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dimanche, 31 janvier 2010

Là où nous ne sommes pas

A vendre les Corps, les voix, l'immense opulence inquestionnable, ce qu'on ne vendra jamais. Les vendeurs ne sont pas à bout de solde ! les voyageurs n'ont pas à rendre leur commission de si tôt !"

ARTHUR RIMBAUD : extr "Solde" in "Illuminations". Librairie Générale française 1984.

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Pour lui plus activement, j’utilisais mon influence en l’aidant à porter le plus lourd bonheur au sublime. Une fine vapeur, et je crus voir s’ouvrir le ciel, des années de jeunesse, un premier mot dont je réalisais qu’il était de la plus grande importance. En louanges serrées, dans cet aimable lieu où les roses griffaient les murs, me revenait toujours le son volumineux d’un adage pendu aux fresques de Janvier. De toiles lues dans l'ombre en descriptions de runes, je vis venir la nuit dévorer le matin. Une vision où l'espace balayé par les brumes traînait des fusées lentes et des flacons de vin.

Pillage et contrebande, paradis sans cépage, coupé tout net à la racine. Pour lui plus activement je remuais les trains en m’étonnant qu’ils glissent ensemble sur tant de lignes à la même heure et en même temps. Des cahiers de jeunesse d’un goût très raffiné s'effeuillaient dans la moleskine. “puisque vous êtes si bête, enfin... me disait il... il serait doux de nous trouver bêtes en même temps, un jour, ou deux, entre ces lignes".

En attendant, j'apprivoisais sous les voûtes romanes des animaux bizarres à ventres de fourrure. Tout cela paraissait de l’ordre du devoir et du travail bien fait.

Pour elle plus activement, avec des gants blancs de jardin, il remuait le ciel, la terre en s'amusant, et je renversais tout sur un nid de serins où se liaient patiemment les digitales brunes.
Ensuite je rentrais au logis. Il y avait les horaires des trains et ceux de la toilette du troupeau d’élandins qui dans mon esprit se mêlaient, c’est ainsi que souvent, je mettais la ligne après le point, et le chapeau du i sur les ê. Les trémas restaient dans ma main. Pour ne pas me faire prendre j'accentuais les graves.

”Puisque des jours ne t’ont laissé qu’un peu de cendre dans la bouche” (1) ...

Pour lui plus activement, je mélangeais mes cigarettes aux fumées des usines, mes poumons me semblaient plus grands. Les bons amis assis sur des petites chaises conversaient de nous au salon.

Pour lui plus activement, je déposais dans la rivière des gros cailloux, des petits bonbons effervescents, tout enrobés de réglisse et de zan qui pétillaient dans l'océan. Les trains transportaient des ébats et des sacs à dos en peau de chèvre. Dans cet aimable lieu, des baisers de géants explosaient les séries de chaises. “La vie est donc éparse à ce point !", nous disions-nous gaiement. Les amis tombés de leurs chaises trouvaient qu’on ne tournait plus très rond, et dans le wagon Treize du rapide “Rhône-La mer”, des hommes chargeaient les épuisettes des pêcheurs de petits bonbons.

Ainsi tout de travers, j’entrais sous une chappe pour lui dans ce silence
qui régnait au salon. Elle repeignait les chaises, et je vis notre rêve renaître doucement :

Tous les gens du salon, se transformaient en chèvres.

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Nota (1) : Cet extrait cité plus haut, a été emprunté au poète Paul-Jean TOULET

Photos : Un des murs des menus plaisirs ou des pires lamentations, (tout dépend des jours), vu au coeur de la Baraban (pour les gens), "pissenlit" en patois, (pour les bêtes). Quand en hiver, les murs racontent l'histoire de l'art ou celle de la peinture... Photographié l'année dernière, rue Baraban du côté de Paul Bert à Lyon © Frb.

samedi, 30 janvier 2010

Ma soirée avec Roland

Ma soirée du Mercredi 3 février à 20H30 pétantes, je la passerai à écouter Roland Thévenet, qui donnera une petite causerie, (d'autres diraient une conférence), intitulée "Reflets du territoire dans la littérature Lyonnaise", proposée par l'esprit Canut. C'est au cinéma St Denis, N° 77 de la grande Rue de La Croix-Rousse à Lyon. Ceux d'en bas prendront la Ficelle, pour rejoindre la "colline qui travaille" (direction Métro Croix-Rousse), l'entrée ne coûtera que 5 euros. Pour une soirée qui s'annonce d'ores et déjà passionnante.

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ROLAND, c'est notre ami ROLAND THEVENET alias SOLKO, pour les glaneurs habitués à balader leur truffe de blog en blog et ceux qui ne connaissent pas encore quel style de soirée nous prépare le "causeur" (ou le conférencier disent les belles personnes), ils peuvent aller faire un tour sur le BLOG à SOLKO, dont certains disent déjà qu'il est "blog cultissime". Mais Solko n'aime pas trop les formules à la mode. Avertissement quand même aux personnes non prévenues, si l'on s'y plonge une heure, il se peut que la lecture dure toute la journée, tant les billets foisonnent et tant on en apprend, et plus on en apprend plus on veut en connaître. Il est comme ça SOLKO alias ROLAND THEVENET. Il nous transmet sans peine, l'envie à la fois de lire, de se promener et de chercher aux racines de quel bois nous sommes faits. Voici le lien à visiter pour une mise en bouche :

http://solko.hautetfort.com/

Cela vous donnera sûrement une idée. Et l'envie de vous rendre, à la causerie, dont on sait par avance, qu'elle sera éloquente et finement érudite.

Reflets du territoire...

Il s'agit bien de voir comment le territoire (deux fleuves, deux collines) et les quartiers pour pauvres et pour riches au fil des siècles ont laissé leur empreinte dans ces romans si délicieux dont on ne parle plus ou presque. Si l'on n'en parle plus, c'est donc qu'on ne les lit plus ? Question. Il ne serait pas étonnant que la causerie ou conférence nous insuffle quelques envies, en plus de son thème car le causeur est tellement à coeur dans ses sujets et les mène si loin, qu'au retour de la conférence, il y a fort à parier qu'on aura la tête mieux faite.

Pour tout savoir vraiment à propos de la causerie même, je relie ce billet à l'annonce officielle qui se trouve au domaine du Roland :

http://solko.hautetfort.com/archive/2010/01/12/b328bc2a39...

Après quoi la maison (qui a bon goût) ne saurait que vous recommander vivement cette soirée, j'ai regardé le programme de mercredi dans le Rama Rama à 20H30, c'est désolant, il n'y a rien que de la daube à télé. Alors c'est décidé ! moi je passerais ma soirée du mercredi 3 Février au ciné st Denis (CIFA) avec Roland, (et personne d'autre). Les causeries se font rares, et puis c'est tellement beau, les pages d'un livre, les encriers, traversés par un territoire. Je ne saurais rien vous dire de plus...

Nota : no ognire encroe à ectet ehure is al nefi rufle ud charmillon iqu se pladécera en êcachle prou jionredre les traspintons d'honrune ud CAFI,  ratradui émusintlament la froncérence en charmillon, Dralon Vhettene blemsait ride uqe nno. Nifamelent, ec t'nse teupêrte sap supl lam...