histoire de s'informer un peu d'une autre manière, on ne peut pas sauver le monde, en regardant l'ennui (bien que fort sobre) d'une blonde sur téfin défilant ses infos un peu comme on lit l'annuaire, ni en plaçant tout à fait notre confiance dans les infos de France 2, 3, etc... (de la télévision républicaine, of course), je n'insiste pas sur la critique, "Arrêt sur image" est bien plus compétent que moi. Pas plus qu'on ne pourra croire aujourd'hui, que les femmes parviendront à sauver le monde à elles toutes seules, ou par la force des balconnets. Même si l'idée est fort jolie. Pardon, Loulou, pour ceux qui aiment la belle poisie aroumeuse engagée, voire chantée, mais "la femme avenir de l'homme", d'une part ce n'est pas encore prouvé à 100%, (sinon juste biologiquement), d'autre part, c'est un peu lourd pour nos frêles épaules (je sais de quoi je parle, moi qui adore que ces messieurs m'ouvrent les portes, et aident à porter mes cabas). Aussi, il existe des dames, des vedettes, qui en ce moment enlèvent le haut dans "Elle" et le "Marie Rose" pour la bonne cause, (on est déjà loin de l'ingénue "Margot" qui de son plein gré, mais au delà du bien et du mal, exhibait un tétin discret, pour l'amour des chats du vieux Georges ou de quelques copains de la bande à Lucien). Autant GEORGES, ELLUL, CHARBONNEAU et les autres, (allez hop ! j'amalgame), nous les savons très investis, tout autant "ELLE", "Marie Claude", j'hésite à cautionner (heureusement, personne ne me le demande ;-), pour la bonne cause ! que ne ferait on pas ?  Et puis si ce n'est que le haut, il n'y a pas à en faire un drame. Mais parfois, je me dis que je préfère une voiture qui enlève le haut pour rien. "C'est plus franc" comme dirait Lucien. Et les voitures c'est bien connu, "c'est comme les femmes", ça enlève le haut comme rien. Voilà ce calamiteux certains jours virant vers  la rubrique "auto"... Que ne ferait on pas pour attirer du monde ? dans un but, toujours le même : la bonne cause. Ca y'est ? Ca commence à rentrer ? En radio, on appelle ça clairement le matraquage. Loin de moi, l'idée d'une polémique, si ce parti-pris (de vedettes enlevant le haut pour aider le dépistage) aide un peu, c'est tant mieux. Ce qui me gêne ce n'est pas tant l'effeuillage, mais ce showbiz, mêlé au monde de la médecine et de la maladie, ce titillement de la peur, grand classique unanime, trifouiller aux entrailles, de la crainte collective, sous prétexte d'informer. Comme si, encore pour ça, pour la bonne cause (dit-on), les protagonistes et les dames qui s'y prêtent (et ne sont pas mauvaises filles, au fond) désiraient nous faire oublier dans leur enthousiasme pétri d'intentions louables, qu'il s'agit encore de spectacle, enfin pas tout à fait l'oubli, "se servir du spectacle, pour aider une bonne cause", cela est entendu, assumé, clamé même ! les dames elles savent, "elles se servent" disent elles de "leur notoriété", mais il y a comme qui dirait un petit décalage entre le monde de la notoriété se déboutonnant pour la photo (même si c'est de la photo-réalité) et celui de cette inconnue qui a rendez-vous avec l'imagerie médicale pour de vrai. Je ne suis pas sûre que les deux exemples, se situent sur la même planète. Ce que ce cher Gilles ou un certain Jean-Luc, appeleraient (peut-être ?) "Les puissances du faux"(?). Ou de l'indistinction ici presque inquiétante, entre le document et la fiction. Et dans ce cas, je ne sais pas s'il faudra enlever le bas pour sauver ce principe de contradiction. Quoi qu'on en dise, tout semblera incorrect, avec ou sans notre façon au regard de l'autre principe, belle noble cause incontestable. Surtout, lorsque d'autres images toujours (pour la bonne cause, "mains propres et tête haute") affichent clairement l'obscénité y compris idéologique, aux arrêts de bus et de métro, voire aux sorties des écoles. Une vieille idée pestilentielle, qui semble remonter d'assez loin, à côté de laquelle ces courageuses filles qui dégrafent leurs corsages aux portes des pharmacies, paraissent bien innocentes (enfin presque) venues offrir encore une part d'humanité à peu près acceptable (quoique). Nous faisant oublier, quoi ? Quelques secondes, à peine, dans la dramaturgie, (une déclinaison de gestes, gestes simples, ceux de tout le monde, le doigt près de la boutonnière, par delà le spectre du cancer, de la chimio, et de la mort peut être ?) tout cet univers de la com', des concepteurs, rois de la tendance, autres viseurs, ô cibles que nous sommes ! et nous nous trouvons surpris d'entrevoir, les dessous moins avantageux, d'une pensée qui râcle les fonds, et réinvente le quotidien avec un balai de chiotte. On s'en étonne, "Ils ont osé mais oui !". Là, le "réflexe mains propres", parfaitement odieux, (il y en a quelques autres du genre, vous n'aurez pas trop de mal à les (re)trouver), pas vraiment du même grain, que nos vedettes déboutonnées, mais passant toujours par le même canal. Voilà un peu le hic. Tout ce qui entre fait ventre ? Et ils ont pour métier de nous intéresser, nous émouvoir, de nous prévenir pour tout dire, de nous mo-ti-ver quitte à nous effrayer ? Pourquoi pas ? Si c'est pour la bonne cause, hein ! allez ! comme le bon père qui dresse son fils au martinet, en lui disant "c'est pour ton bien !" ou comme personne, pour rien, sortes de choses à vide (en 2 ou 1 seul mot). on peut bien bousiller un petit peu les nerfs de nos masses, un petit peu plus, un petit peu moins... Déjà qu'ils sont bien laminés. On sait que les gens s'habituent à tout. Jusqu'à un certain point... La méthode de surcroît étant parfaitement indolore, (au moins, apparemment), pourquoi se priver ? Et puisque ces réalités là, vraies ou fausses, on nous les colle sur notre chemin, au fond quelle importance ? Nous on ne croisera toujours que des images mais tellement reversées, renversées sur nos corps, qu'elles en deviennent la réalité. Nous voilà faits comme des rats ? la critique étant impuissante, elle se débat dans tous ces flux, sitôt parus et sitôt disparus, et voilà qu'on assiste à cette noyade, le mot est beau "déliquescence", en jetant de nostalgiques oeillades, à l'Ami Ricoré (dont je croyais pourtant à une époque qu'on ne pourrait pas vraiment faire pire) et aux redoutables enzymes gloutons, fin des années 60's, qui terrorisèrent tellement les français, dit-on, qu'on dût retirer la lessive, les enzymes étant représentés par des petites tête méchantes (ancêtre, sans doute, du mythique Pacman) avec une grande bouche pleine de dents, on frôla presque la psychose, tant les français eurent peur que les enzymes dévoreurs de saleté, engloutissent aussi leur chemises, pantalons et autres gentilles lingeries. En roue libre, l'imaginaire ! Nous nous arrêterons deux secondes afin de poser bien à plat les problèmes, (là haut sur la colline, sous un vieux saule pleureur, nous contemplerons le panorama); avant de retrousser nos manches, pour l'affaire qui nous interesse: sauver le monde. Pressons ! avant que tous ces gens ne donnent à leurs enfants les (pré)noms des voitures de la maison Renault... Là encore, je n'invente rien. Une publicité dégueulasse, a hanté les villes, attaquant cette rentrée par une toute autre maladie, l'affiche se glisse maintenant partout, (partout où je vais, elle s'y trouve). En attendant que je vous ramène quelques images, (ou pas),  vous pouvez lire Boudou. Colère à vif.

Plusieurs centaines de milliers d'années pour inventer la roue, et quelques décennies pour en arriver là, le vertige, à très grande vitesse: l'invention de la brouette, du char à cerf-volant, du grand bi, puis de la Citroën, artiste, la C4,"Grand Picasso" jusqu'à la navette spatiale et ses autres produits dérivés. Je ne parlerai pas de Ron Hubbard "Je ferai de vous des esclaves heureux" (tout un programme ! mais il nous reste un peu de marge, n'est ce pas ?) je ne soufflerai pas un mot à propos de la future ambassade de Raël et je n'entrerai pas dans le détail d'autres héros plus rigolos, à défaut d'un monde complètement sauvé il y aura des élus sous condition bien sûr... (Envoyez vos dons ! qui ne tentera rien, n'aura rien.)

Nota : Pour notre offre d'emploi, il s'agira avant tout de travailler plus, sans être payé du tout (ah ah ! Certains jours devient visionnaire ;-) "le futur vient te chercher chez toi, sans que tu aies à bouger de ton fauteuil, tente ta chance, ô lecteur !", pas d'hésitation, la cause est archi-noble. Messieurs, prenez vos plus belles plumes, vos boucliers, vos arbalètes, n'oubliez pas la petite photo, j'attends de pied ferme, votre CV.

Photo : Une affiche étonnante, détournement vu rue de Sève ! ça ne s'invente pas, (c'est à croire qu'ils le font exprès). La rue de Sève se situe presque en haut du plateau de la Croix-Rousse. Il s'y trouve, hors de l'apocalypse, (loin des fluides anti-peste et des bébés-turbos), quelques fenêtres fleuries comme en voit peu dans nos villes. Un lueur d'espoir ? Qui sait ? A suivre peut être un certain jour... Lyon, fin de l'été 2009. © Frb

07 septembre 2009

Duchesse

Que dire en effet à une femme qui ne croit pas à l'Amour ?

boudin.JPG1 - Laissez moi vous prouver combien je vous aime.

2 - Laissez vous posséder.

3 - Le haut prix que vous attachez à vous même, me montre que je ne dois pas en attacher un moindre.

4 - Si votre bonheur vous est si pénible sacrifice, alors n'en parlons plus.

5 - Seulement, vous pardonnerez à un homme de coeur de se trouver humilié en se voyant pris pour un épagneul.

HONORE DE BALZAC in "La duchesse de Langeais" 1834, éditions Nathan 2008

La duchesse de Langeais voulût "que cet homme ne fût à aucune femme et n'imagina pas d'être à lui", c'est ainsi que BALZAC la présenta. Voilà le point précis du drame tout autant que sa trame presque comique : La quête féminine de la preuve de l'Amour éternel. Je ne vous conterai pas tout à fait l'histoire du général Armand de Montriveau et d'Antoinette de Navarreins, la bien nommée duchesse de Langeais. Je vous conseillerai plutôt d'aller goûter ces parties de pure comédie (ou tragédie) humaines, au coeur du livre de BALZAC. Un petit goût de reviens z'y quand même : Armand séduit, insiste, empresse son désir en présence de sa belle, tandis que la duchesse manoeuvre à souhaits. L'Amour entre eux alors se traîne, en longues conversations et en droit que la dame accorde au prétendant (qu'elle nomme "son amant"), de lui caresser la nuque ou légèrement les pieds. Entre eux, impavide, le regard de Dieu, ou disons s'immiscant, le très "noble" argument de la religion, qui permet de ne point céder tout en faisant durer le plaisir (entendez, celui de l'intrigue). Argument de fond émis par la duchesse : Si elle se donne il y a risque certain qu'elle soit abandonnée par son "fervent". Ainsi exigera t-elle un Amour sans troubles, ni craintes. Quelle plus belle preuve d'Amour peut on donner que celle d'aimer sans se donner ?

Montriveau, fou d'Amour averti par un proche que la duchesse ne cédera jamais et découvrant l'ampleur de sa propre crédulité, change de stratégie. Il décide d'ignorer cette dame qui mesurera alors qu'elle a perdu le plus grand Amour de sa vie. Il organise sa vengeance et fait enlever la dame. Il veut lui marquer le front au fer rouge et qu'ainsi à jamais, Antoinette soit perdue. Retournement de situation, c'est à lui, à son tour d'exiger une preuve ! Mais Antoinette est prête désormais, et ce qu'elle veut à jamais, c'est d'être marquée au fer rouge ! la vengeance D'Armand fera le bonheur d'Antoinette tel est le charivari qui vient à l'esprit plein de sagacité du malin Honoré. Nous retrouvons plus loin l'Antoinette, implorant cette marque, s'écriant, en suppliant, d'appartenir au maître : " Je ne vois que clémence et pardon, que bonheur éternel dans ta vengeance" mais Montriveau, cachant ses larmes, renoncera à sa vengeance, (souvent hommes varient ?), et renoncera aussi à cet Amour. La duchesse sera alors prête à fournir toutes les preuves, s'adonnant à des conduites qui ne sont pas celles du faubourg, entendez l'atmosphère parisienne, du faubourg St Germain, brillante, très aristocratique, où chaque sourire, chaque attitude sont "règlés" selon un code commun. Antoinette ira jusqu'à faire penser qu'elle a dormi chez son amant. Une rumeur court et grandit. Tout le faubourg se trouve au courant de l'inconduite de l'amoureuse. Tout le faubourg, sauf Armand. De là, elle lui écrit une lettre bouleversante où elle s'offre à lui pour toujours. Elle lui donne même un rendez vous et s'il ne s'y rend pas, elle jure qu'elle quittera ce monde. (Plus finemement, entre les lignes on comprend "quittera" comme un retrait du style couvent, grand dénuement, et parfaite abnégation). Le général Armand de Montriveau, hélas ! lira la lettre quelques minutes trop tard...

Et après ? Savez vous ce qu'il arriva ?

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Je prendrai à ce point précis du billet le plus grand soin possible afin de bien réitèrer ma suggestion. Il est très beau ce livre, vous ne le regretterez pas. Cet avant-goût n'étant qu'un début ; (bien que le début du roman de BALZAC ne commence pas tout à fait par le début. Allez comprendre !) Il faut savoir, que BALZAC data "La duchesse de Langeais" (ne pas confondre avec l'adorable Catherine Langeais qui fut dit on la première maîtresse d'un "Dieu ?" dont Gala raconte qu'il fût assez mordu, mais je m'égare... ), ce récit donc, fût daté, non pas du jour où BALZAC l'écrivit, mais du jour où Madame Hanska devînt sa maîtresse. En lisant la suite du roman "La duchesse de Langeais", vous comprendrez  peut-être mieux pourquoi, BALZAC grand trousseur de jupons devant l'éternel, semble nous indiquer assez clairement que les Amours ne sont pas uniques, mais se comptent. Toute la tragédie comédie de l'Amour étant là : Dans la preuve par la perte, pourrait-on dire. La Duchesse de Langeais prouvant l'Amour, non en donnant ce qu'elle n'a pas, mais en perdant ce qu'elle a.

Sur ce, un ange (chouia déchu) passe. Melle branche, (une amie de Madame Montriveau mère) ouvre en grand la fenêtre. Jacques LACAN, sort du placard à balai et traverse en quinconce le salon où sont assis les belles personnes, écrasant négligemment sa cigarette sur le divan. il marmonne à voix basse un truc tellement lumineux que personne n'ose s'accorder le droit de se laisser si brutalement éblouir. Je tente un timide : "- qu'est ce que vous dites m'sieur Jacques ?" Il répéte avec son phrasé bien caractéristique. "Je dis :

Il n'y a pas de rapport sexuel. pourquoi ? car la jouissance de l'Autre prise comme corps est toujours inadéquate".

"Oh lala ! ça va pas recommencer !" ronchonne la vieille, très vieille Duchesse de Langeais (du fond de son fauteuil relax). La bonne arrive : "Le dîner est servi". Monsieur Armand, est là, qui nous regarde avec ses yeux doux. Quant à moi, je n'ai pas envie de conclure tout de suite mais bon.

Nota : Je suggère au lecteur qui ne saurait pas quoi faire de ses journées de s'amuser (ça, ou les mots croisés) à complèter la liste commencée par msieur Honoré : "Que dire en effet à une femme qui ne croit pas en l'Amour ?". Je suis sûre que son lecteur, masculin surtout, (la lectrice n'étant pas pour autant exclue) abondera en idées généreuses...

Photo : A peine une suggestion un peu goujate (qui se prononce). Un de ces babillages contemporains qui se disent avec les copains quand une dame se refuse. Ou un mur qui se lit peut être à la manière d'un  VILLEGLE ? Décolleur d'affiches sur cités. Puis un voile se déchire. La façade se met en état(s). Et tout simplement resteront à voir les dessous meurtris de la façade, flottant sur une ravissante tapisserie d'alcôve telle qu'on en trouve encore, au secret d'appartements anciens. Vus rue René Leynaud, juste en bas des pentes de La Croix-Rousse, bien avant de franchir la colline, (travailleuse, mais pas seulement). Lyon. Septembre 2009. © Frb.

04 septembre 2009

Des yeux pour voir

Il y a PERIL en la DEMEURE...


SILENCE on ferme.JPGPardonnez de déranger le gentil cours de la rentrée. J'ajoute d'urgence un billet relayant tous les autres billets qui ont déjà évoqué le sujet sur la toile et dans la presse +  la colère des cinéphiles, et autres passionnés (de Lyon et de Navarre) scandalisés par la nouvelle. Je pense tout particulièrement aux personnes qui ont oeuvré, qui oeuvrent et oeuvreront encore, on l'espère, dans tous les CNP pour nous faire découvrir un cinéma d'auteur, intelligent, exigeant, souvent sublime, des qui n'ont pas chômé pour tirer vers le haut notre plaisir et qu'on aimerait ne pas voir disparaître du paysage culturel de notre ville.

Trois cinémas lyonnais sont en effet menacés de fermeture définitive. Trois cinémas qui sont précieux pour Lyon et aimés des Lyonnais. Le premier, le cultissime cinéma ODEON de la rue Grôlée a déjà vu ses portes se fermer. Les deux autres CNP BELLECOUR, CNP TERREAUX, sont en attente de leur sort. Je ne recopierai pas le billet de SOLKO dans son intégralité, il est clair et précis, le billet de KL-LOTH, l'est aussi, pour mieux comprendre : LISEZ.

http://solko.hautetfort.com/archive/2009/09/01/fin-de-l-o...

http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/archive/2009/09/0...

Je suis passée cet après midi rue Grôlée, le titre s'affiche en rouge sur fond noir, mais c'est n'est pas un film. On aurait pourtant préféré...

Il y a déjà eu beaucoup de réactions contre cette décision inacceptable, un soutien réel qui peut encore modifier quelquechose. Le pétitionnisme n'est d'ordinaire pas mon fort, mais on a vu récemment des lieux à Lyon clairement menacés, être sauvés par la grâce de puissantes pétitions. Ces pétitions existent sous deux formes, l'une papier, sur les sites de Terreaux et Bellecour, (mais à l'heure où j'écris, il est trop tard pour se rendre sur les sites), l'autre lien ci-dessous, peut encore accueillir largement votre soutien.

http://www.mesopinions.com/Je-soutiens-les-cinemas-CNP-de...

Je vous livre la suite d'un courrier dont je ne prends connaissance hélas que ce soir (merci L.C.) :

"Nous présenterons ces pétitions à la mairie samedi 05/09/2009, au matin. Aussi, si ce n'est déjà fait, nous vous invitons à y joindre votre signature*.

La journée de samedi se déroulera en deux temps:

- Rassemblement à 9h30 place des Terreaux,
- A partir de midi, nous vous invitons à vous joindre à nous au CNP Odéon pour un buffet froid. Vous pourrez y contribuer librement en amenant un plat à partager.
- S'en suivra une ultime série de projections, et ce jusque tard dans la nuit. Nous vous réservons la surprise de la programmation concoctée par
l'association des Inattendus.

Prévoyez des coussins!

Merci de faire circuler l'information.

A très bientôt!

Le collectif
collectifsoutiencnp@gmail.com
www.soutenirlescinemascnp.org

Nous remercions "les inattendus", qui ont tiré le signal d'alarme, et font par ailleurs un travail remarquable, pour défendre le cinéma indépendant. Ceux qui les connaissent savent que c'est une équipe accueillante, passionnée, dont la démarche artistique et le festival étonnent à chaque fois, et permettent à un public de s'ouvrir à des créations, de "rebondir" sur d'autres découvertes voire de se rencontrer, ou d'échanger avec des artistes. Cela est vital, par les temps qui courent. Vous trouverez donc ici, le lien menant à leur site.

http://www.inattendus.com/

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En ce qui concerne la défense d'une culture qui ne s'occupe pas seulement de divertir, mais ouvre les perspectives d'univers artistiques aux propositions multiples qui font sens, j'espère que vous n'hésiterez pas à ajouter votre voix d'une manière ou d'une autre. Chaque intervention pesant de tout son poids. Je lisais parmi les commentaires qui peuvent s'ajouter aux côtés de la pétition, le dégoût, toute la honte, et l'indignation unanime que l'arrêt d'un cinéma tel que Le CNP ODEON (+ autres incertitudes du même sinistre lot), peuvent inspirer, non seulement aux purs cinéphiles, mais aussi aux citoyens lyonnais qui ont grandi avec ces cinémas, et ne veulent pas que le cinéma devienne celui structurellement unique des complexes semblables à des supermarchés, avec des films livrés au plus grand nombre, aux lois des box offices, qui laissent aux cinéastes indépendants le seul choix de crever dans leur marge ou de crever tout court. Quant au public, on lui refilera un hyperchoix de pacotille, étalonnant progressivement la culture vers le bas, par la volonté de patrons assez peu philanthropes et autres stratèges (ou "petits" commerciaux) qui n'ont pour souci, que de "cibler" (bizzness oblige !) en se faisant beaucoup de pognon sur le dos de la culture. Mais il y a aussi une marge (d'une toute autre dimension), entre ce qui se décide par décret ou en douce, et ce que désirent les gens. Il serait dommage de s'en tenir à une fatalité, un "c'est comme ça" qui ne ferait qu'ajouter à notre frustration. Pour les belles entreprises artistiques brutalement explosées, il faut croire que Lyon (capitale de la culture ? A d'autres !) est devenue spécialiste de ce genre de démolition. A quoi bon exhiber des vitrines si l'on a rien à mettre dedans ? Sinon du vide, encore du vide, qu'on appelle, (encore un terme qui leurre, non sans cynisme, sa "clientèle") : "le divertissement". Non, ce n'est pas forcément "comme ça". Beaucoup d'entre nous, grâce à ces CNP ont pu découvrir, Godard, Greenaway, Chris Marker, Carax, Resnais, Bresson, Tarkovsky, Cassavettes et j'en passe... Ou redécouvrir des classiques comme Fellini, Losey, Ozu, Kubrick, Antonioni, Wenders, Nicholas Ray  etc... Ou, plus risqué, des courts métrages tout à fait fulgurants de parfaits inconnus. Ceux qui finissent parfois par révéler un jour, de très grands réalisateurs. Si je citais tout le travail, effectué durant toutes ces années par les équipes dévouées aux CNP, ce blog entier n'y suffirait certainement pas... Il est assez logique que beaucoup d'entre nous soient choqués de voir que Lyon, ville qui a vu naître le cinéma, qui se vante (toujours en vitrine) d'être la ville des "frères Lumière" s'applique aujourd'hui sans grande concertation, ni respect, à faire mourir ce cinéma.

Il ne tient peut être qu'à nous. Faisons au mieux avec le peu que nous pouvons. Le coup porté aux CNP, étant aussi un mépris adressé au public, à la nécessité d'une grande ville et puis bien sûr au cinéma, il serait plus que regrettable de ne pas tenter quelquechose...

A suivre donc ...

Photo 1 :  Vue de la rue Grôlée, zoom sur l'affiche noire du CNP ODEON, beau cinéma, mais ce faire part est tout à fait intolérable.

Photo 2 : CNP ODEON, intérieur jour. Une entrée magnifique, et déjà, une note un peu triste, dans ce hall complètement vide. Dehors (hors champs) un groupe de gens discute, je n'entends pas, ça a l'air grave. En face, le magasin Zilli, en toute décomplexion, affiche une santé du diable, un hasard insolent : l'ironie du choc des mondes, (c'est ausi cela "Vivre à Lyon"), mais ne viendrait à personne, l'idée d'en sourire un instant... Lyon. Premier arrondissement. 04 Septembre 2009. ©

29 août 2009

2012 ?

Qui osera ?

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Photo : Maison inhabitée (peut-être à vendre), avec vue imprenable sur la petite église romane  du village de Vareilles (anc "Varelyae"), un arbre centenaire entouré de roses trémières, + un coin de jardin et un petit banc. Nabirosina. Août 2009. © Frb

28 août 2009

Le pays du sourire

"La Fé-lure consulta la Fé-néantise, qui lui dit : "Qu'est-ce que vous risquez ; laissez entrer. La Fée répéta : Faites entrer."

MARQUIS DE BIEVRE (François Georges Maréchal -1747-1789 -), extr. "Les amours de l’Ange-Lure" (1772)

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Entre Montmelard et Montrouan se trouve une terre idéale. Nous décidons d'y faire une halte, pour retarder encore l'heure du grand retour. Il faut suivre la flêche, nous voici arrivés au pays du sourire (mélomanes, s'abstenir). A peine a- t-on posé le pied en cette unique contrée, que le maire, un diplômé de la maison Vermot, nous accueille avec une grande tape dans le dos et un non moins grandiose "comment vas tu y'au de poêle ?". La mairie est de style belle époque avec des corniches, (et des cornichons sur le perron), au dessus de nous, il y un grand toit, on félicite les beaux soins de l'artisanat local, et voilà que le maire répond "à ce propos j'ai croisé le couvreur ..." Rires et fou-rires en perspectives ! Enfin. C'est pas le tout, il faut déjà rentrer. Fini le Nabirosina... Mais passer par les Vannes n'était pas une très bonne idée, on en sort assez déprimé, pour ne pas dire complètement... (Oh, non ! je ne le dirai pas !).

Et pendant qu'un archéologue, sorti de mon chapeau, (Adieu ! marchande, si chère à JEA,) mettait le produit de ses fouilles dans des caisses, (comprend qui peut !) et puis chargeait les caisses dans la voiture à bras, (il est lourd, le progrès !), je me suis assise sur un caillou pour lire "les amours de L'Ange-Lure", du Marquis DE BIEVRE, calembours, calembredaines, billevesées, fariboles z'et coquecigrues. Humez plutôt : http://www.miscellanees.com/b/bievre04.htm

Ps : Que le lecteur me pardonne cet égarement (momentané, j'espère). Je suis arrivée à la ville à l'instant après quarante jours et quarante nuits dans la forêt, avec la Blanchette comme seule compagnie, et je ne sais pas pourquoi... Arrivée à Lyon centre-ville, rue de la Charité ? De la République, peut-être ? (une qui porte de moins en moins son nom). Je me suis mise à sourire toute seule en voyant tous ces gens sortir de la papeterie avec des sacs. Et savez vous ce qu'il y avait écrit sur les sacs ? Bon, je balance, (vue la pub qu'ils nous passent à la télé avec l'autre, ça ne peut pas leur faire plus de mal). Donc sur les sacs y'avait écrit "plein ciel". C'est assez drôle non ?

Ensuite je suis passée à la boutique de Catherine L, on dit que la gérante est allée à l'école au pays du sourire. Si vous avez des petits trucs à acheter pour après la rentrée, même pour Noël, ou jour de l'an, (l'hiver approche !) vous pouvez toujours aller faire un grand tour par ICI

Nota: Nabirosina derniers jours (ou presque), je vais pousser le vice rural jusqu'au 1er Septembre, vu que Certains jours antidate à tours de bras et tient à affirmer ce décalage, comme une griffe-maison (bonjour les ongles !) avec des chiffres qui ne seraient pas les mêmes que les vrais, un truc qui ne dérange personne en fait et qui m'arrange assez vu que je ne sais pas compter... D'ailleurs il faudra que je me trouve un boulet pour la rentrée. Un boulier pardon...

En attendant le 1er Septembre. Les bonnes résolutions...

Photo : Vous savez lire. Et ben voilà ! (Comme ça se prononce). Juste avant le village de Montmelard et bien après Woodstock. Nabirosina. Août 2009. © Frb.

21 août 2009

Du pareil au même

PARKING020AA.jpgPhoto : Fin des vacances. L'itinéraire est même flêché sur la pierre de l'église de Châtenay sous Dun. Cependant on a le choix. (Je n'ose dire l'embarras du choix). Nabirosina. Août 2009. © Frb

Si toutefois vous trouviez le choix un peu "limité", je vous conseille vivement d'aller défier le hasard en suivant d'autres flêches du côté des nuages... Vous ne le regretterez pas , (tout y très bien indiqué) :

http://les-nuages.hautetfort.com/archive/2009/08/27/le-ha...

A suivre... Billet ci-dessous 

Où allons nous, quand nous ne sommes plus vacants ?

HOZAN KEBO'S REMIX :

"Battre la campagne" VS "Battre le pavé" (Version novlangue)

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L'encer et le fiel étant pavés ...

http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/archive/2009/08/2......

... de mauvaises directions.

Original remix : Hozan Kebo's enterprise. Août 2009. (HK/LR©)

27 juin 2009

Quand le bâtiment va...

"On construit l'avenir sur la force de son Histoire."

CHRISTINE BOUTIN - Extrait du site internet Christineboutin2002.com-

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Qui ne connait pas Lyon, n'a peut-être pas idée de ce qu'est la "Tour Oxygène" actuellement en construction. Il s'agit pourtant bien d'un futur de maintenant : ("Le Lyon du XXIe siècle") nommé "Projet Oxygène", qui comprendra, une tour de bureaux, un centre commercial, et "le cours oxygène" (un peu oxymoron), où nous traînerons peut-être nos belles gueules d'atmosphères (?). Situé en plein coeur du quartier d'affaire(s) de la Part-Dieu, ce projet fait partie des grands projets de l'agglomération et participe (attention chers lecteurs, accrochez vous aux lambris j'enlève l'escabeau) :"au renforcement de l'attractivité internationale de la ville". "A l'horizon 2010 - dit la réclame - "ce sera le signe le plus visible d'une évolution de tous les secteurs et tous les aspects du développement et urbain de l'agglomération lyonnaise". Tour "attractive" comme si on manquait d'attractions ! et ce n'est pas tout. La "tour Oxygène" sera le premier immeuble lyonnais de grande hauteur entièrement HQE. (C'est épatant non ?). J'en vois un près du radiateur qui lève le doigt. " Qu'est ce que ça veut dire HQE ?" Excellente question. HQE ça veut dire: "haute qualité environnementale", par conséquent c'est aussi une démarche de développement du rabe (durable pardon). HQE.

Dans la tour Oxygène, il y aura une façade de verre qui assurera "élégance et élancement" (sic), ainsi "Dame de verre" sera remarquée grâce à la "délicatesse de ses courbes et de ses angles", et par un jeu de prismes, sa façade brisée lui conférera une "image évolutive". En plus, le hall de la tour possédera une "exceptionnelle" triple hauteur avec un plafond de 10 M de haut, prolongé par une marquise de verre et d'acier.

Cette phrase là, je l'aime bien, on dirait un début de roman de Robbe-Grillet :

"Le débord en oblique de l'étrave constitue un abri naturel de 26 m qui permet d'identifier l'entrée" ...

Et pour finir, la coiffe de la tour en sur-toiture, sera visible depuis toutes les hauteurs de Lyon. Les façades auront une teinte vert d'eau,"pour rappeler que la dimension résolument environnementale du projet est entièrement HQE.

Quant à nous. Pour l'instant, on en pense rien.

LIENS UTILES :

Le site officiel de la tour infernale, (propaganda) :

http://www.tour-oxygene.com/

L'avancée des travaux, à ce jour, ou la tour vue par Kl-Loth sur "Daily Life" (ça monte ! ça monte !). Un billet fortement recommandé par la maison:

http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/archive/2009/07/1...

Photo : Avènement de la tour "Oxygène" vue par ces mystérieux afficheurs sauvage nommés [...]. Image photographiée Montée de la Grande Côte à Lyon, au début de l'été 2009. © Frb

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