dimanche, 28 septembre 2008
Comme un Dimanche
Sur le plateau de la Croix-Rousse à Lyon, depuis 150 ans, il y a ce qu'on appelait autrefois la "Vogue des Marrons". Au XIXem siècle, les lyonnais raffolaient des vogues (mot qui signifie "abondance", "affluence"). Elles étaient appelées aussi "fêtes baladoires" en l'honneur des bals qui s'y déroulaient et ne s'y déroulent plus tellement depuis que ce quartier a perdu beaucoup de son âme populaire. La vogue a lieu de la toute fin septembre au 12 novembre (cette année) et rassemble plus de 70 forains. Palais des glaces, chenilles, petits manèges, barbapapa, grande roue etc... Elle eût d'abord lieu dans la grande rue de la Croix-Rousse puis gagna le boulevard après la démolition des remparts en 1866. Les lyonnais s'y rendaient en famille, on y proposait même des ménageries et des exhibitions de phénomènes du genre humain. Autant vous dire qu'elles n'y sont plus! La vogue se trouve aujourd'hui entre la mairie du 4em arrondissement et le gros caillou. Il y a toujours les marrons grillés, les gaufres et le petit vin blanc à boire non pas sous les tonnelles mais sur la place, sous la statue Jacquard qui sert aussi d'observatoire au vieil oiseau rebel (que j'ai toujours vu là:-) ce qui fait peur à l'oiseau vogueur mais ça c'est une autre histoire, (vous ne voudriez tout de même pas que je vous la raconte...)
01:16 Publié dans Balades, Certains jours ..., De visu, Mémoire collective | Lien permanent
Balayées, les saisons !
Destruction des anciennes habitations, et de plus en plus, ces rues perçées de trous...Villeurbanne vers le quartier Wilson. Septembre 2008.
00:25 Publié dans De visu, Mémoire collective, ô les murs ! | Lien permanent
samedi, 27 septembre 2008
Plus hauts les coeurs !
"Ne laisse pas le soin de gouverner ton coeur à ces tendresses parentes de l'automne auquel elles empruntent sa placide allure et son affable agonie. L'oeil est précoce à se plisser. La souffrance connaît peu de mots. Préfère te coucher sans fardeau: tu rêveras du lendemain et ton lit te sera léger. Tu rêveras que ta maison n'a plus de vitres. Tu es impatient de t'unir au vent, au vent qui parcourt une année en une nuit."
RENE CHAR (1907-1988) : "J'habite une douleur"/ Extr : "Le poème pulvérisé" (1945-1947)

Dédié à l'écrivain Louise BOUDONNAT qui fût la première à me présenter René CHAR, et à Léopold REVISTA dont le blog d'un "citoyen du monde" CLICK se lit jour après jour sous la très belle augure de René CHAR ...
23:45 Publié dans A tribute to, Balades, Ciels, De visu, Mémoire collective | Lien permanent
Tremblement de ciel...

22:48 Publié dans Balades, Ciels | Lien permanent
Cheminer ...

Hélas mon objectif, et l'oeil n'étaient pas assez performants pour englober toutes les cheminées qui se trouvaient sur cette minuscule maison vue en descendant un chemin pentu, pas très loin du jardin des plantes à Lyon. Mais en contemplant ces cheminées, sous ce ciel d'un bleu chauffé au feu d'automne me vint ce mot étrange jurant un peu avec la volupté du paysage, c'est le mot "consomption"... Et je surpris en même temps une conversation, c'était celle de deux oiseaux migrateurs préparant leur voyage, et se posant un peu après, là haut. L'un demandant à l'autre :"-Avez vous vu mon arbre ? On y serait bien mieux que sur ces grands tuyaux" et l'autre, plus savant ( un érudit du genre Solko ) lui répondant : "-mon cher, vous savez, de nos jours, il se fait une grande consomption de bois dans ces fourneaux"...
20:41 Publié dans Ciels, De visu, Impromptus, Le vieux Monde, Mémoire collective | Lien permanent
vendredi, 26 septembre 2008
Non-lieu
" (...) Je suis aujourd'hui perplexe. comme qui a réfléchi, trouvé, puis oublié.
Je suis aujourd'hui partagé entre la loyauté que je dois
au Bureau de Tabac d'en face, en tant que chose extérieurement réelle
et la sensation que tout est songe, en tant que chose réelle vue du dedans."
Fernando PESSOA Extr. "Bureau de tabac"
Photo: les pentes de la Croix-Rousse à Lyon et ses vieilles maisons un vendredi de Septembre 2008.
06:13 Publié dans Balades, Le vieux Monde, Mémoire collective | Lien permanent
Trouver sa voie...
Voie céleste tout en haut de la rue Pouteau sur les pentes de la Croix-Rousse à Lyon. Il faut dire qu'une partie de la rue Pouteau n'est pas une rue mais un grand escalier que je vous montrerai un jour, (un certain jour) quand je l'aurai bien descendu...
04:37 Publié dans Balades, Ciels, Mémoire collective | Lien permanent
Perdre sa vie

02:29 Publié dans Balades, De visu, Le nouveau Monde, Mémoire collective, ô les murs ! | Lien permanent
jeudi, 25 septembre 2008
le dernier...

Station Charpennes à Villeurbanne dernier métro en direction d'une gare... Le dernier métro, celui qu'en général on rate, à une seconde près...
04:28 Publié dans Balades, Le nouveau Monde, Mémoire collective, Transports | Lien permanent
Nuiter...

Lueurs bleues, vues des berges des quais du Rhône à Lyon où la nuit, tout est beau quand on s'y promène à deux...
03:11 Publié dans Balades, De visu | Lien permanent
mercredi, 24 septembre 2008
Comme un mercredi

Couple tranquille et tendre flânant place des Terreaux à Lyon, juste un peu à l'écart des citoyens en plein mambo et en pleine biennale de la danse...
19:29 Publié dans Balades, Certains jours ..., De visu, Le monde en marche, Le nouveau Monde, Mémoire collective | Lien permanent
Biennale de la danse ...
A Lyon ça danse partout ...Programme de la biennale ICI
17:36 Publié dans De visu, Le monde en marche, Mémoire collective | Lien permanent
Papillons de lumière
Vue place des terreaux à Lyon, une élégante dame, en train de parler à ses papillons...
17:35 Publié dans De visu, Le monde en marche | Lien permanent
Nées sous le signe du gémeaux
Deux soeurs jumelles vues place des terreaux un mercredi de septembre... Très désoeuvrées depuis que la guinguette a fermé ses volets... CLICK
17:26 Publié dans De visu, Le monde en marche, Mémoire collective | Lien permanent
mardi, 23 septembre 2008
Repos !

15:06 Publié dans Balades, Ciels | Lien permanent
Lettera Amorosa
" (...) Nos paroles sont lentes à nous parvenir, comme si elles contenaient, séparées, une sève suffisante pour rester closes tout un hiver ; ou mieux, comme si, à chaque extrémité de la silencieuse distance, se mettant en joue, il leur était interdit de s'élancer et de se joindre. Notre voix court de l'un à l'autre ; mais chaque avenue, chaque treille, chaque fourré la tire à lui, la retient, l'interroge. Tout est prétexte à la ralentir.
Souvent, je ne parle que pour toi, afin que la terre m'oublie..."
RENE CHAR :"Lettera amorosa". Illustrations de GEORGES BRAQUE et JEAN ARP. Poésie-Gallimard.( Petit livre sorti à l'occasion du printemps des poètes et des 100 ans de RENE CHAR.)

Dans un petit livre mince au bleu brillant deux versions du poème "Lettera Amorosa" de RENE CHAR sont illustrées. On se souvient que R.CHAR appelait les peintres "ses alliés substantiels"...La première version rédigée en 1952 est accompagnée de seize oeuvres de l'artiste dada, JEAN ARP, (collages de papiers couleurs et découpages parfois peints à la gouache). Le manuscrit parfois raturé est une première esquisse du poème. En 1953, R.CHAR rédige une deuxième version que GEORGES BRAQUE illustrera dix ans plus tard (le projet de l'édition datant de 1958). Le poète et le peintre harmoniseront soigneusement ensemble cette expérience. G.BRAQUE offrira au lecteur ses belles lithographies, profil d'une femme, d'un couple, motifs d'animaux, de végétaux, palette de violets, jaunes, verts, bleus aux luminosités splendides. Mais les correspondances du poème, ne se limiteront pas uniquement à la peinture elles seront tout autant musicales,"Lettera Amorosa", s'inspire, en effet,d'un madrigal de MONTEVERDI« Se i languidi miei sguardi », pièce pour voix seule et basse continue, extraite du VIIe livre (1619) des Madrigaux. Bien sûr, on se pose la question du destinataire de cette lettre amoureuse mais la réponse, est indiquée par R.CHAR lui même dans le bandeau qui accompagna en 1953 la première parution du texte :
« Amants qui n’êtes qu’à vous-mêmes, aux rues, aux bois et à la poésie ; couple aux prises avec tout le risque, dans l’absence, dans le retour, mais aussi dans le temps brutal ; dans ce poème il n’est question que de vous. » CLICK
Photo: Longtemps cachée dans l'arbre une "Tête d'Or", que l'on croyait enfouie... Vue dans la grande allée du Parc de la Tête d'Or, à Lyon. L'un des plus beaux parc d'Europe, infiniment doux en automne...
13:32 Publié dans A tribute to, Arts visuels, Balades, Le vieux Monde, Mémoire collective | Lien permanent




