Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 22 juillet 2009

Tulipia Grachinéae

"Les larmes également sont utiles : avec des larmes tu amolliras le diamant. Tâche que ta bien-aimée, voit si tu peux, tes joues humides. Si les larmes te font défaut (car elles ne viennent pas toujours à commandement), mouille-toi les yeux avec ta main ..."

OVIDE extr. "L'Art d'Aimer", Livre Premier. Editions "Les belles lettres" 1960.

art d'a.JPG

Comme un mercredi (plus ou moins galant...)

Nous retrouvons ce cher OVIDE, couché dans l'herbe humide du Nabirosina. Lissant sa plume au lieu dit des "Métamorphoses", poème où toujours se joue "l'Art d'Aimer" l'existence en entier et tous ses dérivés, douze mille vers dans une quinzaine de livres. Du chaos qui créa le monde jusqu'à l'avènement de CESAR, OVIDE par ses "Métamorphoses" relate de nombreuses fables, légendes de la mythologie dans lesquelles les personnages finissent transformés en objet, en plante, ou en animal. Exilé en l'an, 8, sous l'ordre de l'Empereur AUGUSTE, le poète laissera cette oeuvre inachevée, parce que l'empereur avait, semble-t-il, détesté l'oeuvre érotique du poète, titrée "L'Art d''Aimer", supprimant de toutes les bibliothèques, l'ouvrage jugé "immoral". Ainsi par châtiment, le décret, condamna OVIDE à ne plus jamais revoir son pays. Il mourût loin de Rome, à Tomes en Roumanie, après avoir longuement souffert de cet exil:

"Je suis un barbare, parce qu'"ils" ne comprennent pas."

Il est vrai que Publius OVIDIUS Naso, est issu d'une famille de chevaliers, et les dames de la société romaine n'en connurent point de plus servant. Le connurent elles vraiment ? Lui qui, fût chassé en son temps, mais, qui, malgré cette mise au ban, influença par delà les siècles d'incontournables "peintres" de la nature humaine: CHRETIEN DE TROYES, SHAKESPEARE, MOLIERE... (pour ne citer que les plus célèbres).

Après avoir chanté "les Amours" des héros, OVIDE chanta les siennes. Jadis à Rome, ses exploits amoureux, faisaient grand bruit, et les belles sur son passage sollicitaient les grâces du poète, se disputant la renommée que donnaient son amour et ses vers. Mais il y eût une dame parmi toutes qu'OVIDE célébra, une certaine "Corinne", la maîtresse qu'il adora le plus (dit-on). Tel est le nom que plusieurs manuscrits ont donné pour titre des "Amours".

J'entends d'ici le choeur des femmes (choeur des jalouses) : "Mais qui est donc cette Corinne ?" dont beaucoup de femmes du temps d'OVIDE, usurpèrent le prénom pour se faire valoir comme muses et héroïnes des chants ...  De son côté OVIDE ne rêvait pas seulement d'Amour car à l'eau fraîche qui n'a qu'un temps, il préférait sans doute la gloire :

"Je cours après une renommée éternelle et je veux que mon nom soit connu de tout l'univers".

Il faut bien reconnaître qu'OVIDE, du point de vue de la renommée éternelle, fit plus fort que CLOCLO, James DEAN et Luis MARIANO réunis. Sa pensée se glisse encore aujourd'hui entre quelques draps... De bouche à oreille si j'ose dire. Et l'on aimerait qu'elle nous survive jusqu'à la fin des temps.

Mais je devine à cet endroit de l'oreiller (à plumes), que le lecteur sera déçu par ce billet, et sa curiosité se piquera de n'avoir point obtenu la révélation et les détails (croustillants) à l'unique question qui l'emporte dans les alcôves, sur toute l'oeuvre d'OVIDE:

"Qui était donc cette Corinne ?"

J'aurais aimé vous raconter... Mais voilà, mon poète, qui vient avec son bouquet de violettes, et veut m'emmener à sa cabane, pour me montrer (dit il ! tous les mêmes !), les estampes japonaises du Nabirosina. Il est vrai qu'au Japon en des temps très anciens, l'estampe était obtenue par frottements. Mais je m'égare...

Sur ce trove dindonne mi pavane, mi gaillarde, (aroumeuse d'igames et d'opisée) agitera sa collerette en prétendant que "l'estampe n'attend pas". (A d'autres !).

Pour ce qui est de la Corinne vous le saurez bientôt, un certain jour sans doute (afin de vous faire patienter, je vous dirai que c'est une bonne copine, peut-être ma meilleure amie)... Je profite qu'elle est en vacances, pour lui damner le pion. Avec la bénédiction du poète :

"Chacun ne songe qu'à son propre plaisir; et celui que l'on goûte aux dépens du bonheur d'autrui n'en a que plus d'attraits. Ô honte ! ce n'est pas son ennemi qu'un amant doit craindre. Pour être à l'abri du danger, fuis ceux même qui te paraissent le plus dévoués. Méfie-toi d'un parent, d'un frère, d'un tendre ami : ce sont eux qui doivent t'inspirer les craintes les plus fondées."

Photo: "Les souffrances de la jeune Tulipe" (Tulipia grachinéae) aux authentiques larmes sur pétales irisés. Comment ??? Une tulipe au mois Juillet ??? Mais oui bien sûr ! où est le problème ? ;-))

Vue aux Jardins secrets du Nabirosina. Juillet 2009. © Frb.

Commentaires

Ah Ovide!!!!!!!!!!!!
Je verse des larmes à chaque fois que je relis les Tristes.
D'ailleurs une magnifique nouvelle traduction par là:
http://livraire.wordpress.com/2009/01/11/tristes-pontiques-ovide/

Écrit par : la bacchante | lundi, 27 juillet 2009

@La bacchante : Ah oui ! les Tristes ! (on ne badine plus)
Nous en parlerons en automne...
Ah Ovide !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! comme vous dites (nous manquons de points d'exclamations)
Merci pour le lien ! magnifique !

Écrit par : Frasby | lundi, 27 juillet 2009

Chaud l'Ivode ! On peut jadé iliméner Riconne Lapege. L'aiddeurs, Riconne Lapege n'est pas votre leimeure miae (?) Le penssus va être antenible !
L'iposée de Lainever et l'igame du treinpe oncunni le denrent plus duox à portersur.

Écrit par : solko | lundi, 27 juillet 2009

Autre version :
- "Les alarmes (l'a n'est en rien un alpha privatif) sont autrement futiles alors qu'à force de larmes, tu libéreras la peau de tes pierres.

Écrit par : Certes pas vidéo... | lundi, 27 juillet 2009

@Solko : beni vria, l'Ivode ste duach comme la rabise ! masi je ne vuso chace toinp uqe trove ramonchille m'en a tiaf vaber ! (des drons de pacheaux) J'ia nife voutré connerie pelage ! (mias je ne crios sap que ce siot l'épyte d'Ivode ;-))
Le penssus remudre antenible.
Si vuso conniassez des tarues Riconnes, n'éthisez pas ! nison on dramenda à Danete ne nuso roufnir une Bactérie, à fatu de de vigres ... la made de sonmieur Jouilean Broloo rouppa la pemracler au pedi velé (si José le drie !). Eudi cremi, Laupe Vrelain et l'igame du petrein, nuso torpègent des frafes de ces euffrases ! masi vuisez mon sonciel : Fémiez vuso des Rocinnes ! (ec onts utotes dse conconches ;-))

Écrit par : Frasby | lundi, 27 juillet 2009

@Certes pas vidéo: Autre version : très belle ! j'aime beaucoup : "A force de larmes tu libéreras la peau de tes pierres"
On dirait du René Char...
Ca me fait penser aux larmes de la vierge de CHITTAGONG (larmes et pierres), une statue de marbre de la Vierge-Marie dans une église catholique du Bangla Desh fût surprise (en 2006, je crois), en train de verser des larmes... Ce qui nous ramène évidemment à la Vierge de La Salette:
Une Béatitude qui "souffre" et qui pleure! Est-il possible de le concevoir ?
(Léon Bloy, Autobiographie d’une enfant)

Ps: Une larme est aussi une toute petite quantité de boisson, pour délivrer la peau des pierres, une larme d'eau de vie ? et puis encore une autre. Et, petit à petit...

Écrit par : Frasby | lundi, 27 juillet 2009

je suis bercée et conquise par l'histoire de ce cher Publius Ovidus Naso, plus je vous lis Frasby plus je me dis qu'il faudrait qe je me replonge dans la littérature, ce n'est pas le vertige de mon inculture qui me travaille ,non mais le temps me manque tellement, oui il va falloir se poser un peu !!merci Frasby

Écrit par : catherine L | mardi, 28 juillet 2009

@Catherine L : oh merci !!! bercée par P. Ovidus N. c'est un sacré cadeau (il a un succès fou auprès des dames, je lui transmettrai , il va être content ;-) et moi aussi !
Vous savez souvent je me demande si tout ça c'est de la culture ? quand je lis tous les livres, les pièces de théatres , tout ce qui se fait actuellement et que je ne connais pas... et dont on parle sur les blogs, je me dis aussi qu'il faudrait que je me replonge (au moins dans l'actualité des livres...), le drame ce sont ces trop courtes journées qui ne durent que 24 H00 ! Cela dit sans flagornerie j'ai une immense admiration pour votre oeil sagace... Vos filatures sont incroyables. Alors conquise aussi ...j'espère que vous trouverez un joli espace-temps où vous poser tranquille, , les pieds en éventail mais sans lâcher votre objectif, hein ??? ;-)
Bonne soirée, encore merci !

Écrit par : Frasby | mardi, 28 juillet 2009

Ah ! Léon ...

Écrit par : bloy | mardi, 28 juillet 2009

SOS SOS SOS reivalc ud lamron egasu'l revuorter sap xuep en ej te nollimrahc ne sius ej sos ybsarF

Écrit par : ETTENEN | mardi, 28 juillet 2009

@Bloy : onlé ! onlé! onlé !onlé ! onlé! onlé! onlé! onlé! onlé!

le narrateur à Bloy :Vous apprécierez j'espère, mon ami la haute tenue de ma traduction ;-)

Écrit par : Paon charmillon rotréodar | mardi, 28 juillet 2009

@ETTENEN : Vuso charmillonnez en sioniche nantemaint ???
Se til de ugache à triode, t'ces sètr igironal !!!
Je n'ivaas jimaisi ul cale de ma ive...
je voutre clae fridomalbe !
Vuso têses mictive de la prigge Charmillonne on ridait ?
Halès, chrèe Ettenen , je n'iai toinp de vincca...

Uque Fiare ??? louvez vuso que j'epalle le Musa ?
(ou teupêtre la niclique du Kontin ?)

nobne canche Ettenen , no mosmes de tuto croue evac vuso dnas tetce roulouseude euprève ;-))

Écrit par : Frasby | mardi, 28 juillet 2009

Les souffrances de la jeune Tulipe ?
eh Frasby ? peut être venait elle d'être très amitieusement arrosée par le jardinier , et qu'adonc elle était oh que non souffrante mais toute revigorée et pleine d'amour pour l'inconnu qui venait d'ainsi la rafraichir (du point de vue d'une tulipe le "bel inconnu" salvateur ressemble forcément à un arrosoir ou à un tuyau !!!!!)
note : je viens juste d'aller rafraichir quelques fleurs qui me sont chères

Écrit par : hozan kebo | mardi, 28 juillet 2009

@hozan kebo : Mais oui ! les "souffrances de la jeune tulipe" (c'est un sujet sur les larmes (le grachin des fêlurs,) pas sur les joies de l'arrosage ! J'ai vu de mes yeux vus la pluie qui lui tombait dessus ! à la tulipe (et la pauvre petite si douce, si malheureuse qui sanglotait sous la pluie) mais elle est très jolie votre histoire (je suis presque sûre que vous auriez été le jardinier idéal pour arroser amitieusement ma tulipe, vous auriez été son inconnu salvateur, son prince des nuées (je n'irai pas jusqu'à dire son arrosoir ou son tuyau !!!!) oh !!! nous vivons des temps polissons ! et l'été ne manque pas de piquants me disait le hérisson ce matin en traversant le jardin
Vous ne connaissez toujours pas le petit nom de vos fleurs ? Vous avez le bonjour de ma capucine (tout en train de danser celle là !) je vous souhaite un bon arrosage !

ps : amitieusement ,c'est belge ??? c'est peu usité, j'aime beaucoup !

Écrit par : Frasby | mardi, 28 juillet 2009

Très beau récit, mais une question, la photo est de vous?si c'est le cas , bravo je la trouve sublime (j'adore la photo)

Écrit par : Vin | vendredi, 25 mars 2011

@Vin : Merci à vous. Oui, j'ai bien pris la photo moi même. Et la tulipe était ma tulipe également (sourires). Normalement je ne cède rien au liens qui mènent à des produits; mais il se trouve que j'ai un petit faible pour l'oenologie. (J'adore le vin, rien que l'excellent)...

Écrit par : frasby | vendredi, 25 mars 2011

Les commentaires sont fermés.