15 juin 2009

Plan d'une ville...

Repérage :

Pour le lecteur qui se serait malencontreusement perdu (dans notre jungle).

Tout va bien vous êtes...

ICI 2.png

Autres pavés en voie de sainteté (mais sans orientation) à voir ou à écouter ci-dessous:

http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/01/30/le...

Photo: Les pavés du Vieux St Jean ou peut être le début d'une étrange maladie ? Vus dans le chaotique Vieux Lyon juste en face de la cathédrale et pas très loin de la boutique de l'ancienne "Maison JOLY, herboristerie". Juin 2009. © Frb

Sur les pavés, exactement..

Là ?

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Ou bien ...

ou bien là.jpg

Ici bas. Repérage indécis sous le marqueur D'HOZAN KEBO, ou peut-être le début si ce n'est d'une épidémie, d'une rixe... ?

Intervention Hozan KEBO point par point. réalisée le 21 Juin 2009. (HK/LR)

Ou finalement ça ...

Le plan d'une ville bluesée ( par HOZAN KEBO, coloriste)

ou finalemen çà.jpg"Victoire du Blues par K.O."

La couleur prend le son... De dessous les pavés, monte la sueur du blues.

VERA HALL :  "Natural blues" / ("Trouble so hard")
podcast

 

Photo : "Sound and vision". Radicale Hozanisation du plan de St Jean. Juin 2009. Conception : (HK/ LR).

Fleuves

La confondante réalité des choses
Est ma découverte de tous les jours.
Chaque chose est ce qu'elle est
Et il est difficile d'expliquer à quiconque à quel point cela me réjouit,
Et à quel point cela me suffit.

ALBERTO CAEIRO. Extr "poèmes désassemblés" in FERNANDO PESSOA "Poèmes païens" (de ALBERO CAEIRO et RICARDO REIS). Editions Christian Bourgois,1989.

realité des c.JPGComme un lundi (cogitant)

Nous pourrions mettre en parallèle cet extrait de poème d'Alberto CAEIRO (un des nombreux hétéronymes de Fernando PESSOA), avec un  texte de Clément ROSSET, (extrait d'un commentaire sur "Les chimères" de Gérard de NERVAL), dont je vous livre un court extrait:

"Le présent est, à chaque instant, l'addition de tous les présents ; cette expression de "présent" devant s'entendre ici dans son double sens de don de l'instant (don de ce présent-ci) et d'offrande absolue (don de tout "présent", c'est-à-dire de toute durée)"

C. ROSSET comme A. CAEIRO, approuvent la réalité des choses, de toute réalité donnée, c'est à dire : à recevoir comme un don. L'approbation n'a pas besoin d'espoir et il ne s'agit en aucun cas de faire l'apologie de la résignation, du renoncement ou de la soumission, pas même non plus, de louer l'indifférence.

L'approbation du réel serait peut-être, dans ce sens précis un préambule à sa transformation : Agir de telle sorte que l'empreinte de l'être dans le réel soit en même temps une reconnaissance de son irréductible réalité. Comme si en approuvant le réel, en n'y renonçant pas, en ne l'écartant pas, le surgissement de quelque chose que l'on souhaite pouvait être possible. Je cite encore Clément ROSSET :

"[Le réel] est insolite par nature : non qu'il puisse lui arriver de trancher sur le cours ordinaire des choses, mais parce que ce cours ordinaire est lui-même toujours extraordinaire en tant que solitaire et seul de son espèce".

Le cours des choses est inéluctable, infini comme le fleuve, jamais deux instants ne se répètent ou rarement, jamais ils ne se chevauchent, ni ne s'échangent, Ce qui est est. Ce qui est fait est fait. Tautologie, (il faut bien ça).

Chez Clément ROSSET, la joie n'est que la savante approbation du réel mais cette joie est une exigeante : on n'approuve qu'inconditonnellement. Du réel rien n'est à jeter pour le sage tragique, il accepte, approuve tout, les malheurs et les joies. Et il y a encore de cette espèce de joie dans les "poèmes païens" de F. PESSOA.

"Quant à la joie elle a deux causes ou deux non-causes: celle d'être sans objet, et d'autre part d'être suscitée par le fait que le réel ne manque de rien" (Cf. N.DELON in "le cours de la réalité" in "l'atelier Clément ROSSET"). Ce monde parce qu'il est unique, se suffit à lui même ; tandis que la mélancolie regrette que le monde ne soit pas autre, et, inlassablement recherchera en vain, son paradis.

La joie est folle, certes, mais la joie est lucide, du moins telle est la disposition à la joie, capable de se représenter le retour éternel, identique de toutes choses et c'est là précisément notera Clément ROSSET la plus grande force de la joie, triomphant des pires peines. (Il ne s'agit pas de joie béate bien entendu, mais de la plus lucide joie). C. ROSSET nous renvoie également au petit secret de NIETSZCHE dans les dernière pages de son "Zarathoustra", où le héros, au détour d'une promenade nocturne lâche enfin :

"Lust ist tiefer noch als Herzeleid" / "La joie pèse plus lourd que le chagrin"...

ou plus "profond" si l'on veut s'en tenir à une traduction plus précise. Peu importe, cette joie est plus lourde d'assimiler plus que la peine. Il est donc paradoxalement beaucoup plus difficile de supporter la joie. Il ne s'agit pas exactement de la "joie de vivre" qui a quelquechose d'encore assez fantômatique. "La Musique pourrait illustrer cette joie paradoxale et sans objet. Quelque soit la tristesse qu'on cherche à dire, on dispose d'un prétexte pour chanter". Paradoxe de la joie. La musique est pour ROSSET d'essence joyeuse.

Tout est prétexte de joie puisque rien n'en n'est le motif. La joie d'exister est offerte par surcroît, c'est la seule consolation à espérer du réel. La légereté somptueuse du créateur, un agrément gracieux.

"Nul besoin d'outre-monde, d'arrière, d'autre monde"... Tout est là .

Sources: Les documents, éléments de réflexion et autres fragments de textes concernant Clément ROSSET, partiellement reproduits ici, sont tirés d'un domaine remarquable : "Atelier Clément ROSSET",  site entièrement consacré à Clément ROSSET, que je vous conseille, voir lien ci-dessous :

http://clementrosset.blogspot.com/

A voir : Une variation (à peine céleste), sur le même thème : http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/03/26/co...

Photo : Deux êtres en joie regardant plus loin sur les berges (hors champ ou presque...) quelques agglutinés sur les berges d'un fleuve. Lyon. Autre rive. Juin 2009. ©Frb.

14 juin 2009

Les agglutinés

Comme un dimanche au bord de l'eau

les agglutinés.JPGSur les berges du Rhône aujourd'hui ré-aménagées, on se presse. C'est même assez tendance. Les Lyonnais (et les autres, de passage) y ont trouvé leur panacée. Les péniches sont devenues des cafés où l'on traîne tard le soir. Et le samedi, le dimanche, on s'agglutine, en ces contrées tonitruantes, bling bling à souhaits, anti-Alcestiennes à en crever. Ces berges, nouvellement investies s'avèrent l'été, infréquentables. Elles ont leur charme vu d'un pont, (une ambiance sympathique quasi méridionale). Quand on s'y trouve la première fois, on se laisse porter par cette impression de plein air ou plutôt de centre aéré. Ensuite ça fait un peu "vitrine", "nous on n'a pas la mer, mais on a des idées". Nul ne s'en plaint...

Tant que les bas-fonds ne remontent pas à la surface...

Photo: Berges du Rhône un dimanche, vu du pont Bonaparte (je crois), les péniches-bars. Une ambiance estivale faite de joie permanente,(tapas, soleil, etc...). Tout est prévu pour ça, votre joie. Peut-être n'est-ce encore qu'un cauchemar climatisé de plus ? (C'est vrai qu'à C.J. on est un peu bégueule ;-).  Rive gauche, photographiée à Lyon, en Juin 2009. © Frb

13 juin 2009

Les insouciantes

"Et si les bas-fonds remontaient à la surface ?"

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Question inspirée par J.B. PONTALIS ("traversée des ombres"), après avoir passé des heures à regarder le fleuve.

Photo : Deux insouciantes sur les berges de la Saône vues du quai St Antoine à Lyon, en Juin 2009. © Frb.

Foules

Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude: jouir de la foule est un art; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage.
Multitude, solitude: termes égaux et convertibles pour le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée.

CHARLES BAUDELAIRE : extr : "Les foules" in "Petits poèmes en prose" suivis de "Le spleen de Paris" Editions Garnier 1997.

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"Le spleen de Paris" est un recueil en prose de BAUDELAIRE, qui ne fût publié que deux ans après sa mort.

Ce "Spleen" pourrait être celui de partout mais BAUDELAIRE posséda Paris comme personne et son appréhension magistrale de la ville n'est pas si datée qu'on se l'imagine. "Les foules" de 1864, ne sont donc pas si éloignées des foules du citadin du XXI em siècle. Et pas si différentes, des foules de partout. Ambiguité des séductions; entre errance anonyme, égarement, sentiment compressé par le pouvoir des masses. Et puis intemporelles, Les déambulations parfaitement synesthésiques sont griffées à l'unique patine "Baudelairienne". Par ce trait de fascination du mouvement, ces visions d'abondance que seule la ville permet. Baudelaire cherche ce point "n'importe où hors du monde" quand tout lieu ressemble à l'exil et toute foule à un champ de possibles ou de ruines :

."Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme."
Cf. "N’importe où hors du monde" in "Le Spleen de Paris", 1864.

BAUDELAIRE s'exila d'ailleurs plusieurs fois dans sa ville natale mais sans s'y contenter : les fantômes de Paris, son goût urbain, les murmures de la  cité foisonnnante, ne lui laissèrent aucun répit. L'emprise de la capitale le tenait corps et âme asservi, charmé sous un joug très contradictoire, la foule, les épanchements, la retraite dans la multitude, l'anéantissement . BAUDELAIRE flâneur explore, construit et déconstruit l'ivresse, dérive en tous lieux, au nom de la poétique errance et puis bien sûr, pour "échapper"... (Notamment à ses créanciers - autre foule donc ! -  les nombreux déménagements de BAUDELAIRE ne furent pas en particulier voués à des passions d'homme libre). Il est rare que BAUDELAIRE cite les lieux de façon très précise, chez lui ni monuments, ni places ... (une fois peut-être dans "Le cygne", (cf. "les "Fleurs du mal" 1857) où sont évoqués le Louvre et le Carroussel.

"Aussi devant ce Louvre une image m’opprimme
Je pense à mon grand cygne avec ses gestes fous
Comme les exilés, ridicule et sublime
Et rongé d’un désir sans trêve ! et puis à vous
..."

BAUDELAIRE fût l'un des premiers à faire l'expérience de la modernité des espaces urbains, où le flâneur doucement vient presque sans réfléchir, désirer ou se laisse ravir, tout en n'ignorant pas dans ce foisonnement combien l'âme, le corps s'en trouveront au final tristement consommés. Mais le prix de cette ivresse en tous points délicieuse, de cet anonymat aux spectres déguisés, ne saurait s'échanger contre rien d'autre ... Le poète ne saurait exister et ne pas se confondre qu'en des lieux remués et toujours noirs de monde .

"Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu’il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui être fermées, c’est qu’à ses yeux elles ne valent pas la peine d’être visitées.

Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l’égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente."
Extr suite : "les foules" in "Petits poèmes en prose" suivis de "Le spleen de Paris"

Photos : Foules comme de vraies fleurs cueillies sur l'espace d'un parking arboré à proximité d'un supermarché, situé quelquepart aux environs de Lyon. Photographiées d'un marchepied. Mai 2009. © Frb.

12 juin 2009

I have longed to move away

A Marc, si loin, au plus près... Avec tous mes remerciements.

Comme il serait meilleur de s'unir au sommeil
des fleurs, pour retrouver leur essence aérienne,
fanées à leur réveil, et l'ayant vu en rêve !
Mais leurs graines s'élèvent pour se disperser,
s'enfuir et fleurir en mille ailleurs. Une enfance
les anime et nous fait signe par leurs couleurs
presque infinies, dont les nuances chamarrées
sont si imperceptibles qu'elles se dérobent
à nos regards, dans les robes de leurs parfums.
Un vent de silence traverse la prairie,
et les fait frémir, transportées par le bonheur
de partir vers une fin qui n'est pas l'oubli.

JEAN MAMBRINO, "Le bonheur de partir in "La Pénombre de l'or". Editions Arfuyen, 2002.

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Il y a parfois des commentaires qui valent bien des billets. Je reproduis ici un extrait de la "pénombre de l'or" de Jean MAMBRINO, posté à l'adresse du billet "Eloge de la fuite 1", par Marc, qui, presque chaque jour dans son très beau domaine "Epistolaire", met le verbe partir à tous les temps, par glissements singuliers, sur tous les continents dont chaque nom de ville s'écrit dans la fragilité du monde.

."Je vous offre et à tous vos lecteurs qui peuvent l'aimer, cette brève page légère mais persistante de Jean Mambrino" nous écrit encore Marc en prologue du texte. "Légère mais persistante"... N'est ce pas là, juste en deux adjectifs, une des plus belle définition pour l'éloge de la fuite ?

Certains jours aime la ritournelle. Vous savez, cette phrase musicale, qui revient à la fin de chaque couplet, comptine d'enfant, valse de Vienne, qu'un musicien pourrait au lieu de la laisser suffisante à elle-même, ouvrir à toutes correspondances et la transformer du dedans, élargissant ainsi les thèmes, à partir d'un monde fermé sur soi, orienté, pour la mener autrepart, du côté de la désorientation... Jusqu'à ce qu'un nouveau chromatisme surgisse, qui ferait communiquer les formes entre elles et ouvrirait les perspectives. Nous reviendrons peut être sur ce sujet... La belle ritournelle crée un centre qui invite au mouvement et se ramifierait ailleurs... Cf. Le passage exquis de "Rosa", (je cite) :

"J'aime être ailleurs".

Quant à Jean MAMBRINO, sa poésie précise et infinie, méritera bien un (certain) jour, qu'on la savoure plus longuement. Je n'ose pas promettre, mais c'est une ligne de fuite presque sûre, à suivre, donc très prochainement...

Les titres des ouvrages de Jean MAMBRINO (parus chez l'excellent éditeur José CORTI, entre autres), sont déjà en eux même des mystères dont nous pressentons à demi-mot, l'amplitude. Lisez plutôt :

"Le chiffre de la nuit", "Casser les soleils", "Le veilleur aveugle", "Clairière", "Comme un souffle de rosée bruissant".... Etc...

Autre flots, ritournelle, éléments du prêt-à-partir, voir ci-dessous :

http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/06/04/ho...

http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/04/15/ve...

Photo: "Monet à la Tordette". Des fleurs, des feuilles et puis des flots. Parc de la tête d'Or à Lyon. Photographié au début du printemps 2009. © Frb.

11 juin 2009

Fluidités

Tu es seul le matin va venir
Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues

La nuit s'éloigne ainsi qu'une belle Métive
C'est Ferdine la fausse ou Léa l'attentive

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie

GUILLAUME APOLLINAIRE (1880 -1918)
Extr : "Zone" in Alcools. Edition Gallimard 1913.

the quai m.jpgQuand le soleil ouvre à St Georges, le fleuve déforme l'aube. Si l'on se fie aux couleurs, c'est un soir de juillet. Presque au dessus, sur la passerelle il y a des gens. Ceux qui se grisent encore de leurs victoires de boîtes de nuit. Ceux qui braillent en donnant des coups de pieds aux canettes, des slogans sans objet du genre : "on a gagné !" ou "on est les champions !". Les champions de quoi ? Ils triturent l'onomatopée sur des airs de tubes démodés : "Born to be alive", "Où sont les femmes ?"... Les voix s'éraillent. Et puis s'éloignent.

Il n'y a plus de laitiers.

Sur le quai parallèle commence la ronde. Des autos lentement passent du rouge au vert, qu'en sais je ? De loin toutes pareilles. J'entends le pas d'une femme qui marche sur des talons hauts. (Au son, on pourrait quasi les mesurer, ces talons... Au moins 5 cm). Si je lève la tête, je m'aperçois qu'elle est suivie par d'autres gens, allant du même pas. De loin très cadencés. Ils vont tous au boulot, c'est comme un défilé.

Les berges sont désertes. L'eau de vie abonde. Sur la pierre je peux lire la carte de la terre. Il est 7H00. J'attends les mouettes.

 

Hier, ailleurs : La voix de son maître.
podcast

 

Des fleuves visiter. La Saône vue en automne d'un peu plus loin :

http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/10/19/co...

Le Rhône impétueux, sous les nuages de Juin, l'année dernière :

http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/06/17/fl...

Photo: Berges de la Saône, côté rive droite quartier St Georges, au pied de la colline on l'on prie. Extrait des fluidités du monde vue de près à Lyon en Juin 2009. Frb©

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